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Donald Trump a affirmé mardi qu'aucune discussion avec l'Iran n'avait lieu en ce moment et Téhéran a assuré que son verrou sur le détroit d'Ormuz tenait toujours, des positions qui illustrent l'impasse dans laquelle se trouve le conflit.
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Si les hostilités ont diminué après les frappes israélo-américaines et les répliques iraniennes des premières semaines, la situation reste tendue dans la région, au bout de quasiment huit mois de guerre.
Les Émirats arabes unis ont émis mardi, pour la première fois depuis un mois, une alerte par téléphone appelant la population à se mettre à l'abri face à des "menaces de missiles".
"Aucune conversation ni discussion n'a lieu en ce moment ni n'est programmée avec la République islamique d'Iran. Le blocus naval reste pleinement en vigueur et effectif. Le détroit d'Ormuz est ouvert et fonctionnel. Toutes les mines marines ont été enlevées ou déclenchées", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
Cette déclaration pouvait prêter à confusion, après que l'émissaire américain Jared Kushner eut fait état lundi de discussions "très positives et animées".
Une source américaine contactée par l'AFP a quelque peu clarifié la situation.
Selon elle, ces discussions ont été suspendues et le président américain a demandé à ses équipes de ne pas reprendre le dialogue tant que Téhéran ne se rapprocherait pas des positions américaines.
- Conditions iraniennes -
Les autorités iraniennes n'ont guère envoyé de signaux en ce sens.
Le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré mardi que le détroit ne serait pas ouvert tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par un protocole d'accord signé en juin.
Ce texte prévoyait soixante jours de trêve pour négocier un règlement diplomatique durable, mais il n'a débouché sur rien.
Le négociateur iranien a cité parmi ces conditions "la levée du blocus naval (américain), le déblocage des avoirs (iraniens) gelés, la levée de l'embargo pétrolier" contre Téhéran, ainsi que "la fin des opérations militaires sur tous les fronts".
Malgré les affirmations du dirigeant républicain, le trafic dans la zone reste très faible par rapport à ses niveaux d'avant le conflit.
Le décompte des navires est toutefois rendu difficile par le fait que certains vaisseaux choisissent de désactiver leurs transpondeurs, des émetteurs-récepteurs qui communiquent leur position, au moment de le traverser.
- Oman -
Après l'attaque américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, Téhéran a riposté par des frappes sur les pays voisins alliés de Washington et verrouillé cette voie de transit majeure des hydrocarbures.
Les Etats-Unis ont imposé de leur côté un blocus aux ports iraniens.
Malgré ses déclarations surprenantes sur Ormuz ou sa menace faite lundi de bombarder Oman, l'imprévisible président américain semble avoir opté pour le moment pour une posture plus attentiste.
Le conflit contre l'Iran est très impopulaire aux Etats-Unis, et toute reprise des hostilités de la part de Washington impliquerait de composer avec des réserves de missiles déjà largement entamées, selon les médias américains.
Le gouvernement américain parie sur les effets à long terme de la pression économique infligée à l'Iran au travers du blocus maritime et de diverses sanctions.
Le Qatar, parmi les médiateurs entre Téhéran et Washington, a affirmé mardi qu'un accord entre l'Iran et Oman sur le détroit d'Ormuz "faciliterait" la reprise des négociations visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
L'Iran et Oman, riverains du détroit, discutent depuis plusieurs semaines de la future gestion du détroit. Téhéran a affirmé que les coordonnées géographiques du tracé envisagé par les deux pays "ont été approuvées".
La république islamique, qui prend pour cible des navires tentant de traverser le détroit sans demander d'autorisation, veut imposer des frais de navigation pour des services aux vaisseaux y transitant, ce que refusent fermement les Etats-Unis et certains pays de la région.