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De nouvelles attaques ont touché Téhéran et des sites industriels iraniens, l'Iran rejetant l'existence de négociations mercredi après que Donald Trump a évoqué une fin de la guerre d'ici "deux ou trois semaines", accord ou non.
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Déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines, la guerre au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale, ne montre aucun signe d'accalmie.
Le mur d'enceinte de l'ex-ambassade des Etats-Unis en Iran, lieu symbolique de l'hostilité entre les deux pays dans le centre de Téhéran, a été endommagé mercredi matin. La veille, des complexes sidérurgiques du centre et du sud-ouest du pays avaient été touchés.
Trump, qui oscille depuis des semaines entre menaces et propos rassurants, a évoqué mardi soir une fin imminente au conflit: "Tout ce que j'ai à faire c'est partir de l'Iran et nous le ferons très bientôt", a-t-il dit, parlant d'un délai de "deux, peut-être trois semaines".
- "Deux menaces existentielles" écartées -
Lui qui avait promis lundi d'"anéantir" la stratégique île iranienne de Kharg ainsi que des puits de pétrole si une entente n'était pas trouvée "rapidement" sur la réouverture du détroit d'Ormuz, a cette fois-ci assuré que la conclusion ou non d'un accord était "sans importance".
Cette voie stratégique par où transite habituellement un cinquième du pétrole mondial est quasi bloquée par l'Iran depuis le début du conflit. Le Royaume-Uni a annoncé réunir "cette semaine" une trentaine de pays prêts à se mobiliser pour y restaurer le transport maritime.
L'Iran a de son côté réfuté toute négociation, affimant ne pas avoir répondu au plan américain en 15 points, transmis la semaine dernière par Donald Trump pour mettre fin à la guerre.
Au moment où Donald Trump laissait entrevoir une porte de sortie au conflit, son allié israélien a estimé avoir atteint une partie de ses objectifs en portant "un coup sévère à deux menaces existentielles" émanant d'Iran.
Lors du bref conflit de juin 2025, "nous avons écarté la menace immédiate de voir l'Iran se doter d'armes nucléaires et de nombreux missiles balistiques, et avec (la campagne militaire en cours), nous avons obtenu un succès complémentaire en écrasant la capacité industrielle du régime à produire" ces armes, a assuré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Mais pour lui, "la campagne n'est pas terminée": "nous renforcerons les zones de sécurité autour de nous et nous atteindrons nos objectifs".
- Espoir des marchés -
Portés par l'espoir d'une désescalade, les marchés ont rebondi: à Paris, le CAC 40 gagnait 2% à la mi-journée, tout comme Londres et Francfort, tandis qu'à Tokyo, le Nikkei a clôturé en hausse de 5,24%. Dans le même temps, le baril de pétrole Brent est repassé sous la barre des 100 dollars.
Au large du Qatar, un pétrolier a été endommagé par une frappe de missile attribuée à L'Iran. Aux Emirats, un Bangladais a été tué et un ressortissant indien blessé par des débris après l'interception de drones. La banque nationale du Koweït a annoncer fermer son siège pendant deux jours en raison des attaques iraniennes.
En Israël, les secours ont fait état de 14 blessés après de nouveaux tirs de missiles iraniens.
Le pays a aussi essuyé une nouvelle attaque des Houthis, groupe armé yéménite allié de Téhéran, leur troisième depuis qu'ils ont rejoint le conflit samedi. Dans leur communiqué, ils affirment avoir visé des "cibles sensibles" dans le sud du pays.
A Tel-Aviv et dans sa région, l'AFP a vu des enfants pris en charge par les secours, ou encore des voitures endommagées et des fenêtres brisées au deuxième étage d'un immeuble d'habitation.
Dans le camp d'en face, la télévision d'Etat iranienne a annoncé des explosions dans le nord, l'est et le centre de Téhéran mercredi, Israël indiquant avoir mené une "vague de frappes de grande ampleur" dans la capitale.
Outre le mur entourant l'ex-ambassade américaine, des immeubles résidentiels ont été touchés par des frappes faisant plusieurs blessés selon l'agence Mehr. L'ambassade russe a aussi fait état de frappes contre la cathédrale orthodoxe russe.
- "Nouvelle occupation" du Liban -
Au Liban, pilonné depuis début mars par Israël, un cadre du Hezbollah, responsable militaire pour l'Irak du mouvement pro-iranien, a été tué dans une frappe israélienne selon plusieurs sources. Le gouvernement a fait état de sept morts dans la région de Beyrouth.
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en lançant une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a averti que son pays avait l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, Beyrouth s'inquiétant d'une "nouvelle occupation" du pays, comme l'ONU.