Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
"Inadmissible": dans le quartier pavillonnaire des Blondeaux à L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), une commune de 30.000 habitants à la réputation tranquille, habitants et passants sont scandalisés par l'attaque qui a visé le domicile du maire dans la nuit de samedi à dimanche.
Taille du texte:
"Une ligne rouge a été franchie", déplore Dorin, un Roumain de 38 ans qui vit à 200 m des lieux avec sa famille. Il n'a pas souhaité donner son patronyme par peur des "représailles".
L'agression a suscité la condamnation unanime du gouvernement et de la classe politique.
Une enquête a été ouverte pour tentative d'assassinat, a annoncé le procureur de Créteil Stéphane Hardouin, qui l'a confiée au service départemental de police judiciaire.
Dimanche matin, la rue du domicile de l'élu est bloquée par la police: journalistes français et étrangers se pressent au carrefour, au milieu des joggueurs et des habitants qui vont acheter leur pain à la boulangerie voisine.
Certains s'arrêtent et prennent des photos. D'autres vont aux nouvelles, surpris de l'attroupement inhabituel qui s'est constitué dans ce quartier résidentiel d'où l'on aperçoit les tours de la cité voisine.
Johanna et ses trois enfants habitent la maison à l'angle de la rue. Cette nuit, elle a senti de la fumée et entendu "des bruits de pétards": "Je n'ai pas oser ouvrir la fenêtre, j'avais peur".
A l'arrivée de la police, cette enseignante de 42 ans qui a requis l'anonymat s'est aventurée sur son balcon pour filmer la scène. Les images qui défilent sur l'écran de son téléphone portable, que l'AFP a pu voir, montrent un important incendie devant une habitation. "Cela fait peur", insiste-t-elle.
- "Le monde à l'envers !" -
"C'est incompréhensible", élabore Johanna sur le pas de sa porte. "Il y a eu un drame" avec la mort de Nahel, cet adolescent de 17 ans tué mardi par un policier lors d'un contrôle routier à Nanterre, à l'origine de cinq nuits de violentes émeutes dans de nombreuses villes du pays. "Mais le policier est mis en examen (et écroué, ndlr), je ne comprends pas que ça continue", déplore-t-elle.
Frédéric Goulet, un directeur financier de 50 ans, passe en courant par les petites rues arborées du quartier. C'est l'heure de son footing dominical. Il s'est arrêté au carrefour et prend quelques photos.
"Ce n'est pas normal, c'est le monde à l'envers !", lâche-t-il, "j'espère qu'ils (les auteurs) seront attrapés".
Brigitte Saillard, 65 ans, est venue garder ses petites-filles et se désole des destructions. Pour elle aussi il est "inadmissible" de "s'en prendre aux maisons, aux voitures: est-ce nécessaire ?", interroge cette retraitée de Vitry.
"On est tous choqués par la mort" de Nahel, "mais brûler des marchés, des bibliothèques, ce n'est pas la solution", abonde non loin de là Taoufik Aayay, 49 ans.
Lui habite dans une rue adjacente et cette nuit, il a entendu "des sirènes et des explosions". Il a appris ce qui s'était passé "à la télévision" au matin et il est depuis "en colère contre les gens qui ont fait ça".
"Ce sont des actes de violence inacceptables", renchérit Olivier Lafaye, élu de l'opposition (Renaissance) au conseil municipal. "Quand vous êtes élus, c'est un engagement citoyen envers tout le monde", poursuit-il, "vous n'avez qu'une envie: que la ville progresse et que tout le monde vive ensemble".