Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
La France est passée vendredi en alerte "urgence attentat" après l'attaque islamiste dans un collège-lycée d'Arras, où un enseignant a été poignardé à mort et trois autres personnes blessées par un jeune homme fiché S, trois ans après l'assassinat de Samuel Paty.
Taille du texte:
Ce rehaussement de "la posture Vigipirate au niveau urgence attentat", a été décidé par la Première ministre Elisabeth Borne après une réunion de sécurité à l'Elysée autour du président Emmanuel Macron.
"Quelques milliers" de militaires supplémentaires "vont aider la police et la gendarmerie, pour surveiller les centres commerciaux, pour protéger tous les Français dans leur vie de tous les jours", a-t-il dit.
Le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard, a souligné lors d'une conférence de presse, que "plusieurs témoins" avaient entendu l'assaillant, "connu pour sa radicalisation", "crier +Allah Akbar+".
Huit personnes sont en garde à vue, dont l'auteur présumé et des membres de sa famille, a précisé une source policière.
L'enseignant tué, Dominique Bernard, était un professeur agrégé de Lettres modernes de 57 ans "apprécié de ses élèves et de ses collègues", selon les témoignages recueillis par l'AFP.
Originaire d'Arras, père de trois grandes filles, selon plusieurs sources, il était marié à une enseignante.
- "Sous écoute téléphonique" -
Il "s'est interposé d'abord, et a sans doute sauvé lui-même beaucoup de vies", a affirmé, depuis le lycée Gambetta, dans le centre-ville d'Arras, Emmanuel Macron, appelant les Français à rester "unis" et à "faire bloc" face à "la barbarie du terrorisme islamiste".
L'assaillant, Mohammed Mogouchkov, est fiché S et âgé d'une vingtaine d'années. Né selon l'administration française à Malgobek, dans la république russe à majorité musulmane d'Ingouchie, il a été initialement présenté par plusieurs sources policières comme d'origine tchétchène, comme l'était l'assaillant de Samuel Paty.
Selon l'une de ces sources, il est de nationalité russe et est arrivé en France en 2008.
Son profil s'apparente "à un individu radicalisé dont le potentiel est connu, mais qui décide subitement de passer à l'acte, rendant difficile sa neutralisation", a expliqué à l'AFP une source au renseignement.
"Il était depuis quelques jours sous écoute téléphonique, mais les conversations qu'il a eues (...) ne prévoyaient aucun attentat", selon Gérald Darmanin.
"Cependant on se doutait de quelque chose, donc hier, la police nationale, la DGSI a interpelé cette personne pour vérifier s'il n'avait pas d'arme sur lui" et pour "regarder son téléphone et notamment les messageries cryptées".
Son père, également fiché S, "a été expulsé du territoire national en 2018" selon M. Darmanin, mais lui ne pouvait légalement l'être, car il est entré en France avant l'âge de 13 ans.
L'enseignant tué a reçu un coup de couteau à la gorge ainsi que dans le thorax, a précisé une source policière.
- "On s'est barricadés" -
Selon le récit du procureur, l'assaillant a d'abord attaqué un enseignant devant cet établissement d'environ 1.500 élèves, "où il avait été solarisé antérieurement", puis un deuxième "venu prêter main forte à son collègue".
Après "un périple" dans l'établissement, il s'est "trouvé en présence de plusieurs personnes, notamment un agent technique qu'il a blessé de plusieurs coups de couteau et d'un agent d'entretien qui a également été blessé".
Il a ensuite été interpellé par la police qui a fait usage "à deux reprises" d'un taser, a-t-il poursuivi. Aucun élève n'a été blessé.
Selon Emmanuel Macron, le proviseur a décidé de rouvrir les lieux samedi pour les élèves et les enseignants "qui le souhaitent".
L'attaque d'Arras intervient presque trois ans jour pour jour après l'assassinat de Samuel Paty, décapité à 47 ans le 16 octobre 2020 pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors de cours sur la liberté d'expression.
Le ministre de l'Education nationale Gabriel Attal, qui a demandé le renforcement de la sécurité autour de tous les établissements scolaires, recevra vendredi soir les syndicats enseignants avant de réunir les recteurs et des parlementaires samedi.
La classe politique a exprimé son "effroi" et les députés ont respecté une minute de silence devant l'Assemblée nationale.
"C'est une horrible nouvelle", a réagi le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby.
Depuis l'attaque de Charlie Hebdo en janvier 2015, qui a fait 12 victimes, une vague d'attentats jihadistes a fait plus de 260 morts en France.
Selon le gouvernement, la police continue à déjouer régulièrement des projets d'attentats islamistes en France – une quarantaine depuis 2017.