Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Dénonçant "une société de plus en plus raciste", le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, appelle, dans un entretien à l'AFP, à la fermeture de la chaîne CNews, sur laquelle des propos polémiques le visant ont été tenus et alors qu'il est victime d'une campagne de haine.
Taille du texte:
Face à un "racisme qui est plus affirmé et qui est quasi débridé", le maire LFI de la deuxième plus grande ville d'Île-de-France après Paris estime que "l'Arcom doit être beaucoup plus sévère" vis-à-vis de la chaîne et que la justice doit être "beaucoup plus franche".
"Est-ce que nous sommes obligés d'avoir une offre médiatique avec des chaînes racistes comme CNews et d'autres ? Moi je dis que non", déclare-t-il quelques jours après la tenue de propos le visant et qui ont indigné à gauche, mais aussi au gouvernement, et pour lesquels le régulateur de l'audiovisuel a été saisi.
Interrogé sur les autorisations d'émettre accordées à la chaîne par l'Arcom, l'élu a estimé que le régulateur devait "les retirer".
Vendredi, lors d'un débat sur CNews consacré aux premiers jours de mandat de Bally Bagayoko, le présentateur a demandé si le maire de cette commune de Seine-Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, "essay(ait) de pousser les limites".
Samedi, la chaîne du groupe Bolloré s'est de nouveau trouvée au coeur d'une polémique, après des propos du philosophe Michel Onfray prêtant à Bally Bagayoko une attitude de "mâle dominant" pour avoir appelé à faire "allégeance" après son élection.
Le maire a déposé plainte mercredi après-midi contre CNews, Jean Doridot et Michel Onfray. Il a aussi appelé à un "grand rassemblement" contre le racisme samedi à 14H00 devant l'Hôtel de Ville de Saint-Denis.
Contacté par l'AFP, CNews n'a pas souhaité faire de commentaire mercredi. La chaîne avait cependant affirmé lundi "(contester) formellement que de quelconques propos racistes aient été tenus" sur son antenne.
- "De grands professionnels" -
Estimant que "la première urgence dans notre ville, c'est la question de l'urgence sociale", le nouveau maire a par ailleurs pris un arrêté anti-expulsion au lendemain de la fin de la trêve hivernale et cite la "réouverture" d'espaces jeunesse pour les vacances de printemps comme sa priorité.
Lors de cet entretien à l'AFP, Bally Bagayoko est également revenu sur sa politique sécuritaire, décriée par ses opposants.
Attaqué sur sa volonté de désarmer la police municipale, une de ses promesses de campagne, le maire rappelle que pour le moment il s'agit seulement de geler le renouvellement des lanceurs de balles de défense (LBD).
"Il n'y a pas de suppression ou de baisse en termes d'effectif", souligne le maire qui pointe, en revanche, la responsabilité de l'Etat.
"Nous sommes sur un territoire où nous manquons d'effectifs de police nationale", souligne-t-il, en demandant à ce "que l'Etat assume pleinement ses responsabilités".
Mercredi matin, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a déclaré sur France Info que la décision d'armer ou non une police municipale était "une décision souveraine" des collectivités locales tout en se disant "à titre personnel" en faveur de l'armement, "y compris des LBD".
"Une police municipale, ça travaille avec la police nationale, il y a des dispositifs qui se montent en commun", avait-il poursuivi.
En réponse, Bally Bagayoko juge que "la dimension partenaire ne peut pas se faire en faisant les poches des villes", en référence au budget "austéritaire" décidé par l'Etat qui va, selon lui, se traduire par un manque à gagner de "3 à 5 millions" d'euros pour la ville.
Alors que Saint-Denis est parfois réduite aux trafics, et notamment de stupéfiants, M. Bagayoko juge que ces délits sont "liés au fait que l'État a du mal à gérer un certain nombre d'aspects du traitement des marchandises" dans les aéroports, avec des douaniers qui ne peuvent plus faire face à l'explosion des volumes.
Qualifiant les policiers municipaux de "grands professionnels", le nouveau maire, qui les a rencontrés la semaine dernière, estime par ailleurs qu'ils n'ont "rien à voir avec l'idéologie de M. Ciotti", le nouveau maire de Nice, allié au Rassemblement national, qui avait proposé la semaine dernière "d'accueillir les policiers municipaux de Saint-Denis, désarmés par leur maire d'extrême gauche".
"Cette stratégie de bordélisation des choses me fait moyennement sourire", a réagi l'édile de Saint-Denis, qui plaide pour "un Etat fort".