Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
La polémique autour des propos tenus sur CNews à l'encontre du maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, prend un tour judiciaire: une enquête a été ouverte à Paris pour injures à caractère raciste, dans laquelle le préfet s'est constitué partie civile.
Taille du texte:
Interrogé par l'AFP, le parquet de Paris a indiqué jeudi avoir ouvert une enquête pour "injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion", au lendemain du dépôt de plainte de l'élu. Et ce moins d'une semaine après les séquences polémiques sur CNews.
"C'est une bonne chose, un début", a réagi l'élu auprès de l'AFP. "On verra jusqu'où ça ira".
Dans l'émission "100% politique", diffusée les 27 et 28 mars, la chaîne d'information du groupe Bolloré avait organisé un débat sur les premiers jours du mandat de M. Bagayoko, élu dès le premier tour à Saint-Denis.
Le lendemain, la chaîne du groupe Bolloré s'est de nouveau trouvée au coeur d'une polémique, après des propos du philosophe Michel Onfray prêtant à Bally Bagayoko une attitude de "mâle dominant" pour avoir appelé à faire "allégeance" après son élection.
- "Banalisation du mal" -
Dénonçant des propos racistes, plusieurs responsables LFI et de gauche ainsi que des associations antiracistes ont saisi l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel et du numérique, qui a indiqué qu'elle allait "instruire les séquences qui lui ont été signalées".
CNews a dit "(contester) formellement que de quelconques propos racistes aient été tenus" sur son antenne. La direction a estimé auprès de l'AFP que les propos de Jean Doridot avaient été "délibérément déformés sur les réseaux sociaux, alimentant une polémique infondée". M. Onfray a dénoncé sur X un "faux procès" que lui intenterait LFI.
Le gouvernement, qui avait rappelé à l'ordre l'élu dans les premiers jours de son mandat, soulignant dans une lettre qu'il ne pouvait pas se séparer d'agents municipaux qui seraient en désaccord avec sa politique comme pouvaient le laisser entendre certains de ses propos, s'est saisi à son tour de l'affaire CNews.
Sébastien Lecornu a renchéri devant les députés, en affirmant que la "banalisation du mal et du racisme doit être combattue avec la même force et sans relâche", et a demandé au préfet de Seine-Saint-Denis de se constituer partie civile.
Chose faite, a précisé le parquet jeudi.
- "Grand rassemblement" samedi -
De son côté, Bally Bagayoko a appelé à un "grand rassemblement" antiraciste ce samedi devant la mairie de Saint-Denis. CNews est une "chaîne raciste" à l'encontre de laquelle l'Arcom, qui l'épingle régulièrement, doit être "beaucoup plus sévère", a-t-il tonné dans un entretien à l'AFP.
Interrogé sur les autorisations d'émettre accordées à la chaîne par l'Arcom, l'élu a estimé que le régulateur devait "les retirer" à la chaîne dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
Le parquet a par ailleurs ouvert une seconde enquête, pour le cyberharcèlement dont l'élu a été victime, après avoir "constaté sur le réseau social X une multiplication de commentaires (le) ciblant en raison de la couleur de sa peau".
Bally Bagayoko, 52 ans, est né dans les Hauts-de-Seine de parents maliens. Ce père de quatre enfants a été élu dès le premier tour le 15 mars avec 50,77% des voix, devenant ainsi le maire de la plus grande ville Insoumise de France.
Dès son élection, il avait déjà été destinataire d'une campagne de haine relayée par l'extrême droite sur le réseau social X.