Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
"Violeur en série" d'un côté, "femme éconduite" de l'autre, les parties ont campé sur leurs positions au troisième et dernier jour du procès en appel à Genève de l'islamologue suisse Tariq Ramadan, jugé pour viol et contrainte sexuelle.
Taille du texte:
Il y a un an, le 24 mai 2023, à l'issue d'un premier procès qui s'était déroulé dans une ambiance très tendue, le Tribunal correctionnel de Genève avait M. Ramadan, 61 ans, faisant valoir l'absence de preuves, les témoignages contradictoires et les "messages d'amour" envoyés par la plaignante.
Convertie à l'islam, "Brigitte", qui se fait appeler de la sorte pour se protéger de menaces, assure qu'il l'a soumise à des actes sexuels brutaux accompagnés de coups et d'insultes dans la chambre de l'hôtel genevois où il séjournait, la nuit du 28 octobre 2008.
Elle a indiqué durant l'enquête l'avoir connu lors d'une séance de dédicaces quelques mois auparavant, avant de le revoir lors d'une conférence. S'en était suivie une correspondance de plus en plus intime sur des réseaux sociaux.
Selon la partie civile et le procureur, qui a requis trois ans de prison dont la moitié ferme, la plaignante a attendu dix ans avant de porter plainte car elle était sous "l'emprise" de M. Ramadan.
Le procureur a également invoqué le "syndrome de Stockholm" et la "dissociation" pour expliquer les messages d'amour "paradoxaux", et a fait valoir qu'elle avait parlé de son vécu peu après les faits à plusieurs personnes, dont deux psychiatres.
- "Succomber à la tentation" -
Tariq Ramadan, figure charismatique et contestée de l'islam européen, nie tout acte sexuel et plaide l'acquittement. Il dit s'être laissé embrasser avant de mettre fin à l'échange et accuse la plaignante de vouloir se venger pour avoir été "éconduite".
"La souffrance (de la victime) n'est nullement contestée dans cette affaire. Ce qui est contesté, c'est la cause de la souffrance", a déclaré l'avocate de M. Ramadan, Me Yaël Hayat.
Elle reconnaît que son client "va succomber à la tentation" en voyant la femme dans sa chambre d'hôtel. Mais elle a rappelé aux juges que ce procès ne doit pas être "celui de l'homme public, de l'homme de foi ... ou celui de la morale", observant que l'adultère n'est pas un délit.
Comme en première instance, Tariq Ramadan, sur lequel pèsent également depuis 2017 des accusations de viol en France, s'est posé en victime d'un "piège" fomenté par un "groupe de femmes" qui ont cherché à le "faire tomber".
Pour Me Hayat, le délai de 10 ans avant la plainte correspond ainsi au "temps de macération" durant lequel ces femmes ayant "fait l'expérience de la désillusion" auprès de son client "se liguent" et font de lui "leur cible".
Selon l'accusation, c'est le fait que des femmes ont porté plainte en France en 2017 contre M. Ramadan qui a poussé "Brigitte" à en faire de même en Suisse, en avril 2018.
- "pas un violeur" -
La procédure française a été maintes fois évoquée pendant ces trois jours par le procureur et la partie civile, contrairement au procès en première instance car les juges ne voulaient alors pas en entendre parler.
Cette procédure a fait dire à l'avocate de "Brigitte", Me Véronique Fontana, que M. Ramadan était un "violeur en série", mais la défense a rappelé qu'il n'a "jamais été condamné pour une infraction sexuelle".
La cour d'appel de Paris se prononcera le 27 juin sur l'appel de M. Ramadan contre son renvoi devant la cour criminelle départementale pour le viol de quatre femmes entre 2009 et 2016, le parquet général ayant requis l'abandon des poursuites pour trois d'entre elles et écarté toute notion d'emprise.
Il avait d'abord contesté tout acte sexuel avant de reconnaître des relations sexuelles extraconjugales "de domination", rudes mais "consenties".
Un revirement qui, selon la partie civile suisse, montre que M. Ramadan "est capable de mentir".
Ce à quoi Me Hayat a rétorqué: ce procès "ne doit pas être celui de la France", ajoutant : il "a les traits d'un imposteur mais pas d'un violeur".