Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
La crise au JDD s'est invitée mercredi à l'Assemblée nationale à travers une proposition de loi transpartisane pour protéger la liberté éditoriale des médias, une initiative saluée par les grévistes même si elle ne suffira pas à "sauver" l'hebdomadaire, absent des kiosques depuis un mois.
Taille du texte:
La rédaction du Journal du dimanche a de nouveau reconduit massivement la grève démarrée le 22 juin pour contester l'arrivée à sa tête de Geoffroy Lejeune, ancien directeur de la rédaction de l'hebdomadaire d'extrême droite Valeurs Actuelles, et réclamer des garanties d'indépendance juridique et éditoriale.
"Nos revendications sont toujours les mêmes", a résumé auprès de l'AFP le journaliste du JDD Guillaume Caire, en marge d'un rassemblement qui a réuni non loin du Palais-Bourbon près d'une centaine de personnes, à l'appel de la Société des journalistes (SDJ) du titre.
"Pour pouvoir lever la grève, il faudra répondre à ces deux demandes", a-t-il martelé lors de la manifestation rejointe par divers représentants syndicaux et politiques comme Sophie Binet (CGT), Olivier Faure (PS), Mathilde Panot (LFI), Sandrine Rousseau (EELV) ou encore Violette Spillebout (Renaissance).
Après le sénateur socialiste David Assouline, qui a déposé une proposition de loi sur le sujet la semaine dernière, des députés de huit groupes politiques (hors RN et LR) ont présenté la leur mercredi, afin de réformer les aides à la presse pour donner davantage de droits aux journalistes.
- "Dérive" -
"Les prises d'assaut de médias se sont multipliées ces dernières années" et il faut "un coup d'arrêt à cette dérive", considère l'écologiste Sophie Taillé-Polian, à l'initiative du texte.
Ce dernier prévoit que les aides publiques aux entreprises de presse ne soient accordées que s'il existe en leur sein une procédure d'agrément du directeur de la rédaction par les journalistes. La même condition serait posée pour l'attribution d'un canal télé ou radio.
Problème: ses signataires, qui porteront également des amendements sur le sujet au projet de loi de finances à l'automne, espèrent un examen au mieux dans les prochains mois par l'Assemblée nationale.
"On espère que notre situation sera résolue d'ici là", commente Guillaume Caire. L'initiative permettra toutefois, "au-delà du Journal du dimanche, de protéger les autres rédactions", dit-il, saluant également le lancement en septembre des Etats généraux de l'information, promesse de campagne d'Emmanuel Macron.
Interrogé sur l'absence de soutiens de représentants LR ou RN, Guillaume Caire rappelle que "l'information n'est ni de droite ni de gauche", citant l'une des pancartes brandies par les manifestants.
- "inflexible"
Au JDD, des discussions "doivent s'engager sur la rédaction d'une charte", indique la journaliste gréviste Sarah Paillou à l'AFP.
Sollicité par la SDJ pour la rédaction de ce texte, l'avocat Jean-Pierre Mignard précise à ce sujet chercher des "formules de consensus dans la désignation des directeurs" de rédaction entre les journalistes et leur actionnaire.
Malgré cette "forme d'ouverture" de sa part, la direction de Lagardère - qui n'a pas souhaité commenter - reste "inflexible" sur la nomination de Geoffroy Lejeune, déplore Sarah Paillou.
En cas de poursuite de la grève au-delà de dimanche, le JDD aura dépassé les 31 jours de grève menés en 2016 par la rédaction d'i-Télé après son passage dans le giron de Vincent Bolloré.
Alors que les grévistes découvriront ce mois-ci l'impact de leur mobilisation sur leur fiche de paie, ils pourront puiser dans leur caisse de grève, déjà abondée à plus de 70.000 euros, selon Sarah Paillou.
"Malgré ce risque financier, on voit que la rédaction reste très soudée et très déterminée", assure-t-elle.