Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Les cortèges de l'acte III de la colère sociale, qui ont réuni entre 320.000 et 500.000 personnes, se sont généralement déroulés dans le calme, mais des affrontements ont éclaté dans plusieurs grandes villes françaises en fin d'après-midi, dont Paris où la police a été visée par un engin incendiaire.
Taille du texte:
Au total, 320.000 personnes ont manifesté, dont 70.000 à Paris, selon les autorités qui avaient dénombré la semaine dernière 410.000 personnes. Pour sa part, l'Intersyndicale de la jeunesse a avancé le chiffre de 500.000 manifestants, dont 200.000 à Paris.
Le
s manifestants, pour certains grimés pour Halloween, ont d'abord marché dans une ambiance bon enfant sous un soleil radieux, à l'écart des centres-villes, encadrés par d'importants effectifs policiers afin d'éviter une réédition des pillages et des dégradations des commerces du 17 octobre.
Mais autour de 17h00 à Paris, de premiers affrontements entre manifestants et policiers ont eu lieu dans l'est de la capitale, là où la manifestation s'achevait. Des pavés ont été descellés à l'aide de marteaux pour être envoyés sur les policiers et au moins un engin incendiaire a touché une colonne de forces de l'ordre.
"Des éléments radicaux ont tenté dans plusieurs villes (Bordeaux, Toulouse, Rennes, Lille, Nantes, Marseille, Lyon, Montpellier…) en fin de cortège de pénétrer les centres-villes aux fins de dégradations et pillages, mais en ont été empêchés par les interventions systématiques des forces de l’ordre", a affirmé le ministère de l'Intérieur.
D'après Beauvau, on comptait 296 interpellations en France à 18h00, en net recul par rapport à la semaine dernière (environ 1.000 arrestations dénombrées à 19h00).
- Soirée sous surveillance -
A Marseille, où la manifestation n'était pas autorisée, des échauffourées ont eu lieu avec les forces de l'ordre le long d'un parcours improvisé qui a réuni environ 10.000 personnes.
La situation était sous contrôle en début de soirée d'après la préfecture des Bouches-du-Rhône, mais les forces de l'ordre restaient mobilisées dans l’attente d’un "bal revendicatif" déguisé prévu dans un quartier alternatif du centre.
"Au-delà des lycéens, de la vie chère, tout est compliqué. J'ai l'impression que le gouvernement n'en a rien à foutre, pour parler un peu vulgairement, et ne nous écoute pas", a déclaré Margaux, 35 ans, dans le cortège parisien.
Parmi les pancartes aperçues dans les cortèges, on pouvait lire: "alerte climat de vie chère", "pas besoin de lacrymo pour que notre avenir soit flou", "Halloween déguisée en citoyenne vénère", ou le désormais traditionnel "les lycéens visent le bac, la BAC vise la tête".
Les autorités s'étaient préparées à revoir des violences urbaines "comparables à celles du 17 octobre" et avaient mobilisé 70.000 policiers.
A Lyon, les autorités ont dénombré 19.000 manifestants, 20.000 à Lille, et 13.500 à Rennes, les villes où la mobilisation a été la plus forte après Paris.
- Halloween -
A Bordeaux, la manifestation a réuni moins de personnes que les deux samedis précédents, selon la police qui a dénombré 11.000 manifestants contre 15.500 le 24 octobre. Les syndicats en ont eux compté 70.000 contre 60.000 le 24.
Des manifestations ont aussi eu lieu à Limoges, Grenoble ou La Rochelle, où Kai, 22 ans, est venue "dénoncer la vie chère, la précarité lycéenne et étudiante, la montée du fascisme et du racisme, et plus globalement toutes les formes de discrimination".
A Limoges, où l'hôtel de ville a brûlé le 17 octobre, le cortège a approché les 3.000 personnes, comme samedi dernier, avec parmi les pancartes "Mon régime minceur, celui du dictateur".
Les forces de police vont rester sur le qui-vive une bonne partie de la soirée en raison des festivités d'Halloween. "Le prétexte de la nuit d'Halloween ne sera pas un motif légitime pour se dissimuler le visage dans l'espace public" en vue de "commettre des troubles à l'ordre public", a prévenu le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui doit s'exprimer à 19H45.
Un nouveau couvre-feu a par ailleurs été décrété dans certains secteurs de Paris pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi de 23H00 à 06H00, une mesure qui se multiplie dans plusieurs villes de France.
La loi autorise le port d'un masque dans l'espace public pour une fête, comme Halloween, mais l'interdit aux abords de manifestations qui présentent des risques de troubles à l'ordre public.
Cette troisième journée de mobilisation contre la vie chère s'inscrit dans le sillage du mouvement lycéen et étudiant, qui réclame notamment la suppression de la plateforme d'orientation Parcoursup, la rénovation des établissements et plus d'enseignants. Plusieurs organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à de nouveaux blocages de lycées et d'universités mardi et jeudi.
Plusieurs manifestants, dont des mineurs, ont été grièvement blessés ou mutilés depuis mi-septembre dans le cadre d'opérations de maintien de l'ordre. D'après le ministre de l'Intérieur, 1.193 policiers et gendarmes ont été blessés.