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Les joueurs du PSG sacrés samedi champions d'Europe pour la deuxième fois d'affilée ont atterri dimanche à l'aéroport Charles-De-Gaulle et doivent être célébrés en héros à Paris au cours de festivités sous haute surveillance, après une nuit de liesse émaillée d'incidents et endeuillée par la mort d'un jeune homme.
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L'avion de la délégation parisienne, qui avait décollé vers 14h00 de Budapest au lendemain du succès contre Arsenal, s'est posé aux alentours de 16h30 à Roissy, avec un peu plus d'une heure de retard, selon une source aéroportuaire. Les joueurs se sont rapidement engouffrés dans le car qui devait les emmener à Paris.
Plusieurs centaines de motards se préparaient à les escorter via l'autoroute A1 jusqu'au Champs-de-Mars où plus de 80.000 personnes sont attendues, avant une réception par Emmanuel Macron à l'Elysée. Ce retour triomphal se terminera par une fête avec les supporters au Parc des Princes.
Mais la victoire historique et déjà légendaire du club de la capitale, acquise aux tirs au but face au club londonien, a été ternie samedi soir par des scènes de chaos et de violence un peu partout en France, avec 219 personnes blessées dont huit grièvement et 780 personnes interpellées dont 457 gardes à vue, en hausse de 32% par rapport à l'an dernier, selon les derniers chiffres donnés par le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.
Un jeune homme d'une vingtaine d'années est mort dans la nuit après avoir heurté avec sa moto de cross des blocs de béton installés sur une bretelle de sortie du périphérique parisien.
Abribus explosés, bris de verre, poubelles et véhicules incendiés, vélos retournés... Dimanche matin, les stigmates de ce déchaînement de violences étaient encore visibles dans de nombreux arrondissements, où les agents municipaux s'affairaient à nettoyer des rues jonchées de débris en tout genre.
Des faits similaires ont été constatés à Bordeaux (16 interpellations), Rennes, Nantes, Lyon, Nice, Nancy, Strasbourg, Grenoble, Pau, Niort, Limoges, Poitiers, Tours, Cannes, Valenciennes, Angers ou encore Annecy.
- Le dispositif de sécurité sous le feu des critiques -
Ces violences n'ont pas tardé à faire réagir la classe politique, le dispositif de sécurité et le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez concentrant les critiques de l'ensemble des oppositions.
Le Rassemblement national a été le premier à condamner dès samedi soir ces débordements, sa cheffe de file, Marine Le Pen, regrettant sur X qu'il n'y ait "qu'en France où la victoire d'un club de foot provoque des émeutes".
"La France n’a pas à subir cette violence à chaque trophée. L'ordre, ça se décide", a aussi asséné sur X le président LR et candidat à la présidentielle Bruno Retailleau.
"A partir du moment où il y a ces débordements, on ne peut pas être satisfait de la gestion de la soirée d'hier telle qu'elle a été organisée par le gouvernement", a de son côté déclaré sur France 3 le porte-parole de LFI Manuel Bompard.
Pour Raphaël Glucksman (Place publique), "c'est proprement insupportable". "La France vit sous tension, on le voit partout, on est une cocotte-minute prête à exploser", a-t-il déploré lors du Grand Jury RTL/M6/Public Sénat.
Les célébrations prévues dimanche à Paris ont ainsi pris une autre dimension, désormais accompagnées de craintes de nouveaux débordements. Selon la préfecture de police de Paris, 5.780 membres des forces de l'ordre sont mobilisés pour sécuriser ces festivités.
Le Champ-de-Mars a commencé à accueillir les supporteurs parisiens à partir de 14h00, sans incident et dans une ambiance festive. Munis de drapeaux aux couleurs du club et entonnant leurs chants habituels, les fans du PSG se sont massés devant la scène qui accueillera les joueurs, avec la Tour Eiffel en toile de fond. Des "Ousmane Ballon d'Or" -en référence à l'attaquant vedette Ousmane Dembélé- ont fusé ainsi que la Marseillaise, a constaté une journaliste de l'AFP.
Défaits samedi soir, les Gunners rentrent aussi à Londres où une cérémonie est organisée pour fêter leur titre en Premier League, leur premier en 22 ans, qui aura toutefois un goût plutôt amer après leur nouvel échec en finale de Ligue des champions.