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Les Etats-Unis doivent commencer à bloquer lundi après-midi les ports iraniens au lendemain de l'échec de pourparlers avec l'Iran, qui crie à la "piraterie" et menace de s'en prendre aux ports de la région.
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C'est à 14H00 GMT que Donald Trump a prévu d'imposer ce blocus aux navires "entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens", une perspective qui refait flamber les cours du pétrole et inquiète particulièrement la Chine.
L'Iran a dénoncé un acte "illégal", qui relève de la "piraterie", et menacé de représailles chez ses voisins du Golfe, déjà ciblés par des frappes iraniennes lors de la guerre déclenchée fin février par l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.
"Si la sécurité des ports de la République islamique (...) est menacée, aucun port dans le Golfe persique et la mer d'Arabie ne sera en sécurité", a averti le commandement militaire iranien.
Après l'accalmie des derniers jours, le baril de pétrole a entamé la semaine au-dessus de la barre symbolique de 100 dollars.
Depuis le début de la guerre, Téhéran verrouille le détroit et a instauré de facto des droits de passage pour le franchir, qu'il entend maintenir.
La Chine, qui dépend largement de l'Iran pour son approvisionnement pétrolier, a appelé au rétablissement d'une navigation "sans entraves" dans ce passage stratégique pour le commerce mondial notamment des hydrocarbures. La Turquie a aussi réclamé sa réouverture "au plus vite".
- Critiques des alliés -
Si le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a apporté sans surprise son soutien au blocus américain, Londres a déclaré ne pas le soutenir, Madrid estimant qu'il n'a "aucun sens".
Le président français, Emmanuel Macron, a lui annoncé l'organisation prochaine avec le Royaume-Uni d'une "conférence avec les pays prêts à contribuer" à une mission "pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation" dans le détroit une fois "que la situation le permettra", soit sans lien direct avec l'initiative américaine.
L'incapacité de Washington et Téhéran à trouver un accord lors des pourparlers au Pakistan inquiète, après plus d'un mois d'une guerre qui a fait plus de 6.000 morts, principalement en Iran et au Liban et a déstabilisé l'économie mondiale.
Le cessez-le-feu conclu le 8 avril, et qui doit expirer le 22 avril, va-t-il tenir? Le médiateur pakistanais a appelé à son respect, mais ni les Etats-Unis ni l'Iran n'ont évoqué le sujet.
La Turquie a jugé toutefois que les deux pays étaient "sincères" sur le respect de la trêve.
Selon le site d'informations Axios, citant une source régionale et un responsable américain, Ankara va, aux côtés du Pakistan et de l'Egypte, poursuivre les tractations avec les deux parties pour "combler les divergences".
L'Iran a déjà entrepris pour sa part des travaux de reconstruction d'infrastructures civiles endommagées par les bombardements israélo-américains.
Sans fermer la porte à une reprise des tractations, Washington et Téhéran se renvoient la responsabilité de l'échec des discussions.
Donald Trump l'a imputé au refus des Iraniens de renoncer à se doter de l'arme nucléaire, une ambition démentie par Téhéran. Selon la République islamique, un accord était "à deux doigts" d'être trouvé, mais a buté sur le "jusqu'au-boutisme américain".
La Russie a réitéré lundi être prête à accueillir sur son sol l'uranium hautement enrichi (60%) de l'Iran - qui en possède plus de 400 kg - dans le cadre d'un éventuel accord de paix.
- Poursuite des attaques au Liban -
Au Liban, deuxième front principal de la guerre, Israël poursuit sa campagne contre le Hezbollah allié de Téhéran, soutenant que le pays voisin n'est pas inclus dans le cessez-le-feu.
Les autorités libanaises ont annoncé la mort de quatre personnes après une frappe israélienne dans le sud.
L'armée israélienne a par ailleurs annoncé avoir achevé "l'encerclement" de la ville de Bint Jbeil, où elle a lancé un assaut tuant plus de 100 combattants du mouvement chiite depuis la semaine dernière.
Le Hezbollah a de son côté affirmé avoir lancé des roquettes sur deux localités israéliennes proches de la frontière.
Des pourparlers sont prévus mardi entre des représentants libanais et israéliens à Washington, en vue de l'ouverture de négociations directes pour faire taire les armes.
Le gouvernement libanais a lui assuré oeuvrer pour obtenir par la négociation un retrait total d'Israël.