Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
L'Espagne vote dimanche pour des élections législatives anticipées scrutées dans toute l'Europe et au-delà, dont l'opposition de droite est la grande favorite, mais qui pourraient aussi amener au pouvoir l'extrême-droite.
Taille du texte:
Le leader du Parti populaire (PP, droite), Alberto Núñez Feijóo, qui pourrait succéder au Premier ministre socialiste Pedro Sánchez si les sondages ont vu juste, a dit à la presse espérer que l'Espagne "entame une nouvelle ère", après avoir voté dans le centre de Madrid.
M. Sánchez, premier des quatre principaux candidats à glisser son bulletin dans l'urne, a souligné pour sa part que cette élection était "très importante (...) pour le monde et pour l'Europe".
Le scrutin suscite un intérêt inhabituel à l'étranger en raison de la possible arrivée au pouvoir d'une alliance entre la droite conservatrice et le parti d'extrême droite Vox, dont le soutien pourrait être indispensable au PP pour former un gouvernement.
Un tel scénario marquerait le retour au pouvoir de l'extrême droite en Espagne pour la première fois depuis la fin de la dictature franquiste, il y a près d'un demi-siècle (1975).
- "Changement de cap" -
Après avoir voté à Madrid, le chef de Vox, Santiago Abascal, s'est dit convaincu que les élections "permettront un changement de cap en Espagne".
La ministre du Travail sortante Yolanda Díaz, leader de Sumar, une formation de gauche radicale, et alliée de M. Sánchez, a renforcé ce sentiment d'un scrutin historique en déclarant que "pour les gens de ma génération, ce sont les élections les plus importantes". "C'est la prochaine décennie qui se joue", a-t-elle dit.
Les bureaux ont ouvert à 09H00 locales (07H00 GMT). Quelque 37,5 millions d'électeurs sont appelés à renouveler pour quatre ans les 350 membres du Congrès des députés et à élire 208 sénateurs.
A l'approche des élections européennes de 2024, le basculement à droite - avec peut-être la participation au pouvoir de l'extrême-droite - de la quatrième économie de la zone euro, après celui de l'Italie l'an dernier, constituerait un revers cinglant pour les gauches européennes.
Cela serait d'autant plus symbolique que l'Espagne exerce actuellement la présidence tournante de l'UE.
"Un gouvernement de coalition entre le PP et Vox serait bénéfique, parce qu'il se consacrerait à rendre l'Espagne meilleure, pas à faire plaisir" à tout le monde, a déclaré à l'AFPTV Brayan Sánchez, un informaticien de 27 ans ayant la double nationalité espagnole et équatorienne, qui a voté à Barcelone (nord-est).
Toutes les enquêtes d'opinion publiées jusqu'à lundi estimaient quasi-certaine une victoire du Parti populaire (PP, droite) de M. Feijóo, 61 ans, mais le fait que leur publication soit interdite pendant les cinq jours précédant le scrutin incite à la prudence.
L'objectif de M. Feijóo est de remporter 176 députés, ce qui lui donnerait la majorité absolue au Congrès et permettrait au PP de gouverneur seul. Mais pas un sondage n'a envisagé un tel score et le PP devrait donc avoir recours à une alliance.
Son seul partenaire potentiel est Vox, parti d'extrême droite ultranationaliste et ultraconservateur, né en 2013 d'une scission du PP, avec lequel il gouverne déjà dans trois des 17 régions du pays.
M. Abascal a averti le PP que le prix de son soutien serait une participation à un gouvernement Feijóo.
- "Pas l'idéal" -
M. Feijóo, qui a décrit le PP comme "un parti de centre-droit réformiste", a maintenu jusqu'au bout le flou sur ses intentions, admettant toutefois vendredi, dans une interview au quotidien El Mundo, qu'un gouvernement de coalition avec Vox "n'est pas l'idéal".
Donné battu après la déroute de la gauche lors des élections locales de mai, qui l'avait convaincu de convoquer ce scrutin anticipé, M. Sánchez, 51 ans, a fait de Vox un épouvantail afin de jouer sur la peur de l'extrême droite.
Dénonçant "le tandem formé par l'extrême-droite et la droite extrême" et jouant la carte européenne, il a estimé qu'un gouvernement de coalition PP/Vox "serait non seulement un recul pour l'Espagne" sur le plan des droits, "mais aussi un sérieux revers pour le projet européen".
Pour lui, la seule alternative est le maintien au pouvoir de l'actuelle coalition de gauche, mise sur pied en 2020, entre son parti socialiste et la gauche radicale.
Ses propos ont trouvé un écho chez Brauli Muñoz, un enseignant barcelonais de 53 ans, qui a dit à l'AFPTV espérer "un gouvernement progressiste, donc les socialistes et Sumar".