Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Emmanuel Macron réunit mercredi les chefs de partis politiques à Saint-Denis pour un sommet inédit en quête d'accords pour sortir le pays des blocages, sans convaincre d'emblée des oppositions arrivées "sans illusions" sur une "opération de communication".
Taille du texte:
"C'est l'occasion d'avoir une discussion franche avec lui", a estimé le président du Rassemblement national Jordan Bardella à son arrivée dans cette ville au nord de Paris, tout en soulignant que cette "initiative politique d'ampleur" s'ajoutait à plusieurs "gadgets" voulus par le chef de l'Etat par le passé, comme le "grand débat" lors de la crise des "gilets jaunes".
Il a assuré qu'il ne servirait pas "de béquille au chef de l'Etat", mais qu'il se ferait "l'écho de millions de Français qui souhaitent qu'une autre politique soit menée", notamment sur la sécurité et le pouvoir d'achat.
"Nous ne sommes pas dupes de l'opération de communication que le président de la République met en place", a dénoncé pour sa part le patron du Parti socialiste Olivier Faure en arrivant avec ses homologues de la Nupes peu avant le début des "Rencontres de Saint-Denis" prévu à 15H00.
L'alliance de gauche va présenter une quinzaine de propositions communes, "sans illusion mais avec détermination", a dit pour sa part le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard.
Cette initiative promise par Emmanuel Macron avant la pause estivale vise à bâtir "ensemble" des textes législatifs et ouvrir la voie, "le cas échéant", à des référendums, selon la lettre d'invitation présidentielle.
En attendant, mercredi, la réunion devait se tenir à huis clos, sans aucun collaborateur des invités, eux-mêmes appelés à laisser leur téléphone portable à l'entrée. La presse est cantonnée à l'extérieur.
- "Dîner de travail" -
La réunion a lieu à la maison d'éducation de la Légion d'honneur de Saint-Denis, une école emblématique de la "méritocratie" républicaine - elle est réservée aux descendantes de décorés d'ordres français -, dans une ville touchée par les émeutes du début de l'été.
Les participants sont invités à deux tables rondes sur la situation internationale et les réformes institutionnelles, suivies d'un "dîner de travail" autour de toutes les questions posées par ces récentes violences urbaines, école, autorité, intégration, inégalités, selon l'Elysée.
Tous les chefs des partis représentés au Parlement ont accepté l'invitation, mais avec méfiance du côté de l'opposition qui soupçonne Emmanuel Macron de surtout chercher à relancer un quinquennat à la peine, faut de majorité absolue à l'Assemblée nationale.
Les dirigeants de la Nupes avaient d'ailleurs initialement décidé de boycotter le dîner, en dénonçant une "mise en scène médiatique", avant de se raviser, à condition que les agapes se résument à une réunion de travail.
"Qui mange avec quoi, quand, où, c'est pas le sujet, nous ce qui compte c'est les propositions qu'on fera", a affirmé la dirigeante écologiste Marine Tondelier pour tenter de clore cette polémique, tout en déplorant une fois de plus des conditions d'organisation floues et l'absence des thématiques environnementales dans la lettre d'invitation d'Emmanuel Macron.
Le chef de l'Etat a appelé Jordan Bardella ainsi que le patron des Républicains, Eric Ciotti, au téléphone ces derniers jours pour leur présenter les enjeux de son initiative.
"On a l'impression que son oreille droite fonctionne mais que son oreille gauche est en panne", a ironisé Olivier Faure. Mais Manuel Bompard et le numéro un communiste Fabien Roussel ont reconnu qu'Emmanuel Macron avait bien tenté de les joindre aussi, en vain.
Le président de la République assure vouloir une "discussion franche, loyale, directe" pour "agir ensemble", dans "l'unité", au service des Français. Objectif: trouver des terrains d'entente sur des thèmes-clés - mais clivants - comme l'immigration, l'ordre ou le travail.
- "Préférendum" -
"Le président veut voir les désaccords et, s'ils sont insurmontables, voir sur quels sujets les Français peuvent trancher" par voie référendaire, explique un cadre du camp présidentiel.
Les partis d'opposition ont présenté des propositions de référendums sur leurs chevaux de bataill: l'immigration à droite et l'extrême droite, la réforme des retraites côté Nupes.
Le parti présidentiel, Renaissance, va plaider pour un référendum sur trois à cinq questions, notamment la réforme des institutions. "C'est une façon, si les gens votent oui, de se relégitimer", pointe un responsable macroniste.
Mercredi matin, Olivier Véran est revenu sur la notion de "préférendum" qu'il avait évoquée en début de semaine.
"La Constitution vous autorise à poser plusieurs questions le même jour, dans le cadre de scrutins indépendants", a-t-il assuré.