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Des pluies exceptionnelles drainées par la dépression Leonardo se sont déversées jeudi sur la péninsule ibérique, entraînant d'impressionnantes inondations et des milliers d'évacuations en Espagne et au Portugal, où cette "crise dévastatrice" n'empêchera toutefois pas l'organisation du second tour de la présidentielle dimanche.
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Même si le candidat d'extrême droite André Ventura avait demandé le report du scrutin qui doit l'opposer au socialiste modéré Antonio José Seguro, largement favori, l'autorité électorale a vite écarté ce scénario, en rappelant que la loi portugaise ne permettait pas "le report général des élections, au niveau national".
"Il s'agit d'une crise dévastatrice", a reconnu dans la soirée le Premier ministre Luis Montenegro, tout en estimant que les perturbations étaient "surmontables" et en appelant à "l'esprit de sacrifice" des électeurs pour les encourager à aller voter dimanche en dépit des circonstances.
La loi prévoit cependant la possibilité de reports ponctuels du scrutin, mais uniquement sur décision des autorités municipales, comme l'a par exemple déjà annoncé jeudi la mairie d'Alcacer do Sal, commune du sud du pays parmi les plus touchées.
"Nous ne sommes pas en mesure de tenir des élections dimanche", a déclaré la maire Clarisse Campos, en soulignant que plusieurs villages de cette commune comptant près de 10.000 électeurs étaient isolés et qu'une partie du centre-ville était envahie par les eaux du fleuve Sado.
- Le Tage en alerte -
Jeudi, les pompiers s'y déplaçaient en canot pneumatique pour évacuer les habitants piégés par les flots, ont constaté des journalistes de l'AFP.
"J'ai ma maison pleine d'eau. C'est rempli d'eau, tout est abimé. Ma machine à laver, le frigo, tout, tout... les meubles, tout... Il y a de l'eau pratiquement à hauteur du milieu du mur", a témoigné Deolinda Guerra, une retraitée de 78 ans évacuée par les secours.
Dans le centre du pays, la protection civile de la région de Santarém a relevé dans la journée de jeudi le risque de crue du Tage "au niveau rouge, son niveau maximal", et les autorités locales ont ordonné l'"évacuation obligatoire" des zones riveraines.
"Nous n'avions pas connu une telle situation dans le bassin du Tage depuis 1997", a souligné le commandant national de la protection civile, Mario Silvestre.
Le Portugal, ravagé la semaine dernière par la tempête Kristin qui a fait 5 morts, avait déjà vécu son deuxième mois de janvier le plus pluvieux depuis 2000, d'après l'agence météorologique nationale (IPMA).
Le bilan humain de la dépression Leonardo s'élève pour l'heure à un mort au Portugal mercredi, tandis qu'une femme, tombée dans un cours d'eau, était toujours portée disparue jeudi en Andalousie, dans le sud de l'Espagne.
La péninsule ibérique est en première ligne du dérèglement climatique en Europe et subit, depuis plusieurs années, des vagues de chaleur de plus en plus longues et des épisodes de fortes pluies de plus en plus fréquents et intenses.
La tempête Leonardo est la sixième du genre depuis début 2026, en à peine plus d'un mois, selon l'agence météorologique espagnole (Aemet).
- "Tout le monde écopait" -
En Espagne, à Grazalema, une commune d'Andalousie particulièrement touchée, "en l'espace de 16 heures, il a plu pratiquement autant que ce qui tombe en un an dans la région de Madrid", a souligné le président régional Juan Manuel Moreno.
La petite ville située à quelque 800 mètres d'altitude, et comptant environ 1.500 habitants, a d'ailleurs été évacuée jeudi après-midi face au risque de glissements de terrain.
"L’eau sortait de partout, tout le monde écopait, et on sentait de temps en temps des secousses", a expliqué à l'AFP un habitant de Grazalema, Miguel Ángel Aguilar, qui ne savait s'il devait attribuer ces grondements à la "montagne gorgée d'eau" ou à "un problème avec le barrage".
"Il est évident que ce sont des jours compliqués, difficiles", a réagi le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez.
D'autres évacuations ont été ordonnées pour l'essentiel en Andalousie, déplaçant plusieurs milliers d'habitants.
Des zones du centre et du nord-ouest de l'Espagne, à un millier de kilomètres de là, se trouvent également en alerte orange, essentiellement pour des vents violents. Le trafic ferroviaire et routier reste toujours largement ralenti jeudi.
En Espagne, l'Agence météorologique nationale a déjà prévu des pluies "plus intermittentes" pour vendredi, avant une nouvelle intensification des précipitations samedi, en particulier dans les zones déjà touchées par de fortes pluies ces derniers jours.