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Jusqu'à 35°C sur certains sites olympiques: la vague de chaleur persiste mardi sur toute la France et gagne la région parisienne, où la température va peser sur les athlètes et les spectateurs des JO, alors que l'Île-de-France et Paris sont placés en alerte orange pour les orages en fin d'après-midi.
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Météo-France a allongé de 41 à 45 la liste de départements, dans une grande moitié sud du pays, placés sous vigilance orange canicule et table sur de "fortes chaleurs" de 35 à 36°C "sur une grande partie du pays". Des "orages forts" accompagnés "d'intenses précipitations" pourraient toucher Paris et l'Île-de-France à partir de 18h00, a également indiqué le service de météorologie.
L'institut prévoit, pour la deuxième journée consécutive, des températures "autour de 36 à 38°C, voire localement 39°C" dans le Sud-Ouest et jusqu'à 40°C dans le Sud-Est.
Tout le reste du pays est placé en vigilance jaune, à l'exception de la Bretagne, la Normandie, le nord des Pays de la Loire et le Grand-Est, ajoute Météo-France, qui anticipe la poursuite de ce premier épisode caniculaire de l'été jusqu'à mercredi.
Désormais en première ligne sur le front de la chaleur, les sites des JO seront soumis à des températures pouvant atteindre 35°C mardi, "et la nuit de mardi à mercredi sera très chaude, avec des températures minimales autour de 22°C", selon les prévisions.
Les athlètes "ont l'habitude", a souligné lundi sur BFMTV le ministre délégué à la Santé Frédéric Valletoux en invitant les spectateurs à bien s'hydrater.
Mais le risque de fortes précipitations, principal vecteur de la dégradation de la qualité de l'eau de la Seine, pourrait compromettre la tenue de l'épreuve masculine de triathlon, initialement prévue mardi et déjà reportée à mercredi en raison d'un niveau de pollution du fleuve encore trop élevé.
- Conditions "extrêmes" -
A Toulouse dans la matinée, Emilien et Anne-Marie Abbal, 76 et 74 ans, profitaient de la fraicheur en terrasse avant la montée annoncée des températures. "Après le café, on rentre et on regarde les JO avec la clim' ou les volets fermés", explique Anne-Marie.
"Les dispositifs d'accueil de personnes à la rue ont été renforcés par des maraudes aux heures les plus chaudes de la journée, lesquelles distribuent notamment des bouteilles d'eau. Quant aux centres d'accueil de nuit, ils ont étendu leurs horaires sur l'ensemble de la journée", a souligné la préfecture de Haute-Garonne dans un communiqué.
Sur un petit chantier du centre-ville, les ouvriers s'activent : "On va essayer de finir avant midi ou au pire à 14h parce qu'après, ça va chauffer... ", assure Frédéric Ebrard, chef d'équipe de 53 ans.
En évoquant les matchs de foot à Bordeaux (en vigilance orange mardi, avec les maximales à 38°C) et épreuves de voile à Marseille (en vigilance jaune mardi avec 35°), le ministre de la Santé a assuré que le Cojo évaluait "avec chaque fédération l'opportunité de maintenir ou de décaler" les épreuves.
Pour l'heure, les organisateurs n'ont prévu aucun report pour cause de canicule.
A La Concorde, où un soleil de plomb s'est déjà abattu lundi sur le bitume du skatepark, en contrebas de l'obélisque de Louxor, les skaters ont souvent utilisé des packs de glace pour se rafraîchir le crane ou le visage entre les runs.
- Eau, chapeaux et clims -
Pour les spectateurs, la Région Île-de-France a annoncé lundi l'activation du plan canicule, avec distribution d'eau et de chapeaux.
L'autorité des transports Île-de-France Mobilités (IDFM) a pour sa part déployé dès lundi des moyens inédits pour rafraîchir les voyageurs.
Elle prévoit de distribuer 2,5 millions de briquettes d'eau dans 74 gares et stations. Des fontaines à eau sont également installées dans 94 points du réseau, "dont 90% des gares desservant les sites olympiques".
Le village olympique, qui accueille plus de 10.000 athlètes, a été conçu sans climatisation, par souci écologique.
Mais, prudentes, les délégations ont commandé un total de près de 2.500 climatiseurs (sur un total de 7.000 chambres), avait indiqué début juillet le directeur adjoint du village Augustin Tran Van Chau.
"Les vagues de chaleur sont une manifestation emblématique de notre changement climatique, elles sont de plus en plus intenses, fréquentes, précoces et longues", a souligné samedi Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France.
En France, on observait avant 1989 "en moyenne une vague de chaleur tous les cinq ans", alors que "depuis 2000 elles se produisent à une fréquence annuelle". Elles "seront deux fois plus nombreuses d'ici trente ans", a prévenu le spécialiste.