Roland-Garros: avec la canicule, Djokovic appelle à "repousser" les matches en soirée / Photo: Thomas SAMSON - AFP
Après un deuxième tour "épuisant" mercredi en pleine vague de chaleur, Novak Djokovic a estimé que l'organisation de Roland-Garros devrait "repousser" les matches de quelques heures quand de telles conditions extrêmes se présentent, comme cela se fait en Australie.
"En Australie, (...) depuis quelques années, parfois on repousse d'une heure, deux heures, trois heures le match à venir pour que la température retombe", a commenté le Serbe de 39 ans en conférence de presse après sa victoire contre le Français Valentin Royer en quatre sets.
"Pour les tournois du Grand Chelem, ça ne devrait pas être un problème. On a tellement de courts, on a de la lumière, il n'y a pas de problème en principe", a-t-il continué. "On peut planifier les matches à un autre moment sur d'autres courts".
"Ce n'est pas idéal de dépasser minuit, mais si ça arrive quand il y a une canicule ou des conditions extrêmes, on peut peut-être y penser quand même", a-t-il signalé, dans ce qui ressemble à un appel à l'organisation.
Pour lui, la réponse logique à ces conditions extrêmes ne réside en revanche pas dans la couverture de quelques courts privilégiés, comme le Philippe-Chatrier et le Suzanne-Lenglen à Paris, ce qui serait "injuste".
Comme son homologue océanien, qui se déroule durant l'été austral, Roland-Garros dispose d'un protocole "chaleurs extrêmes". Il repose sur un indicateur qui synthétise plusieurs variables météorologiques comme la température de l'air, le taux d'humidité, la vitesse du vent et le rayonnement du soleil.
Une pause de dix minutes peut être accordée aux joueurs de simple et les matches peuvent théoriquement être interrompus si cet indicateur dépasse un certain seuil, qui n'a pas encore été franchi à Paris, où l'humidité est bien moins prégnante qu'à Melbourne.
"Quand on joue trois heures et demie sur de la terre, c'est long et c'est épuisant. Physiquement, j'ai dépensé de l'énergie, pas mal, il faisait très chaud, les conditions étaient difficiles", a encore relevé l'homme aux 24 tournois du Grand Chelem après sa qualification au 3e tour.
Plusieurs joueurs ont été physiquement très affectés par la chaleur, comme Casper Ruud qui a subi une "insolation" avant de s'imposer mardi, et Jakub Mensik, perclus de crampes après sa victoire marathon en cinq sets mercredi et est resté de longues minutes allongé sur le court. "C'est insensé de jouer avec cette chaleur", a-t-il déploré.
D.Jacobs--LCdB