Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Le président français Emmanuel Macron et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont appelé jeudi les Européens à "agir" massivement pour trouver leur place face aux Etats-Unis et à la Chine dans la course à l'espace, des communications aux vols habités.
Taille du texte:
"Les choix que nous faisons maintenant seront décisifs (..) pour les décennies à venir", a averti la dirigeante européenne lors du premier sommet international sur l'Espace à Paris.
L'Europe est confrontée à une domination des acteurs américains dans les lanceurs, les constellations satellitaires et les services en orbite.
Le président français, qui co-organisait ce sommet - boudé par les géants américains - avec l'Allemagne, a tracé une feuille de route européenne, plaidant pour des vols habités d'ici "dix ans", même s'il ne sera lui-même plus au pouvoir dans huit mois.
A l'issue du sommet, les principales puissances spatiales européennes (France, Allemagne et Italie) ont signé une déclaration qui n'a toutefois pas recueilli l'unanimité des 27.
L'Estonie, l'Autriche, la République Tchèque, la Finlande et la Roumanie n'apparaissent pas dans le document final transmis à la presse. Le texte de cinq pages affirme que "l'Union européenne doit s'engager pleinement en faveur d'une véritable politique spatiale européenne, cohérente et ambitieuse, fondée sur la souveraineté technologique, la sécurité, la recherche et les capacités industrielles".
- Vol habité dans dix ans -
"Je veux voir dans deux ans la première capsule cargo européenne, Nyx, s'amarrer à la Station spatiale internationale", avait plaidé auparavant Emmanuel Macron.
Le premier atterrisseur lunaire européen, Argonaut, doit ensuite se poser sur la Lune "dans cinq ans", a-t-il ajouté. "Et dans dix ans, la première capsule européenne habitée (doit) décoller de Kourou (Guyane française, ndlr) avec à son bord des astronautes européens et d'autres nations", a ambitionné le chef de l'Etat.
Pour le moment, l'Europe dépend de l'Américain SpaceX pour envoyer des astronautes à bord de l'ISS. Ainsi, une mission spatiale privée issue d'un accord entre la France et l'entreprise américaine Vast, emportera trois astronautes européens, dont le Français Thomas Pesquet, vers l'ISS en 2027, dans un vaisseau de SpaceX.
Les Européens doivent aussi disposer d'ici "dix ans" d'une "qualité de connexion comparable à la 5G partout", sans zones blanches, a relevé Emmanuel Macron. "C'est une question de "souveraineté et d'opportunité économique", a-t-il pointé.
Il a invité opérateurs de télécoms et constellations et les industriels à "constituer, sans attendre, une alliance européenne du +Direct to Device+" capable de fournir une connexion directe entre satellites et téléphones, sans passer par une antenne terrestre.
Selon une étude du cabinet de conseil PwC, l'économie spatiale mondiale a dépassé les 500 milliards de dollars en 2025 et devrait atteindre 1.100 milliards d'ici 2035 portée par les communications satellitaires, la navigation, l'observation de la Terre, les services de lancement et les activités autour de la Lune.
- "Gouvernance partagée" -
Emmanuel Macron a aussi appelé à "assumer pleinement la préférence européenne", un sujet de tensions avec Berlin, et plaidé pour un budget spatial européen "à la hauteur de nos ambitions".
"La France sera aux côtés de la Commission pour défendre l'importance du cadre financier pluriannuel ambitieux tel qu'il a été proposé", a-t-il lancé au passage, alors que Berlin réclame des coupes massives dans ce futur budget de l'UE.
Ursula von der Leyen, plus évasive que le président français sur les vols habités, a en revanche vanté les mérites de la constellation européenne Iris², destinée à réduire la dépendance aux solutions de communications privées américaines comme le réseau Starlink d'Elon Musk.
L'Allemagne veut bâtir son propre réseau souverain de satellites, au risque selon ses détracteurs d'affaiblir le programme de l'Union Européenne.
En clôture du sommet, la France a annoncé la signature de plusieurs déclarations internationales, dont la principale appelle à une gouvernance partagée de la régulation des fréquences. Celle-ci n'a pas été paraphée par les grands acteurs du spatial non-européens (Etats-Unis, Chine, Inde ou encore Japon).