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Israël a tué mercredi un haut dirigeant du Hezbollah, le plus important ciblé depuis le début de la guerre avec le groupe pro-iranien, dans une frappe qui a secoué Beyrouth dans la nuit et fait sept morts selon les autorités.
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Les raids israéliens massifs, qui ciblent le Liban depuis le 2 mars, ont fait plus de 1.200 morts et plus d'un million de déplacés d'après les chiffres officiels.
Le responsable militaire pour l'Irak au sein du Hezbollah, Youssef Hachem, a été tué dans une frappe sur le quartier de Jnah, ont indiqué à l'AFP une source sécuritaire et une autre proche de la formation pro-iranienne.
Ce vétéran du mouvement chiite "a été tué alors qu'il était en réunion avec d'autres membres du Hezbollah dans une tente", a précisé la source sécuritaire. Israël a visé à plusieurs reprises des responsables du Hezbollah lorqu'ils étaient en réunion dans des appartements.
Selon la source proche du mouvement, Youssef Hachem est "le plus haut dirigeant visé depuis le début de la guerre".
L'armée israélienne a pour sa part annoncé avoir tué ce responsable, le présentant comme "le commandant du front sud au sein du Hezbollah", dans une frappe à partir de navires de guerre.
C'est "un coup important porté aux capacités du Hezbollah (..) "à poursuivre les combats" contre l'armée dans le sud du Liban, a affirmé son porte-parole.
Le Hezbollah a annoncé la mort d'un autre de ses membres dans la frappe sur Jnah, quartier proche de la banlieue sud, bastion du Hezbollah, qui a fait sept morts et 26 blessés selon le ministère de la Santé.
Un correspondant de l'AFP a vu les débris d'un véhicule et des pompiers luttant contre un incendie dans la nuit.
Les raids, qui ont résonné dans toute la capitale, ont creusé trois cratères et endommagé des dizaines de voitures dans la rue jonchée de débris.
Hassan Jalwan, un habitant, a raconté avoir entendu "de grosses explosions", et souligné que des déplacés dorment dans la rue dans ce quartier.
- Redéploiement de l'armée -
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.
Israël a annoncé son intention d'occuper le sud du pays voisin jusqu'au fleuve Litani, à 30 km de la frontière entre les deux pays.
Le Hezbollah a dit pour sa part être engagé dans de "violents affrontements" avec l'armée israélienne qui effectue une incursion dans ce secteur, notamment aux abords de Chamaa, à quelque cinq km de la frontière.
L'armée libanaise qui se tient à l'écart du conflit, a annoncé mercredi avoir mené "une opération de redéploiement" dans le sud du Liban, notamment dans les zones "où l'ennemi mène une incursion".
Une source militaire à l'AFP a précisé que l'armée s'était retirée mardi de quatre localités frontalières pour "éviter d'être visée directement (...) ou encerclé par l'armée israélienne", mais qu'elle demeure dans plusieurs autres villes et villages du sud.
- Craintes d'occupation -
L'ONU s'est elle inquiétée mardi, par la voix de son chef des opérations humanitaires Tom Fletcher, de la possible création d'un nouveau "territoire occupé" au Moyen-Orient.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait réaffirmé mardi l'intention de son pays "d'occuper" une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée. Avec pour l'objectif d'y établir, selon lui, une "zone de sécurité".
Le ministre libanais de la Défense, Michel Menassa, a dénoncé "une intention claire d'imposer une nouvelle occupation du territoire libanais, de déplacer de force des centaines de milliers de citoyens et de détruire systématiquement des villages et des villes dans le sud".
Selon le Hezbollah, le fils d'Ali Khamenei, qui lui a succédé mais reste invisible depuis sa nomination, a adressé un message au chef de la formation, Naïm Qassem.
Mojtaba Khamenei l'assure que Téhéran "continue de soutenir la résistance contre l'ennemi sioniste et américain".