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Les Etats-Unis ont annoncé vendredi avoir donné leur feu vert à l'envoi par le Danemark et les Pays-Bas d'avions de combat américains F-16 à l'Ukraine, une fois les pilotes ukrainiens formés, "une super nouvelle" selon le ministre ukrainien de la Défense.
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Un porte-parole du département d'Etat américain a affirmé que le Danemark et les Pays-Bas avaient reçu des "assurances formelles" à ce sujet.
"De cette façon, l'Ukraine pourra tirer pleinement parti de ses nouvelles capacités dès que le premier groupe de pilotes aura terminé sa formation. Les F-16 contribueront aux capacités de défense et de dissuasion de l'Ukraine", a ajouté ce porte-parole.
"Une super nouvelle de nos amis aux États-Unis !", s'est rapidement félicité sur X (anciennement Twitter) le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov.
Kiev réclame inlassablement depuis le début de l'invasion russe des avions occidentaux pour combattre les forces de Moscou, largement supérieures à ce stade.
Les Etats-Unis ont, eux, des règles strictes sur la revente ou le transfert d'équipement militaire américain par des alliés.
La date à laquelle les pilotes ukrainiens finiront leur formation n'est pas encore connue.
Cette formation, par une coalition de 11 pays, devait commencer ce mois-ci, et des responsables ont dit espérer que les pilotes soient prêts d'ici début 2024.
La ministre néerlandaise de la Défense, Kajsa Ollongren, a salué vendredi le feu vert.
"Cela nous permet de mener les choses à bien sur la question de la formation des pilotes ukrainiens", a-t-elle dit sur X.
Mais "tout prend du temps", a souligné Mme Ollongren auprès de l'agence de presse néerlandaise ANP.
Il faudra plusieurs mois avant que les Pays-Bas puissent réellement envoyer des F-16, a-t-elle précisé selon l'ANP.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé en juillet que la livraison d'avions de combat F-16 serait considérée par Moscou comme une menace "nucléaire".
Si la livraison d'avions de combat devrait aider à terme l'Ukraine, reste que son armée ne pourra pas en bénéficier rapidement, alors même que sa contre-offensive, lancée en juin et censée permettre de reconquérir l'ensemble des territoires occupés par la Russie, n'a permis à ce stade que de reprendre une poignée de villages.
- Drones ukrainiens à Moscou -
La Russie a affirmé de son côté vendredi avoir détruit des drones ukrainiens à Moscou et en mer Noire, deux lieux où les attaques de ce type se sont multipliées ces dernières semaines.
Ces attaques ont eu lieu alors qu'un responsable officiel russe a confirmé que forces ukrainiennes avaient ouvert une brèche sur la rive gauche du Dniepr, ligne de front dans le sud du pays.
Des murs extérieurs sur le site se sont partiellement effondrés, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Selon l'agence TASS, l'espace aérien près de l'aéroport international Vnoukovo de Moscou a été brièvement fermé.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'était félicité fin juillet que "la guerre arrive sur le territoire de la Russie".
Du côté de la mer Noire, la Russie a dit avoir déjoué quelques heures plus tôt une nouvelle attaque ukrainienne menée avec un drone naval contre sa flotte.
Malgré ce blocus maritime, le premier cargo au départ de l'Ukraine depuis la fin de l'accord céréalier est arrivé jeudi soir comme prévu en Turquie, selon les sites de trafic maritime.
Le porte-conteneurs "Joseph Schulte", battant pavillon de Hong Kong, avait quitté mercredi le port ukrainien d'Odessa, un défi lancé à la Russie qui menace d'attaquer de tels navires depuis qu'elle s'est retirée de l'accord.
Moscou a en outre intensifié ses attaques contre les infrastructures portuaires ukrainiennes de la mer Noire et du Danube depuis son retrait de l'accord céréalier conclu sous l'égide de l'ONU et de la Turquie et entré en vigueur à l'été 2022.
Les tentatives russes d'obtenir le contrôle unilatéral de la navigation sur la mer Noire interviennent sur fond de contre-offensive militaire déclenchée en juin par les forces ukrainiennes, qui s'appuie sur de nouveaux équipements occidentaux mais progresse lentement.