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Deux personnes sont mortes mercredi matin à la suite d'une attaque russe "massive" de drones et de missiles sur Kiev, la plus importante "depuis le printemps" selon les autorités militaires de la capitale ukrainienne.
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La Russie a elle été visée par de multiples attaques nocturnes de drones. L'une, chose rare dans le nord-ouest du pays, a détruit ou endommagé plusieurs avions militaires à l'aéroport de Pskov. L'armée russe a indiqué en outre avoir neutralisé de multiples engins au-dessus des régions occidentales de Moscou, Briansk, Orel, Kalouga et Riazan, ainsi qu'en Crimée, péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014.
En Ukraine, les habitants de Kiev ont été réveillés vers 05H00 locales (02H00 GMT) par les explosions provoquées par les tirs de défense antiaérienne contre les engins russes lancés contre la capitale ukrainienne.
"A la suite de la chute de débris dans le district de Chevtchenkivski de Kiev (...) deux personnes sont mortes. Trois autres personnes ont subi des blessures", a indiqué le chef de l'administration militaire de la capitale ukrainienne, Serguiï Popko, sur Telegram, ajoutant que deux personnes avaient été hospitalisées.
"Au total, plus de 20 cibles ennemies ont été détruites" par la défense aérienne ukrainienne, a communiqué M. Popko.
- 28 missiles de croisière -
D'autres régions d'Ukraine, notamment Odessa et Mykolaïv dans le sud, ont également essuyé des attaques nocturnes.
Selon l'armée de l'air ukrainienne, tous les 28 missiles de croisières et 15 des 16 drones explosifs Shahed ont pu être détruits par la défense antiaérienne ukrainienne.
Un autre bombardement dans la région de Donetsk (est) a fait deux morts dans une ferme de Bogatyr, des hommes de 44 et 59 ans, selon le parquet régional.
Du côté de la mer Noire, Moscou a affirmé avoir détruit plusieurs bateaux militaires ukrainiens, alors que Kiev a utilisé ses vedettes et drones pour lancer des attaques ces derniers mois en Crimée ou contre des navires russes.
L'armée russe avait déjà revendiqué la semaine dernière la destruction d’embarcations ukrainiennes, ce que Kiev avait démenti.
Aucun des deux camps ne reconnait publiquement ses pertes militaires.
Les forces russes et le territoire russes ont également été visés par de multiples drones durant la nuit et en début de journée mercredi.
Le ministère de la Défense a annoncé que les engins avaient été neutralisés ou détruits dans le ciel d'une multitude de régions: Sébastopol, en Crimée annexée, en banlieue de Moscou, Briansk, Orel, Kalouga et Riazan. Les autorités russes n'ont fait état d'aucun dégât.
- Des avions russes en feu -
Par contre, l'armée russe n'a fait aucune mention d'une attaque contre l'aéroport de Pskov, annoncée pourtant pendant la nuit par Mikhaïl Vedernikov, le gouverneur de cette région du nord-ouest de la Russie, frontalière de l'Estonie, de la Lettonie et du Bélarus, et située à quelque 800 km de l'Ukraine.
Si l'attaque ne semble pas avoir fait de victimes, une vidéo diffusée par le gouverneur montre un impressionnant incendie, alors que résonnent des explosions.
Selon le ministère des Situations d'urgence cité par les médias d'Etat, plusieurs "avions Il-76 de l'aviation cargo militaire" ont pris feu. Aucune indication n'a été donnée quant à leur état et leur nombre, les agences russes Tass et Ria évoquant de deux à quatre appareils détruits ou endommagés.
Tous les vols de l'aéroport de Pskov de mercredi ont été annulés en attendant l'évaluation des dégâts éventuels subis par la piste, a indiqué M. Vedernikov.
Si les régions frontalières de l'Ukraine et Moscou sont désormais visées presque quotidiennement par des drones que l'armée russe attribue à l'Ukraine, les attaques de ce type dans le nord-ouest de la Russie sont chose rare.
Pskov avait été visé par des drones fin mai, et la semaine dernière une attaque similaire a visé un aérodrome de la région voisine de Novgorod, détruisant ou endommageant au moins un avion militaire.
Les attaques contre le territoire russe se font de plus en plus régulières depuis le printemps, avec le lancement en juin d'une contre-offensive ukrainienne destinée à libérer les régions du sud et de l'est occupées par l'armée russe.
Jusqu'ici, les avancées restent réduites, mais Kiev espère pouvoir percer les fortifications russes, notamment sur le front méridional où ses derniers jours l'armée ukrainienne a grignoté du terrain.