Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
L'élève de 3e qui a poignardé sa professeure en classe mardi dans un collège de Sanary-sur-Mer (Var) a été mis en examen et placé en détention provisoire jeudi après avoir reconnu les faits et expliqué avoir "voulu se venger" après plusieurs incidents relevés par l'enseignante.
Taille du texte:
En garde à vue, ce jeune de 14 ans, qui en aura 15 dans un mois, "a immédiatement reconnu être l'auteur des quatre blessures infligées à la victime avec le couteau, trois au niveau de l'abdomen et une au niveau de l'avant-bras gauche" avec un Opinel doté d'une lame de 12 cm lors d'une pause en classe, a expliqué le procureur de Toulon lors d'un point presse.
Il avait pris ce couteau le matin dans sa cuisine avec l'intention de la "planter" car il avait "trop de haine" : il estimait que sa professeure d'arts plastiques "avait été injuste avec lui en relevant plusieurs incidents disciplinaires à son encontre ces dernières semaines", a détaillé Raphaël Balland.
Pronote, le logiciel de la vie scolaire, signale 10 incidents le concernant depuis la rentrée de septembre dont la moitié émanant de cette enseignante "allant du simple oubli de son matériel" à "des propos irrespectueux à l'encontre de plusieurs professeurs".
Mais après les faits, sa haine de départ s'est transformée en "une grosse haine" envers lui-même, a relaté le collégien.
L'état de santé de l'enseignante, qui officie au collège La Guicharde depuis 28 ans, "reste préoccupant", les médecins restant "réservés sur son pronostic vital", a encore expliqué le procureur.
A Sanary-sur-Mer, où le traumatisme est important, les élèves de ce collège réputé calme et avec un bon climat scolaire ont eux repris le chemin des cours jeudi mais avec un emploi du temps aménagé, a précisé jeudi l'Académie de Nice à l'AFP. L'accueil s'est fait de manière échelonnée, par niveau.
La matinée a été consacrée à "un temps d'échange avec les élèves en classe avec un binôme ou trinôme d'enseignants". Une cellule psychologique avait été mise en place dès mercredi pour les élèves et l'ensemble du personnel éducatif et restera ouverte le temps nécessaire.
- "calme et gentil" -
A ce stade de l'enquête, se dessine le profil d'un jeune adepte des jeux vidéos, qu'il dit pratiquer "pas plus d'une à deux heures par jour", et qui possède dans sa chambre plusieurs armes blanches car il trouve cela "stylé". L'adolescent, qui ne pratique pas de religion, évolue dans un cadre familial compliqué.
Des mesures d'assistance éducative avaient été ordonnées par un juge des enfants après des "signalements concernant des violences qui auraient été commises par les parents uniquement sur sa petite soeur" avec prescription d'une thérapie familiale.
"Ses parents ne comprennent absolument pas son geste, le décrivant comme étant habituellement calme et gentil. Ils sont effondrés par la situation", a encore rapporté le procureur.
"Ce qui est important pour mon client c'est le sort de la victime, il espère qu'elle survive et qu'elle s'en sorte", a dit de son côté son avocate Margaux Albertini-Loiseau.
Etant mineur de moins de 16 ans, s'il est un jour jugé pour ces faits, il encourra 20 ans de prison et non la perpétuité.
Cette nouvelle agression au couteau dans un établissement scolaire a choqué la communauté éducative, suscitant une cascade de réactions et la demande de mesures qui ne soient pas seulement sécuritaires.
En février 2025, le gouvernement avait pointé que les signalements d'armes blanches dans les établissements scolaires avaient bondi de 15% sur un an. Des contrôles aléatoires de sacs aux abords des collèges et lycées avaient été mis en place. Entre mars et décembre, 12.000 contrôles ont permis la découverte de 525 armes blanches, selon le ministre de l'Education Edouard Geffray.
Autre piste pour réduire la violence: interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cette mesure a fait l'objet d'une proposition de loi adoptée fin janvier à l'Assemblée.
Des mesures ont également été annoncées sur la santé mentale. L'ex-ministre de l’Education, Elisabeth Borne, avait présenté en juin un "protocole de repérage et de prise en charge" des problèmes de santé mentale dans les établissements.