Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Sept ans pour décider qui va faire quoi: les ministres allemand et français de la Défense se retrouvent vendredi à Paris pour entériner la répartition des tâches entre industriels des deux pays sur le projet commun de char du futur, le MGCS.
Taille du texte:
Longtemps plongé dans les limbes des rivalités entre industriels et des difficultés des Etats à s'accorder sur leurs besoins militaires, le programme MGCS (acronyme anglais de Système de combat terrestre principal) est emblématique de la coopération de défense entre Paris et Berlin, au même titre que l'avion de combat du futur (Scaf), lancé en même temps en 2017.
Boris Pistorius et Sébastien Lecornu, qui ont pris le dossier à bras-le-corps l'été dernier, doivent parapher un protocole d'accord gravant dans le marbre la répartition de la charge de travail à 50-50 entre industriels des deux pays.
Financé à parts égales par Paris et Berlin et mené sous direction allemande, ce programme, à l'origine conduit par KNDS, une entité créée pour l'occasion entre le français Nexter - constructeur du char Leclerc -, et l'allemand KMW - qui fabrique le Leopard 2 -, a vu l'irruption en 2019 du fabricant allemand Rheinmetall. Et cela a déstabilisé l'édifice et les répartitions envisagées entre industriels.
Le MGCS doit remplacer les Leclerc français et Leopard allemand à l'horizon 2040, contre 2035 au lancement du projet.
"Il ne s'agit pas de savoir si nous développons un Leopard 3 ou un Leclerc 2.0, mais de quelque chose de complètement nouveau", a plaidé Boris Pistorius dans un entretien conjoint avec son homologue au Frankfurter Allgemeine Zeitung.
- Feux "classiques" et "innovants" -
Pour Sébastien Lecornu, le MGS sera un "équipement militaire révolutionnaire. Nous ne développons pas simplement le char du futur, mais le futur du char que nous voulons imaginer ensemble".
Le projet franco-allemand est selon lui le plus avancé, "les Américains n'ont toujours pas commencé à réfléchir" au successeur de leur char Abrams et les Russes "essuyé des échecs" avec leur char T-14 Armata.
Il comportera d'importantes "ruptures" technologiques, avait-il expliqué le mois dernier, évoquant le recours à l'intelligence artificielle, à des drones pour protéger le char ou l'incorporation d'armes dites à effet dirigé, telles que des lasers, ou de systèmes de guerre électronique.
Le premier pilier concerne le développement et la production des différentes plateformes du système. Car plus qu'un char traditionnel, le MGCS est un "système de systèmes", un char proprement dit accompagné d'autres véhicules, habités ou non.
Un deuxième pilier porte sur les "feux classiques", c'est-à-dire la responsabilité du canon, KNDS-France (ex-Nexter) promouvant son canon de 140 mm quand Rheinmetall pousse le sien de 130 mm.
Un troisième concerne les "feux innovants", les missiles et armes à effet dirigé pouvant être tirés depuis un autre véhicule que le char proprement dit.
Les autres piliers portent sur les systèmes de communication et le "cloud" de combat, sur la simulation, sur les capteurs, sur la protection du char et enfin sur "les infrastructures qui seront nécessaires pour accueillir ces plateformes", selon le cabinet.
Cet accord intergouvernemental doit ouvrir la voie à une notification des contrats aux industriels "au début de l'année prochaine, ce qui est ambitieux", selon Boris Pistorius.
Ce contrat portera sur la phase dite 1A du projet de conception d'un démonstrateur, sorte de pré-prototype. Celui-ci sera fabriqué au tournant de la décennie.
Les sommes investies pour développer les briques technologiques au cours de cette phase 1A sont comprises entre "100 et quelques centaines de millions d'euros", les ambitions technologiques n'étant pas encore arrêtées sur certains sujets, explique-t-on à Paris.
D'ici là, il va falloir que les industriels, KNDS et Rheinmetall, mais aussi une nuée d'autres entreprises des deux pays, actent la répartition exacte des responsabilités et la façon de s'échanger les informations, et mettent en place une organisation industrielle spécifique.