Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Huit Palestiniens ont été tués lundi à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, lors d'une vaste opération de l'armée israélienne qui a mobilisé des centaines de soldats et fait notamment usage de drones.
Taille du texte:
Des véhicules blindés et des bulldozers ont également été utilisés dans cette incursion, la plus importante de l'armée israélienne en Cisjordanie depuis plusieurs années.
Des fusillades et des explosions ont secoué la ville de Jénine et le camp de réfugiés adjacent, bastion de groupes armés palestiniens et cible ces derniers mois de plusieurs opérations militaires israéliennes.
Le nombre de troupes engagées est "au niveau d'une brigade", a indiqué le porte-parole de l'armée israélienne Richard Hecht.
Des Palestiniens lançaient des pierres sur les soldats israéliens, sous un ciel noirci par la fumée des explosions et des barricades en feu, a constaté un correspondant de l'AFP.
"Il y a des bombardements aériens et une invasion au sol", raconte à l'AFP Mahmoud al-Saadi, directeur du Croissant-Rouge palestinien à Jénine. "Plusieurs maisons et sites ont été bombardés (...) De la fumée s'élève de partout."
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a accusé l'armée israélienne d'avoir lancé "une guerre ouverte contre la population à Jénine."
- "Pire raid depuis cinq ans" -
Des "attaques terroristes contre des civils" israéliens ont été fomentées dans le camp de Jénine, a déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen, ajoutant que "nous frappons (cette) plaque tournante du terrorisme avec force."
L'armée israélienne a fait état d'affrontements entre des soldats et des hommes armés dans une mosquée du camp de Jénine, ajoutant que des armes et des explosifs avaient ensuite été retrouvés dans le bâtiment.
Elle a en outre dit avoir ciblé "une infrastructure terroriste" et un "centre d'opérations" servant de centre de commandement à la "Brigade de Jénine", un groupe armé local.
"J'ai vu les bulldozers dans le camp qui ont détruit des maisons", a confié à l'AFP, Badr Shagoul, un habitant.
A l'hôpital de la ville, un journaliste de l'AFP a constaté que des corps étaient étendus dans la morgue, certains depuis des heures, les proches des morts attendant la fin des combats pour les funérailles, alors que les affrontements se poursuivaient.
"Nous avons reçu beaucoup de blessés par des explosifs venus du ciel, beaucoup aussi de blessés par balles", affirme Qasem Benighade, un infirmier de 35 ans, qui a dû ramper de chez lui ce matin pour arriver à son travail. "C'est le pire raid depuis cinq ans".
Israël avait déjà intensifié ses opérations dans le nord de la Cisjordanie, qui a connu une récente vague d'attaques contre des Israéliens ainsi que des violences de la part de colons juifs ciblant les Palestiniens.
- "Approche proactive" -
Evoquant l'incursion de lundi, le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a défendu une "approche proactive" de l'armée, le porte-parole militaire Richard Hecht affirmant que l'armée "agissait contre des cibles spécifiques" et que "la méthode de frappe aérienne, en plein cœur du camp (de Jénine), les a pris par surprise".
La situation est "catastrophique", assure Mahmoud Hawashin, résident du camp de Jénine. "Chaque action israélienne aura des conséquences. Si plus de sang palestinien coule, alors il y aura aussi plus de sang israélien qui coulera."
"Toutes les options sont sur la table pour frapper l'ennemi (Israël, NDLR) en réponse à son agression à Jénine", a prévenu le Jihad islamique palestinien, le chef du Hamas, Ismaël Haniyeh, dénonçant une opération israélienne "brutale".
De son côté, la Jordanie a lancé un "appel urgent à la communauté internationale pour (...) mettre un terme aux attaques israéliennes dans les territoires palestiniens occupés". Et la Ligue arabe a annoncé une réunion d'urgence mardi.
Toujours lundi, "un homme a été tué par les balles de l'occupation (israélienne) à l'entrée nord d'Al-Bireh, près de Ramallah", selon le ministère palestinien de la Santé.
Les violences liées au conflit israélo-palestinien ont tué depuis le début de l'année au moins 185 Palestiniens, 25 Israéliens, un Ukrainien et un Italien, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles.