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Le cessez-le-feu avec l'Iran est "terminé", a déclaré mercredi la président américain Donald Trump, après de violents échanges de frappes entre les deux camps, tout en laissant la porte ouverte à la poursuite des discussions.
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Comme fin juin, le stratégique détroit d'Ormuz est au coeur des affrontements, l'Iran excluant, en dépit de l'opposition des Etats-Unis, tout retour à la situation d'avant-guerre, quand ce passage était gratuit, et menaçant les navires contournant le seul itinéraire qu'il a autorisé le long de ses côtes.
Le scénario s'est répété à l'identique: des tirs imputés à Téhéran sur trois navires commerciaux dans le détroit, puis les Etats-Unis qui ripostent par des "frappes puissantes" contre plus de 80 cibles dans la nuit en Iran, selon l'armée américaine.
En représailles, Téhéran a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït ainsi qu'à Bahreïn, où les sirènes d'alerte aériennes ont retenti, selon un journaliste de l'AFP.
En Iran, les médias ont fait état de détonations près du stratégique détroit. L'agence de presse Mehr a également signalé une série d'explosions d'origine indéterminée à ce stade dans la ville portuaire de Bouchehr, située au large de l'île de Kharg, principal terminal pétrolier par lequel transite en temps normal 90% du brut iranien.
"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a lancé Donald Trump à l'ouverture d'un sommet de l'Otan à Ankara, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran.
Avant d'ajouter que ses négociateurs pouvaient continuer à discuter s'ils le souhaitaient. Mais "ils doivent revenir vers moi", "je ne veux plus avoir affaire à eux (les dirigeants iraniens, NDLR), ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il asséné.
Les propos de l'imprévisible président, coutumier des volte-face, ont fait bondir les cours du pétrole de plus de 5%, à 78 dollars pour le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale.
Washington avait rétabli la veille ses sanctions économiques sur le brut iranien, levées par le protocole d'accord signé le 17 juin, qui a permis la réouverture du détroit d'Ormuz - par où transitent en temps normal 20% du brut et du gaz liquéfié (GNL) mondial.
- "Cible légitime" -
Dans cette guerre déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, Washington et Téhéran ont fini par trouver un terrain d'entente le mois dernier et ont repris depuis leurs difficiles négociations en vue d'un règlement durable du conflit.
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont ensuite annoncé avoir frappé par des tirs de missiles et drones 85 installations sur des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, et abattu un drone MQ-9, selon la télévision d'Etat.
Ils ont aussi fait état de la mort d'un membre de leur marine, touché par des éclats de projectile et tombé en affrontant "des drones ennemis" à Mahshahr, près de l'Irak.
"Tout soutien apporté à l'armée américaine agressive pour violer la souveraineté et le territoire de l'Iran islamique sera une cible légitime des forces armées", a prévenu Téhéran, qui accuse régulièrement ses voisins du Golfe d'autoriser des attaques depuis leur territoire.
"La responsabilité (...) de cette escalade des tensions incombe au régime américain", a fustigé le ministère iranien des Affaires étrangères.
- Appels à la "désescalade" -
Le Koweit a exprimé "sa plus ferme condamnation des attaques répétées et illicites de l'Iran", qui "compromettent" les efforts "de désescalade en cours".
Le Qatar, l'un des pays médiateurs entre l'Iran et les Etats-Unis, a lui aussi dénoncé des attaques iraniennes "injustifiées", appelant "à poursuivre la voie du dialogue". Doha avait convoqué mardi le chargé d'affaires iranien, exigeant "des explications".
La Chine a pour sa part averti qu'une "reprise des hostilités" n'était "dans l'intérêt" de personne.
Mais Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan a jugé depuis Ankara les frappes américaines "absolument nécessaires" pour répondre "avec fermeté" à Téhéran.
"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", avait auparavant déclaré un responsable gouvernemental américain sous le couvert de l'anonymat.
A la veille de son inhumation jeudi dans sa ville natale de Mashhad, en Iran, le cercueil de l'ayatollah fait une étape en Irak, pour des processions funéraires à Najaf et Kerbala, deux villes abritant les sanctuaires les plus vénérés des musulmans chiites.