Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Sur les chantiers, dans les écoles ou dans les bureaux, à Londres, comme à Nantes, dans l'ouest de la France, les habitants sont confrontés à la vague de chaleur d'une précocité inédite qui déferle sur une partie de l'Europe.
Taille du texte:
"Je suis content d'aller au travail aujourd'hui, parce que je serai dans un bureau climatisé", sourit Gurjit Gill, 47 ans, Britannique vivant à Londres, exerçant dans la banque.
Lundi déjà, alors que les températures ont battu des records un peu partout en Europe, il a décidé de "faire du patin à glace pour échapper à la chaleur". Et à la maison, il envisage d'"acheter une climatisation, parce que les chambres la nuit sont assez insupportables".
Le mercure est monté pour la première fois jusqu'à 34,8°C lundi à Kew gardens, parc botanique situé dans le sud-ouest de Londres, un record.
Le phénomène est dû à l'afflux d'air chaud en provenance d'Afrique du Nord qui se retrouve piégé sous les hautes pressions d'un puissant anticyclone.
"Je travaille en cuisine, donc c'est atroce", témoigne mardi Renata Stankeviciute, 43 ans, Lituanienne vivant en Angleterre, espérant que "dans quelques jours, on aura de nouveau froid".
"Si vous n'êtes pas inquiet à propos du réchauffement climatique, vous devez être sourd et aveugle à la fois, non ?", interroge pour sa part Philippe Bignens, 56 ans, touriste suisse, travaillant dans l'assurance, qui a adapté son programme de visite "pour mon père à cause de la chaleur".
- "De l'air chaud" -
En France, huit départements de l'ouest de la France ont été placés en vigilance orange canicule par Météo-France depuis minuit dans la nuit de lundi à mardi. C'est un cran de plus que le niveau jaune qui prévalait depuis le début de l'épisode de très fortes chaleurs qui traverse le pays depuis dimanche et pourrait durer jusqu'en fin de semaine.
Casque sur la tête, en tenue orange, des ouvriers à l'oeuvre sur un chantier des bords de Loire ont commencé plus tôt que d'habitude, 7h00 au lieu de 7h30 (05H00 GMT au lieu de 05H30 GMT), en prévision des 34°C prévus dans l'après-midi.
"On prend aussi une pause réduite à 30 minutes à midi pour éviter de travailler trop longtemps sous le cagnard", explique Marius Guibert, chef de chantier de 21 ans.
Dans une école à Nantes, la cheffe d'établissement Marie Bouju a demandé lundi soir aux parents de prévoir chapeaux et bouteilles d'eau. Les cours de sport de l'après-midi ont été annulés, comme l'activité basket du périscolaire.
"Ce n'est pas le premier épisode de chaleur, on commence à prendre des réflexes", explique Mme Bouju, qui accueille les élèves devant la grille verte. "On a la chance d'avoir une cour arborée."
Lundi, plusieurs dizaines de records de chaleur pour un mois de mai ont de nouveau été battus en France, avec 34,3°C à Nantes notamment.
Beaucoup d'établissements scolaires ne sont "pas adaptés" à de telles températures, s'inquiète Céline Pellat, professeure de mathématiques dans un autre établissement au nord-est de la ville.
A la gare, sous la mezzanine en verre qui surplombe les voies, de larges ventilateurs ont été installés.
"Cela commence à être vraiment pénible aux alentours de midi et toute la journée ensuite. Les ventilateurs brassent de l'air chaud", soupire l'employée d'une enseigne installée sous la verrière, qui souhaite rester anonyme.
A Nort-sur-Erdre, à une trentaine de kilomètres de Nantes, un producteur de céréales s'inquiète, lui, des conséquences de la chaleur sur ses champs de blé.
"Cela peut jouer sur le remplissage des grains. Avec toute la pluie qui est tombée depuis le début d'année il y a une réserve en eau dans les sols qui peut limiter le phénomène, mais il ne faut pas que cette chaleur dure", prévient Nicolas Favry, producteur de blé, de maïs et d'orge.