Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
La montagne de déchets continuait à grossir à Paris vendredi, au douzième jour de la grève des éboueurs contre la réforme des retraites, avec 10.000 tonnes de déchets non ramassés.
Taille du texte:
Pourtant, le gouvernement affirme que la réquisition des agents, chargé de la faire diminuer, "fonctionne".
La barre symbolique des 10.000 tonnes a été franchie vendredi midi, selon l'estimation de la mairie.
Après le refus mercredi de la maire de gauche Anne Hidalgo, soutien du mouvement social, de demander la réquisition d'agents au préfet de police, ce dernier a réquisitionné jeudi soir "le service de la propreté de la ville" pour évacuer les ordures, a assuré le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin vendredi matin.
"Dès aujourd'hui (vendredi), dès ce matin, cette réquisition fonctionne et permet de ramasser ces poubelles", a assuré le ministre sur la radio RTL. "Aucune benne n'est sortie côté public", a rétorqué de son côté vendredi après-midi l'entourage de Mme Hidalgo.
La capitale possède un système de collecte particulier, instauré par son premier maire et ancien président, Jacques Chirac: les agents publics de la mairie assurent la collecte des déchets dans la moitié des vingt arrondissements de la capitale, tandis que l'autre moitié est desservie par des prestataires privés.
- Longs trajets pour décharger -
Justement, les choses vont un peu mieux dans le XVe arrondissement dont le prestataire privé a vu, après un recours en justice, son garage débloqué jeudi par les forces de l'ordre.
Avec ce déblocage, le XVe, plus grand arrondisseemnt dans l'ouest de Paris, a désormais 14 bennes "qui travaillent toute la journée", au lieu de 17 en temps normal, indique le maire LR (droite) Philippe Goujon. arrondissement.
"Il n'y a que 5 ou 6% des éboueurs en grève", affirme Delphine Bürkli, qui demande à faire "appel à l'armée pour déblayer les rues". La mairie reconnaît que le taux de grévistes parmi ses agents de la propreté est "en-dessous de 10%".
"Ces 5% ont le pouvoir de bloquer tout le ramassage, ou presque, en portant deux types d'actions: bloquer les garages en régie municipale et les centres d'incinération", résume la maire du Ve arrondissement, Florence Berthout.
- Toujours mobilisés -
A Ivry-sur-Seine, près de Paris, où se trouve un des plus grands sites d'incinération, la police est venue vendredi déloger les grévistes sur un des deux garages attenants, avant de se retirer.
L'accès à l'usine comme aux deux garages de camions-poubelles est pourtant toujours bloqué, a constaté l'AFP. Selon le syndicat CGT, 95% des salariés du site de traitement d'Ivry et tous les chauffeurs des deux garages étaient en grève vendredi.
Les éboueurs interrogés sont déterminés à poursuivre par roulement leur grève reconductible jusqu'à lundi, jour de l'assemblée générale qui doit décider de la poursuite du mouvement.
La décision jeudi du gouvernement de faire adopter en force sa réforme des retraites à l'Assemblée "a remobilisé les troupes (...). On n'avait jamais eu ce 100% de grévistes sur ces deux garages-là" d'Ivry, "on l'a", a dit sur place Régis Vieceli, secrétaire général CGT de la filière déchets et assainissement à Paris.
"Nous avons douze ans d'espérance de vie en moins pour les éboueurs, et sept ans en moins pour les égoutiers", a fait valoir Fréderic Aubisse, 54 ans, qui travaille dans les égouts de Paris.
Avec deux années de travail supplémentaires, "on va crever au boulot comme on le dit, ce n'est pas possible".