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Quelque 600.000 fidèles sont attendus samedi à Paris sous haute sécurité pour la messe géante présidée par le pape Léon XIV, qui a plaidé pour "vivre ensemble dans la dignité et la paix" en rencontrant des personnes migrantes au début de sa deuxième journée de visite en France.
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"L'histoire de l'Église et de l'humanité (...) n'est pas écrite par ceux qui donnent l’impression de vaincre en s'imposant et en occupant l'espace, mais par ceux qui +font de la place+, instaurent des processus de paix, suscitent la confiance et encouragent la vie", a déclaré le souverain pontife, dont le discours a été diffusé par Vatican News, lors de sa visite à la Maison Bakhita, une association diocésaine de soutien aux migrants.
Depuis son élection comme pape en mai 2025, Robert Francis Prevost a régulièrement appelé à défendre la dignité des personnes exilées et des réfugiés, n'hésitant pas à critiquer la politique migratoire du président américain Donald Trump.
- Chants dans le métro -
Vendredi, au premier jour de visite prévue jusqu'à lundi en France, Léon XIV a pu mesurer la ferveur de 300.000 personnes, selon le Vatican, qui l'ont acclamé à son passage en papamobile dans le centre de la capitale, puis lors d'une veillée avec 80.000 jeunes au Stade de France, à Saint-Denis, au nord de Paris, dans une ambiance survoltée.
Pour la première visite d'un pape à Paris depuis Benoît XVI en 2008, de nouvelles foules sont attendues samedi pour la messe solennelle que Léon XIV présidera sur la place de la Concorde et les Champs Elysées (15H00, heure de Paris).
Samedi matin, dans le métro, les premiers fidèles se dirigeaient vers les Champs-Elysées, drapeaux du Vatican à la main, et certains entonnaient des chants religieux dans la rame, a constaté une journaliste de l'AFP.
Devant l'afflux de fidèles attendus, les organisateurs ont décidé d'élargir le périmètre des spectateurs à la place de l'Etoile et jusqu'à l'avenue de la Grande Armée, sur plus de deux kilomètres.
Une dizaine de stations de métro seront fermées pour la célébration, à laquelle assisteront de nombreuses figures politiques et candidats à la présidentielle du printemps 2027, dont Marine Le Pen, Gabriel Attal ou Edouard Philippe - mais pas le chef de l'Etat Emmanuel Macron.
"On retrouve une ferveur qu'on avait connue il y a maintenant plus de 40 ans avec Jean-Paul II", a commenté sur RMC François Mabille, directeur de l'Observatoire géopolitique du religieux.
- "Immense parenthèse" -
Ces jours que le pape "nous fait vivre en France, c’est comme une immense parenthèse par rapport à toutes les crises que l’on vit", s'est réjoui Monseigneur Philippe Marsset, évêque auxiliaire de Paris.
"Cette parenthèse qui est là, elle est nécessaire à notre pays. Le pape vient au-delà des questions de politique interne ou intérieure. Il vient pour nous donner de la paix, de la profondeur, de la sérénité et de la joie", a-t-il ajouté.
Samedi matin, Léon XIV se rend également à l'Institut catholique de Paris pour rencontrer des nouveaux et futurs baptisés, un phénomène en hausse depuis cinq ans en France, et sur lequel l'Eglise catholique mise pour essayer de contrer la chute de la pratique religieuse et des vocations.
En fin d'après-midi, le chef des 1,4 milliard de catholiques dans le monde s'envolera pour le sanctuaire de Lourdes, dans le sud du pays, deuxième étape, avant Metz lundi, de cette visite qui mobilise 17.000 bénévoles, 15.000 policiers et gendarmes pour un budget titanesque de 27 millions d'euros.
A Lourdes, qui accueille trois millions de visiteurs chaque année, il présidera dans la soirée une prière devant la grotte de Massabielle, où se seraient produites les 18 apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous en 1858.
Vendredi, le souverain pontife avait enchaîné un accueil officiel à l'Elysée, où Léon XIV a évoqué sans détour laïcité, dangers de l'intelligence artificielle et fin de vie, puis présidé des vêpres à Notre-Dame de Paris avant d'être accueilli en rock star au Stade de France.