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Le Turkménistan a inauguré jeudi en grande pompe sa première "ville intelligente" en l'honneur de l'homme fort de ce pays reclus d'Asie centrale, Gourbangouly Berdymoukhamedov, à l'occasion de son 66e anniversaire.
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Baptisée "Arkadag", cette cité a été solennement ouverte lors d'une fastueuse cérémonie à laquelle des journalistes de l'AFP ont été conviés,invitation exceptionnelle tant l'accès à cette ex-république soviétique est rare.
Gourbangouly Berdymoukhamedov, qui porte les titres de "chef de la nation turkmène" et de "Héros-Protecteur" (Arkadag) n'était pas présent pour l'inauguration de la ville, dont la construction, débutée en 2019, a coûté 5 milliards de dollars.
Encore inhabitée, elle doit accueillir à terme quelque 70.000 personnes et respecte de nombreuses normes écologiques, selon les autorités.
S'il a démissionné de son poste de président en 2022, passant la main à son fils Serdar, Gourbangouly Berdymoukhamedov a pris la tête d'un organe suprême aux immenses prérogatives.
En l'absence du père, parti en Arabie saoudite pour effectuer le grand pélerinage musulman du hajj, c'est le fils Serdar qui a pris soin d'inaugurer la ville.
"Gloire à Arkadag et Serdar, gloire au dirigeant turkmène", scandaient des participants habillés en vêtements traditionnels turkmènes, a constaté l'AFP.
Au centre de la ville trônent différents monuments, dont l'un couleur or à l'honneur de Gourbangouly Berdymoukhamedov sur son cheval préféré, un akhal-teke.
"Le monument Arkadag au centre de la nouvelle ville est un hommage à l'éminent homme politique de la modernité et au grand fils du peuple turkmène Gourbangouly Berdymukhamedov", a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un membre du ministère de la construction et de l'architecture.
"Le Héros-Protecteur s'est constamment familiarisé avec l'état d'avancement tout au long de la période de construction de la ville, donnant des recommandations et des conseils précieux. Grâce à ses efforts, une ville magnifique a été construite", a-t-il poursuivi.
Le Turkménistan, dans les tréfonds du classement de RSF pour la liberté de la presse, est accusé par des ONG internationales des droits humains de dépenser sans compter les revenus tirés de ses ressources naturelles dans des projets grandioses apportant très peu de bénéfices pour la population.