Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Les Houthis du Yémen ont revendiqué dimanche des "opérations d'envergure" contres des aéroports et des infrastructures énergétiques saoudiennes, à l'issue d'une série d'attaques dont l'une a fait treize morts samedi, la plus meurtrière en dix ans dans le royaume.
Taille du texte:
L'ampleur des attaques visant Ryad ces derniers jours est inédite depuis le début en 2014 de la guerre au Yémen opposant les Houthis aux forces gouvernementales, qui bénéficient du soutien militaire d'une coalition conduite par l'Arabie saoudite depuis 2015.
Les Houthis pro-iraniens ont indiqué avoir mené "quatre opérations d'envergure au cours des dernières 24 heures, utilisant des missiles balistiques, des missiles de croisière et des drones".
Ils ont indiqué avoir ciblé, "en trois phases" à partir de vendredi soir, l'aéroport international de Ryad.
Samedi, une attaque a fait 13 morts et 309 blessés, selon un bilan provisoire, et entrainé l'arrêt des vols jusqu'à nouvel ordre, selon une source du secteur aérien. Et dimanche, les autorités saoudiennes ont annoncé qu'un "projectile non identifié" avait provoqué un incendie sur le terminal 4, faisant plusieurs blessés.
- Aramco ciblé -
Les Houhtis ont également revendiqué des opérations contre des sites appartenant au géant énergétique Aramco : l'installation gazière de Shugadam, et une raffinerie à Tanajib, toutes deux dans l'est de l'Arabie saoudite.
La quatrième opération a visé l'aéroport international de Dammam. "La frappe a atteint sa cible directement et a entraîné une perturbation du trafic aérien à l'aéroport", s'est félicité Yahya Saree, le porte-parole militaire des Houthis, dans un communiqué.
Selon le site officiel de l'aéroport de Dammam, de nombreux vols, au départ comme à l'arrivée, ont été signalés comme retardés.
Avec la fin des chaleurs estivales, octobre marque généralement le début de la haute saison pour le pèlerinage de la Omra, des millions de musulmans du monde entier affluant vers le royaume.
Les Houthis ont renouvelé dimanche leur avertissement aux voyageurs, employés et compagnies aériennes, assurant que les aéroports saoudiens n'étaient "pas sûrs, à l'exception" de ceux des villes saintes de La Mecque et Médine.
Les combattants pro-iraniens avaient déjà revendiqué mercredi et jeudi des frappes contre l'aéroport de Ryad, qui ont fait six morts au total.
- "Crime de guerre" -
La coalition militaire menée par l'Arabie saoudite a dénoncé l'attaque de samedi, y voyant "un crime de guerre" auquel elle a promis de répondre "avec fermeté".
Les réactions internationales à cette attaque contre une infrastructure civile ont afflué, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu condamnant une "horrible attaque terroriste".
"Ce qui s'est passé (...) n'est pas acceptable", a réagi Donald Trump samedi, indiquant qu'il allait examiner une possible participation américaine aux opérations militaires contre les Houthis, et s'entretiendrait avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, dirigeant de facto du royaume.
Les Etats-Unis n'avaient jusque-là pas donné suite à plusieurs demandes saoudiennes de soutien.
L'ONU, Paris, Londres, Berlin, Doha, Amman, Moscou, Bagdad et Islamabad ont également condamné l'attaque de l'aéroport, qualifiée d'"escalade dangereuse" par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Malgré des différends diplomatiques avec Ryad, notamment au Yémen, les Emirats arabes unis ont exprimé leur solidarité envers le royaume et leur "soutien à toutes les mesures visant à préserver" sa sécurité.
- 124 frappes saoudiennes -
Après l'attaque de samedi sur l'aéroport de Ryad, les autorités saoudiennes avaient recensé 12 morts (quatre Saoudiens, deux Bangladais, un Américain, un Égyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien et un Soudanais).
Dimanche, l'ambassade d'Inde en Arabie saoudite a annoncé qu'un de ses ressortissants était décédé des suites de ses blessures.
Sur le terrain yéménite, les hostilités se poursuivent après l'offensive éclair lancée en septembre par les Houthis qui ont pris le contrôle sur la mer Rouge du détroit stratégique de Bab el-Mandeb, déclenchant une contre-offensive gouvernementale.
Les Houthis ont dénoncé une "brutale agression saoudienne", faisant état de 124 frappes aériennes depuis samedi contre différents sites du pays, dont la capitale Sanaa, sous leur contrôle.
Des sources militaires du camp gouvernemental ont indiqué samedi à l'AFP que les forces yéménites avaient progressé autour du détroit, sans parvenir à le sécuriser.
Un responsable houthi a assuré que le mouvement tenait toujours l'île de Mayyoun, au cœur du passage maritime qui a gagné en importance depuis que Téhéran restreint la navigation dans celui d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique.