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Onze personnes, dont des infirmiers libéraux, sont mortes lorsque l'avion qui les transportait pour un baptême de parachutisme s'est écrasé dimanche à proximité de l'aérodrome de Nancy-Essey, un des accidents d'aviation légère les plus meurtriers en France.
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Les victimes sont cinq moniteurs, cinq élèves et le pilote, a détaillé lors d'une conférence de presse le préfet, Yves Séguy, qui s'est rendu sur place à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle).
Les élèves étaient un groupe d'infirmiers libéraux, ont indiqué à l'AFP une source proche du dossier et Thierry Pechey, président du Conseil départemental de l'ordre infirmier en Meurthe-et-Moselle. Au moins l'un des cinq exerçait à Nancy, selon M. Pechey.
François Pélissier, président de l'aérodrome de Nancy d'où l'avion a décollé a déploré "un drame absolu". Le baptême en parachute était organisé par l'association Tandemotion et pour certaines victimes "ce baptême était un cadeau", selon ce responsable, cité par le quotidien régional L'Est républicain.
L'accident s'est produit vers 11H25.
"J'ai vu l'avion qui montait (...) il avait vraiment le nez en l'air, et puis tout d’un coup, plus de bruit, et il est parti sur la droite", a raconté aux journalistes un témoin souhaitant rester anonyme.
Dépanneur automobile de profession, cet homme s’est ensuite très rapidement rendu sur le lieu du crash, où il a participé, avec un extincteur, aux efforts pour éteindre les flammes.
"J'ai vu tous les corps sans vie à terre (…) On a vu tout de suite qu'ils étaient morts sur le coup. (…) Je viens d'apprendre que la mère d'une des mes connaissances était dans l'avion ».
Toutes les personnes à bord sont décédées. "Il n'y a pas de victimes collatérales", a ajouté le préfet.
L'avion, de type Pilatus immatriculé en Allemagne, s'est sur une zone herbeuse à proximité de la piste, non loin d'une zone résidentielle et de deux routes, a constaté un correspondant de l'AFP.
"C'est dramatique, mais ça aurait pu être encore pire" a déclaré à l'AFP le maire (PS) de Nancy, Mathieu Klein, soulignant que l'avion est "tombé à quelques mètres d'habitations".
Les victimes "sont décédées sous les yeux de leurs proches qui s'apprêtaient à filmer les sauts en tandem", a-t-il déploré.
Le maire de Tomblaine Hervé Féron, confirmant qu'"aucune habitation n'a été touchée", a rapporté que l'avion est tombé "à pic" et "de façon totalement inexpliquée (...) au moment de la phase ascensionnelle".
L'avion avait été "loué pour l'occasion, pour le week-end de parachutisme, comme ça se pratique régulièrement", a-t-il ajouté.
Selon le préfet, une cellule d'urgence médico-psychologique est "en train de prendre en charge plusieurs proches des victimes qui étaient présents sur l'aérodrome" au moment de l'accident, ainsi que des "témoins de l'accident".
"Nous avons, avec l'ensemble des acteurs des services de secours et tous les élus qui m'entourent, une pensée pour les victimes et pour leurs proches", a déclaré M. Séguy.
- Nuñez attendu sur place -
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et le ministre des Transports Philippe Tabarot sont attendus sur place vers 17h40.
Lors de la conférence de presse, le procureur de la République adjoint de Nancy, Amaury Lacôte, a indiqué avoir "saisi la section des recherches de Paris en co-saisine avec la brigade de gendarmerie des transport aérien de Nancy-Metz, qui vient de débuter les constatations techniques".
"L'association d'aide aux victimes a également été saisie pour la prise en charge des personnes victimes de cet accident", a jouté M. Lacôte.
La Métrople du Grand Nancy a mis en place un espace de recueillement ouvert au grand public au sein du stade Marcel Picot.
Sur les lieux de l'accident, outre les gendarmes du transport aérien, 15 gendarmes dont cinq techniciens identification criminelle et enquêteurs en aéronautique sont déployés. Les effectifs devraient augmenter au fil des heures, a précisé la gendarmerie.
L'accident a nécessité l'intervention de 50 pompiers, 45 agents de police nationale ainsi que du SAMU et la sécurité civile.
La police a appelé sur le réseau social X à "éviter impérativement" le secteur de la rue Salvador Allende et à ne pas se rendre sur place "afin de laisser l'accès libre aux secours et forces de l'ordre".