Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
La justice groenlandaise a prolongé mercredi la détention du militant écologiste Paul Watson jusqu'au 2 octobre, dans l'attente de la décision du gouvernement danois sur une demande d'extradition du Japon pour une affaire liée à son combat pour la défense des baleines.
Taille du texte:
Le Japon accuse Paul Watson, 73 ans, d'être co-responsable de dommages et de blessures à bord d'un navire baleinier nippon en 2010 dans le cadre d'une campagne menée par son ONG Sea Shepherd, ce qu'il dément.
Fondateur de Sea Shepherd et de la fondation en faveur des océans qui porte son nom, M. Watson avait été arrêté le 21 juillet à Nuuk, capitale du territoire autonome danois, alors qu'il était en route avec son navire, le "John Paul DeJoria", pour intercepter un nouveau navire-usine baleinier nippon.
"Il écope de 28 jours de détention supplémentaire, ce qui est scandaleux. Nous sommes déçus, même si l'on redoutait cette décision", a déclaré à l'AFP la présidente de Sea Shepherd France, Lamya Essemlali, à l'issue de l'audience.
Les avocats ont fait appel de cette décision devant la Haute Cour du Groenland.
Le militant américano-canadien a été arrêté en vertu d'une demande d'extradition du Japon qui a relancé sa requête émise dès 2012 via une notice rouge d'Interpol.
Mais pour les conseils de M. Watson, le matériel vidéo prouve que le membre d'équipage qui, selon les autorités japonaises, a été blessé, n'était même pas présent lorsque la boule puante a été lancée à bord.
"Le juge a accepté de visionner les images des Japonais mais a refusé de visionner les nôtres", a regretté Mme Essemlali. "Or avec leurs images, on ne voit pas où le tir a atterri, contrairement aux nôtres".
L'un des avocats de M. Watson, Jonas Christoffersen, a indiqué qu'il demanderait à la Haute Cour du Groenland de visionner ces images. "Cette vidéo de cinq secondes montre qu'il n'y a aucun marin sur le pont là où les Japonais affirment qu'il y en avait un", a dit M. Christoffersen à l'AFP.
Il reviendra au ministère danois de la Justice de décider d'extrader ou non Paul Watson. Il avait indiqué mardi à l'AFP que l'examen de la demande officielle d'extradition était "en cours", sans donner de calendrier sur sa décision
"Il s'agit d'une procédure comportant plusieurs étapes juridiques, et le ministère de la Justice attend actuellement l'évaluation juridique de la police groenlandaise et du directeur des poursuites publiques", a-t-il précisé à l'AFP.
La police groenlandaise a entendu M. Watson mardi, a indiqué Mme Essemlali.
- "Très injuste" -
Personnalité controversée dans le milieu environnementaliste, notamment en raison de ses méthodes musclées, le militant a obtenu la signature de 100.000 personnes à la pétition demandant sa remise en liberté. Sur le plan politique, Paris a demandé à Copenhague de ne pas l'extrader.
Depuis sa cellule du centre pénitentiaire de Nuuk, un bâtiment gris moderne situé à flanc de rochers, Paul Watson affiche sa détermination à poursuivre son combat.
"S'ils imaginent que cela va empêcher notre opposition! J'ai seulement changé de navire, et mon navire actuel, c'est +Prison Nuuk+", a-t-il déclaré fin août dans un entretien à l'AFP. Les Japonais "veulent m'utiliser à titre d'exemple pour montrer qu'on ne touche pas à leur chasse à la baleine".
Fidèle soutien du militant, Lamya Essemlali voit dans cette détention l'occasion de braquer les projecteurs sur l'intransigeance japonaise.
"Le bon côté des choses, c'est qu'il n'y a jamais eu autant d'attention sur la chasse à la baleine japonaise et (..) pour dénoncer ce que fait le Japon en Antarctique, comment le Japon viole le moratoire mondial sur la chasse à la baleine", a-t-elle dit.
M. Watson et sa fondation ont deux bateaux, prêts à intervenir si l'une des puissances baleinières la reprenait. Avec le Japon, la Norvège et l'Islande sont les seuls pays à autoriser la chasse à la baleine.
Un ancien harponneur, Shintaro Takeda, a estimé dans un entretien à l'AFP que seule la chance avait permis d'éviter des morts lors des affrontements violents, il y a une quinzaine d'années, entre des baleiniers japonais et des militants de Sea Shepherd.