Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
A peine engrangé un succès au Sénat, le gouvernement d'Elisabeth Borne part à la chasse aux voix des députés qui devraient se prononcer à leur tour sur la très contestée réforme des retraites en milieu de semaine prochaine, dans l'espoir d'éviter un recours au 49.3.
Taille du texte:
La Première ministre est montée en première ligne dès que le vote du Sénat a été acquis tard samedi soir par 195 voix contre 112. Elle a promis de mettre désormais toute son "énergie" pour "que ce texte soit voté".
Le président Emmanuel Macron, pour qui cette réforme est politiquement capitale, est en revanche resté sur sa réserve.
"On ne se met pas du tout dans l'optique du 49.3", assure son entourage. Le gouvernement a sorti sa calculette et espère obtenir suffisamment de voix des Républicains, pourtant divisés, afin d'éviter le recours à cet outil constitutionnel perçu comme autoritaire, qui permet l'adoption d'un texte sans vote mais expose l'exécutif à une motion de censure.
Après trois jours de répit, les débats parlementaires reprendront mercredi, avec la convocation d'une commission mixte paritaire (CMP).
- "Méthode Coué" -
Dans cette réunion, sept députés et sept sénateurs chercheront à s'accorder sur un texte de compromis. Le gouvernement n'y est pas présent mais il peut tirer les ficelles.
Si un accord est trouvé, le texte ira jeudi de nouveau au Sénat pour une dernière validation puis, vraisemblablement dans un immense suspense, à l'Assemblée nationale.
Selon une source au sein de l'exécutif, Matignon devrait réunir lundi les parlementaires concernés pour préparer le conclave, où les macronistes et la droite sont majoritaires.
Dire qu'il existe une majorité au Parlement, c'est "la méthode Coué", a estimé le chef de file des sénateurs socialistes, Patrick Kanner, sur RMC.
Il a souligné que 50 voix avaient manqué à la droite et au groupe centriste au Sénat pour voter la réforme, "une alerte non négligeable", selon lui.
"Ce texte peut et doit avoir une majorité", assure pourtant dans le JDD le patron du parti présidentiel Renaissance, Stéphane Séjourné, en appelant "en responsabilité" les Républicains à voter la réforme. Ce proche d'Emmanuel Macron précise qu'il n'est "pas favorable" à l'utilisation du 49.3.
"Il faut que le gouvernement fasse tout pour ne pas l’utiliser, mais si au bout du compte il y a un souci, il devra l’utiliser", a conseillé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau au Grand rendez-vous Europe 1/Les Echos/CNews.
Si le gouvernement y a recours à l'Assemblée, après avoir utilisé la procédure accélérée du vote unique au Sénat, "cela pose un problème de légitimité" et pourrait faire entrer la France dans une "grande colère", prévient Patrick Kanner.
Compte tenu du niveau "inédit" des manifestations contre la réforme, "ce serait une forme de vice démocratique", abonde le patron de la CFDT Laurent Berger.
- "Guerre interne" -
Le leader syndical met surtout en garde contre le "ressentiment très profond" que l'adoption de la réforme pourrait susciter dans le monde du travail, jugeant que le refus par Emmanuel Macron de recevoir l'intersyndicale ressemble à un "incroyable bras d'honneur à la démocratie sociale".
L'exécutif met tous ses espoirs dans Les Républicains, pourtant particulièrement divisés à l'Assemblée et où les frondeurs, parmi lesquels le député Aurélien Pradié, jouent les trouble-fête.
L'exécutif doit avancer sur "fond de guerre interne" à droite, et maintenant "il faut que les LR du Sénat se mettent d’accord avec les LR de l’Assemblée", résume une source gouvernementale.
A ce stade, entre 30 et 35 députés LR envisagent de voter le texte, une quinzaine de s'y opposer, et environ une dizaine de s'abstenir, selon une source interne.
L'entente n'est pas non plus au beau fixe entre les groupes de la majorité, Renaissance, MoDem et Horizons. Selon les derniers pointages de l'AFP, une petite dizaine de députés des trois groupes pourrait opter pour l'abstention.
Au final, "cela peut se jouer à deux-trois voix, dans un sens ou un autre", glisse un parlementaire.