Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
L'aide humanitaire commence samedi à passer vers le territoire palestinien de Gaza, désespérément attendue par ses habitants qui manquent de tout, au lendemain de la libération de deux Américaines enlevées lors de la sanglante attaque contre Israël du Hamas le 7 octobre.
Taille du texte:
La télévision d'Etat égyptienne a montré plusieurs camions traverser l'immense porte du poste-frontière de Rafah. L'acheminement de l'aide a commencé, ont confirmé à l'AFP une source de sécurité et un responsable du Croissant-Rouge égyptien.
Côté palestinien, 36 semi-remorques ont été vus par un journaliste de l'AFP se diriger vers la partie égyptienne du terminal, pour charger les premières cargaisons. Quelque 175 camions chargés d'aide humanitaire sont massés depuis des jours entre l'Egypte et Gaza.
Plus de 1.400 personnes ont été tuées en Israël par les hommes du Hamas depuis le 7 octobre, en majorité des civils fauchés par balles, brûlés vifs ou morts de mutilations au premier jour de l'attaque des combattants menée à partir de Gaza, selon les autorités israéliennes.
Selon l'armée israélienne, environ 1.500 combattants du Hamas ont été tués dans la contre-offensive ayant permis à Israël de reprendre le contrôle des zones attaquées.
Dans la bande de Gaza, 4.137 personnes, majoritairement des civils, ont été tués dans les bombardements incessants menés en représailles par l'armée israélienne, selon le ministère de la Santé du Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007.
Au moins 17 employés de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) figurent parmi les victimes, a indiqué samedi son patron, Philippe Lazzarini.
- "Sommet pour la paix" -
Vendredi, deux premiers otages, une mère et sa fille américaines, Judith et Natalie Raanan, ont été relâchées après une médiation du Qatar, réputé proche du Hamas. le Hamas détient encore plus de 200 otages.
Les efforts diplomatiques s'intensifient aussi pour tenter d'éviter un embrasement régional. L'Egypte, grande puissance régionale et premier pays arabe à avoir reconnu l'Etat d'Israël, accueille samedi au Caire un "sommet pour la paix".
Le patron de l'ONU y participera, ainsi que les dirigeants européens Charles Michel et Josep Borrell au côté notamment du roi de Jordanie Abdallah II, du président de l'Autorité palestinien Mahmoud Abbas et de nombreux chefs de diplomatie, mais sans dirigeant américain.
Le président américain Joe Biden a estimé vendredi que le Hamas avait déclenché la guerre pour torpiller le rapprochement entre Israël et l'Arabie saoudite, poids lourd du Moyen-Orient. Ryad a annoncé le 14 octobre qu'il suspendait les négociations sur cette possible normalisation.
La colère gronde dans les pays arabes et musulmans, où des dizaines de milliers de personnes ont manifesté vendredi en solidarité avec les Palestiniens.
Israël a appelé samedi ses citoyens se trouvant en Egypte et en Jordanie à les quitter "le plus rapidement possible" en raison d'une "aggravation des manifestations contre Israël".
- "Deuxième Nakba" -
La tension en Cisjordanie occupée a aussi fait une nouvelle victime, tuée dans la nuit dans des heurts avec l'armée israélienne près de Jéricho, portant à 84 le nombre de morts palestiniens en Cisjordanie depuis le 7 octobre, selon le ministère palestinien de la Santé.
Alors qu'Israël a massé des troupes autour de Gaza en vue d'une offensive terrestre, son ministre de la Défense, Yoav Gallant, a déroulé vendredi le scénario des opérations.
Après la "campagne militaire" de frappes aériennes et "plus tard des manoeuvres ayant pour objectif de neutraliser les terroristes et infrastructures du Hamas", il y aura des "opérations à basse intensité pour éliminer les dernières poches de résistance", a-t-il affirmé.
A terme, Israël envisage parmi les scénarios possibles de "remettre les clés" de la bande de Gaza à une partie tierce qui pourrait être l'Egypte, sans aucune garantie que Le Caire accepte ce scénario repoussé depuis des décennies, a affirmé une source au ministère des Affaires étrangères israélien à l'AFP.
"J'ai peur que les destructions actuelles suivent un plan clair, que les gens ne trouvent pas d'endroit où vivre et que cela provoque une deuxième Nakba (catastrophe en arabe)", s'inquiète à Gaza Omar Ashour, un général à la retraite, en référence à l'expulsion d'environ 760.000 Palestiniens à la création d'Israël.
Au moins un million de Gazaouis ont été déplacés, d'après l'ONU.
"Pourquoi nous bombarder, nous, civils? Où irons-nous? Tout est parti", s'interroge Rami Abou Wazna, dans les décombres de la ville d'Al-Zahra à Gaza. "Mais nous ne quitterons pas notre terre", ajoute-t-il.
- Frappes au Liban -
Les Etats-Unis ont déployé deux porte-avions en Méditerranée orientale pour dissuader l'Iran ou le Hezbollah libanais, deux alliés du Hamas, de s'impliquer dans le conflit.
Samedi à l'aube, l'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes aériennes contre des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban, en riposte à des tirs de roquettes et de missiles antichar en direction d'Israël. Selon la radio militaire, un soldat israélien a par ailleurs été tué vendredi dans un échange de tirs à la frontière libanaise.
Dans cette région du nord d'Israël, les soldats sont déployés en masse. Interrogé par l'AFP à la gare routière, un appelé réserviste, qui a requis l'anonymat, se dit "prêt à en découdre" car "les Juifs n'ont pas d'autre pays".