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"Lorsqu'un juif est en danger, la patrie est en danger" : Emmanuel Macron a dénoncé vendredi "l'hydre antisémite" qui "s'immisce" dans tous les "interstices" de la société française et appelé à renforcer l'arsenal pénal en la matière ainsi qu'à créer une peine d'inégibilité "obligatoire" pour les élus coupables de tels actes ou propos, 20 ans après l'assassinat d'Ilan Halimi, jeune juif séquestré et torturé à mort.
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"C'est parce qu'il était juif qu'il subit un supplice innommable, calvaire de 24 jours venu du fond des âges", a lancé le chef de l'Etat, en présence de sa famille, avant de planter un chêne à sa mémoire dans les jardins de l'Elysée.
Le jeune homme, retrouvé agonisant le long d'une voie ferrée après trois semaines de sévices perpétrés par une vingtaine de personnes qui se faisaient appeler "le gang des barbares", sous la direction de Youssouf Fofana, est décédé lors de son transfert à l'hôpital, le 13 février 2006.
Vingt ans plus tard, l'antisémitisme est plus que jamais d'actualité et il prend des "visages nouveaux", "islamiste", "antisioniste", "d'extrême droite" et "d'extrême gauche", a détaillé le chef de l'Etat.
Les actes antisémites ont certes diminué de 16% à 1.320 en 2025 mais "n'ont jamais été aussi élevés que pendant les trois dernières années" et comptent pour 53% de l'ensemble des faits antireligieux, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.
Leur forte hausse fait suite à l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, suivie du lancement de l'offensive israélienne à Gaza.
- "Votre place est ici" -
Le chef de l'Etat a notamment pointé du doigt l'antisémitisme qui "s'appuie sur la critique de la politique menée par Israël pour décrédibiliser, assigner, nier le droit à l'existence de l'Etat hébreu et finit par nier le droit des juifs eux-mêmes à vivre".
Il a ainsi donné des gages à ceux qui dans la communauté juive jugent sa diplomatie trop critique envers Israël à Gaza et trop proche des Palestiniens, avec notamment son initiative à l'Onu en faveur de la reconnaissance d'un Etat palestinien.
Devant un parterre de représentants de l'autorité judiciaire, il a aussi annoncé que le gouvernement allait "travailler" à un renforcement de la pénalisation des actes "antisémites", jugée "trop souvent dérisoire".
Il a prôné une "peine d'inéligibilité obligatoire" pour les élus coupables "d'actes et propos antisémites, racistes et discriminatoires" car les politiques doivent être "des sentinelles de la République".
"N’oubliez jamais cela. Votre place est ici pas simplement parce que c’est votre pays mais parce que la France a besoin de vous pour rester elle-même", a-t-il dit.
- "Toujours un" -
M. Macron, accompagné d'une soeur d'Ilan Halimi, Anne-Laure Abitbol, a ensuite planté un chêne de 20 ans, "symbole d'enracinement de la mémoire d'Ilan Halimi dans la République", dans la tradition des arbres de la liberté, de la laïcité ou de la fraternité, selon l'Elysée.
"Ils pourront bien tenter de tous les arracher. Ils ne viendront jamais à bout de la sève républicaine et de l'esprit français car à la fin il en restera toujours un", a lancé le chef de l'Etat.
Un olivier planté dans la banlieue de Lyon a été en partie sectionné en janvier. En août 2025, un arbre a été abattu à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).
Deux frères ont été condamnés pour cet acte, l'un à huit mois de prison ferme, l'autre à huit mois de prison avec sursis. Mais le tribunal n'avait pas reconnu le caractère antisémite de leur acte. Le parquet a fait appel.
Pour le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Yonathan Arfi, il était "important", à travers ces mots, "de dire aux Français juifs qu'ils ne sont pas seuls face à l'antisémitisme".
Dans l'après-midi, le Premier ministre Sébastien Lecornu remettra le 8e prix Ilan Halimi, destiné à récompenser des initiatives prises par des jeunes pour lutter contre l'antisémitisme.