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Les tests PCR effectués depuis dimanche de manière aléatoire sur les passagers entrant en France en provenance de Chine vont "permettre de suivre les différents variants", a déclaré le ministre de la Santé François Braun à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle.
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"Ce contrôle à l'arrivée n'est pas un contrôle qui empêcherait des citoyens de rentrer sur notre territoire, mais c'est un contrôle plus scientifique, qui va nous permettre de suivre de façon extrêmement précise les différents variants", a déclaré à la presse M. Braun, accompagné du ministre délégué chargé des Transports Clément Beaune.
"Ce sont essentiellement des variants Omicron qu'il y a actuellement en Chine", a poursuivi M. Braun, évoquant "une discussion au niveau européen dans la semaine pour harmoniser ce modèle de prise en charge".
A partir de jeudi, ils devront aussi présenter un test (PCR ou antigénique) négatif de moins de 48 heures au départ de leur vol.
La France, comme le Royaume-Uni, l'Italie ou les Etats-Unis, a pris ces mesures face à l'explosion des cas d'infections au coronavirus en Chine, qui a levé début décembre ses mesures de restrictions.
Les mesures sont prévues jusqu'au 31 janvier.
"Il y a six vols qui viennent de Chine de manière hebdomadaire en France, 10 si on inclut les vols à partir de Hong Kong", a précisé Clément Beaune.
La plupart des passagers en provenance de Chine ne font que transiter par le hub aéroportuaire de Roissy-Charles-de-Gaulle.
Parmi les 300 passagers du vol Pékin-Paris ayant atterri en fin de matinée, une soixantaine sont entrés sur le territoire français. Tous ont accepté de passer un rapide test PCR avant d'aller récupérer leurs bagages.
Avant d'être testés, l'identité des voyageurs est prise par les agents du centre de dépistage situé dans le Terminal 2E de Roissy. Si leur test s'avère positif, ils sont rappelés et doivent s'isoler sept jours, comme ils y ont consenti à leur départ.
Trois ans après l'apparition des premiers cas de coronavirus à Wuhan (centre), la Chine a mis fin le 7 décembre à sa politique draconienne dite du "zéro Covid".
Depuis la levée des restrictions, les hôpitaux chinois sont submergés par une déferlante de malades pour la plupart âgés, et vulnérables car peu ou pas vaccinés.