Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Un premier convoi d'aide internationale est entré samedi au Nagorny Karabakh, où l'armée azerbaïdjanaise a montré à la presse, sur les hauteurs de la "capitale" Stepanakert, des centaines d'armes saisies aux séparatistes depuis son offensive éclair en début de semaine dans cette région sécessionniste en majorité peuplée d'Arméniens.
Taille du texte:
L'Arménie accuse depuis fin 2022 Bakou de bloquer cette unique route qui la relie directement au Nagorny Karabakh et d'y provoquer ainsi d'importantes pénuries.
L'Azerbaïdjan a de son côté annoncé samedi procéder avec la Russie à une "démilitarisation" des forces sécessionnistes arméniennes, au cours d'un voyage de presse auquel participait l'AFP.
- "Démilitarisation" -
Dans les environs de Choucha, une ville du Nagorny Karabakh contrôlée par Bakou, non loin de Stepanakert - qui est encerclée selon les responsables locaux - des centaines d'armes légères saisies aux séparatistes mais aussi des chars marqués d'une croix blanche ont été montrés aux journalistes.
Dans la cour dans laquelle l'arsenal militaire est exposé, est écrit en grandes lettres noires : "Le Karabakh est azerbaïdjanais".
"En étroite coopération avec les soldats de maintien de la paix russes, nous procédons à la démilitarisation" des troupes séparatistes et apportons "un soutien aux civils", a lancé devant la presse Anar Eyvazov, le porte-parole de l'armée azerbaïdjanaise.
A Choucha, des mortiers sont en outre positionnés sur une colline, orientés vers Stepanakert. Interrogé sur un panache de fumée qui se dégageait de cette cité en contre-bas samedi en fin de journée, il ne s'est pas prononcé.
Vaincus à l'issue de l'assaut déclenché mardi par Bakou, les séparatistes ont capitulé et conclu un cessez-le-feu dès le lendemain et la population s'angoisse pour son avenir dans cette région où des milliers de personnes restent confrontées à une situation d'urgence humanitaire.
Le porte-parole de l'armée azerbaïdjanaise a à cet égard assuré que des camps étaient en train d'être mis en place pour accueillir des civils.
Cette enclave montagneuse, qui avait été rattachée en 1921 par le pouvoir soviétique au territoire azerbaïdjanais, a déjà été par le passé le théâtre de deux guerres entre les anciennes républiques de l'URSS que sont l'Azerbaïdjan et l'Arménie : l'une de 1988 à 1994 (30.000 morts) et l'autre à l'automne 2020 (6.500 morts).
- "Evacuations " -
Originaire de Stepanakert, Yana Avanessian, une enseignante en droit de 29 ans, qualifie d'"horrible" la situation y régnant, comme bien d'autres Arméniens réussissant tant bien que mal à contacter leurs proches.
"On espère des évacuations pour bientôt, en particulier des gens dont les habitations ont été détruites", confie à l'AFP la jeune femme, au milieu d'un petit groupe rongé par l'inquiétude au poste de contrôle arménien de Kornidzor.
"Ça fait trois jours et trois nuits que j'attends. Je dors dans la voiture", raconte Garik Zakarian, qui habitait jusqu'en décembre dernier dans le village d'Eghtsahog, presque à portée de main, de l'autre côté de la vallée, et où des amis, sa belle-mère et son beau-frère vivent toujours.
"Je n'ai pas d'espoir (de les voir rapidement évacués) mais je ne pouvais pas ne rien faire. Juste être là, voir la base russe à un kilomètre, je me sens mieux physiquement", déclare encore cet homme de 28 ans.
Un correspondant de l'AFP a pour sa part constaté que Stepanakert était privée d'électricité et de carburant et que sa population souffrait également d'un manque criant de nourriture et de médicaments.
Les troupes azerbaïdjanaises "sont partout autour de Stepanakert, elles sont à la périphérie", a quant à elle affirmé à l'AFP une porte-parole des autorités locales, Armine Hayrapetian.
L'opération militaire azerbaïdjanaise, qui s'est achevée en 24 heures mercredi à la mi-journée, a fait au moins 200 morts et 400 blessés, d'après les séparatistes arméniens.
Et la victoire remportée par Bakou nourrit les craintes d'un départ de nombre des 120.000 habitants du Nagorny Karabakh.
En visite dans la région à la tête d'une délégation de parlementaires américains, le sénateur Gary Peters s'est prononcé samedi pour l'envoi d'"observateurs internationaux" au Nagorny Karabakh.
"Le gouvernement azerbaïdjanais nous a dit qu'il n'y avait rien à craindre. Si tel est le cas, nous devrions permettre à des observateurs internationaux d'aller voir par eux-mêmes pour que le monde puisse savoir exactement ce qui se passe", a-t-il dit, selon un correspondant de l'AFP.
- Pachinian sous pression -
Accusé de passivité face à l'Azerbaïdjan, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a reconnu vendredi que "la situation" restait "tendue" au Nagorny Karabakh. Mais "il y a un espoir de dynamique positive", avait-il ajouté, notant que le cessez-le-feu était "globalement" respecté.
Des personnes hostiles à M. Pachinian manifestent tous les jours à Erevan, la capitale de l'Arménie, pour protester contre la gestion de la crise par l'exécutif.
Plusieurs dirigeants de l'opposition ont de leur côté fait connaître leur intention d'ouvrir au Parlement une procédure de destitution à l'encontre du chef du gouvernement.
Selon la police arménienne, 19 "contestataires" ont encore été arrêtés samedi - contre 98 manifestants la veille -, tandis que M. Pachinian appelle au calme et à emprunter "le chemin" de la paix, bien que ce soit "pas facile".