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A quelques heures du décollage de la tant attendue mission Artémis 2, qui acheminera des humains autour de la Lune pour la première fois en plus d'un demi-siècle, des fans d'espace et des curieux se préparent en Floride à "assister à un moment historique".
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"On a hâte de voir ça", s'exclame Jason Heath, 40 ans, venu du Maine (nord-est) avec sa famille pour des vacances au soleil.
"C'est vraiment génial de savoir que des humains vont aller plus loin qu'on l'a jamais fait, à quelques milliers de kilomètres de la surface de la Lune", insiste ce professionnel de la construction navale depuis la plage de Cocoa Beach, à quelques kilomètres du complexe de tir de la Nasa d'où doit s'élancer la gigantesque fusée blanche et orange.
Après plusieurs années de retard, la mission Artémis 2 doit en effet emmener trois Américains et un Canadien à battre le record des missions Apollo en allant plus loin dans l'espace qu'aucun équipage ne s'est à présent aventuré.
"C'est vraiment chouette" d'être là pour le voir, confie M. Health, épaules rougies par le soleil, se disant également ravi pour sa fille et son neveu, accrochés à ces jambes, puissent être témoins de ce lancement pas comme les autres.
Comme eux, 400.000 personnes devraient venir assister au décollage, prévu à partir de 18H24 locales, rapportent des journaux locaux.
- "Rien vu de tel"-
Un enthousiasme partagé par Alyx Coster, 38 ans, installée un peu plus loin sur le sable lors de cette journée printanière où le mercure frôle les 25 degrés.
Ses enfants, âgés de 10, 11 et 18 ans "ont vraiment hâte", explique cette mère de famille qui se dit "très fière qu'ils puissent être témoins d'un tel moment historique".
Leur présence en Floride pour le lancement relève toutefois du hasard, reconnaît-elle dans un rire, expliquant qu'elle n'avait pas entendu parler de la mission Artémis 2 "avant d'arriver ici".
Un témoignage loin de faire exception. Malgré les communications de la Nasa insistant sur le caractère historique de ce vol, de nombreux Américains interrogés ces dernières semaines par l'AFP disaient en effet ne pas être au courant de la mission.
Car dans un contexte d'actualité surchargé, avec notamment la guerre en Iran, ce vol lunaire ne bénéficie de la même attention du public que ceux de l'époque Apollo, regrette Melinda Schuerfranz, 76 ans.
La féroce compétition que se livraient les Etats-Unis et l'Union soviétique rendait les choses "bien plus excitantes" mais c'était "aussi plus médiatisé", pointe cette retraitée de l'Ohio, venue avec son mari.
Installé confortablement sur la plage dans ses chaises de camping, le couple n'en demeure pas moins très enthousiaste. "On a jamais rien vu de tel", lance Melinda, qui promet d'être "tôt" sur la plage pour s'assurer un bon emplacement.
Son époux John opine et se veut lui confiant: "plus cela approche, plus cela va attirer l'attention" du public, assure-t-il à propos de la mission lunaire, qui doit durer environ 10 jours.