Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Libérée par le Hamas palestinien, une otage israélienne a raconté mardi avoir "traversé l'enfer" lors de son enlèvement, amenée dans "un réseau de tunnels" par ses ravisseurs, avant d'être "bien traitée" lors de sa captivité dans la bande de Gaza.
Taille du texte:
Yocheved Lifshitz, 85 ans, a été libérée lundi soir, en compagnie de Nourit Kuper, 79 ans, également originaire du kibboutz Nir Oz, adjacent à la bande de Gaza.
"J'ai traversé l'enfer, je ne pensais ou ne savais pas que je me retrouverais dans cette situation", a dit Mme Lifshitz, 85 ans, à la presse à Tel-Aviv, installée sur une chaise roulante à côté de sa fille.
"Ils m'ont kidnappée, j'ai été emmenée sur une moto (...) J'étais allongée sur la moto, mon corps d'un côté et mes jambes de l'autre et les +shabab+ (jeunes Palestiniens) m'ont battue en chemin, ils ne m'ont pas cassé les côtes mais m'ont fait très mal et j'ai eu du mal à respirer", a-t-elle dit.
La frêle octogénaire cite les "tirs intenses", l'"entrée en masse" de membres armés du Hamas dans son kibboutz, les "assauts" dans les maisons et les violences.
"Ils n'ont pas fait de distinction entre vieux et jeunes", a-t-elle dit. "Je ne cesse de me refaire le film de ce qu'il s'est passé."
Après son enlèvement, elle se rappelle avoir été dans "un réseau de tunnels" souterrains "pendant deux ou trois heures, puis avoir été transférée dans un hall avec 25 autres otages. De là, elle a été conduite dans une pièce séparée avec quatre otages, où elle était installée sur un matelas.
Sa situation était meilleure pendant la captivité: "Un médecin venait tous les deux ou trois jours pour voir comment nous allions et pour s'assurer que nous avions des médicaments", a-t-elle ajouté.
- "Préparés" -
"Ils se sont assurés que nous n'avions besoin de rien. Ils nous ont bien traités", a-t-elle déclaré. "Ils ont pris en compte tous nos besoins, je les salue pour ça, ils étaient très courtois".
"Ils s'assuraient que nous étions propres, que nous mangions. Nous mangions la même chose qu'eux: des pitas (pains) avec du fromage blanc, du fromage fondu, des concombres. C'était le repas de la journée".
D'après elle, l'attaque avait été préparée de longue date. "Ils semblaient prêts, ils avaient tout ce dont des hommes et des femmes ont besoin, même du shampooing."
Quelque 220 otages israéliens, étrangers ou binationaux ont été enlevés par des commandos du Hamas lors d'une attaque sanglante qui a fait plus de 1.400 morts, en majorité des civils, menée sur le sol israélien le 7 octobre.
Outre Mmes Lifshitz et Kuper, deux Américaines, ont été libérées depuis le 7 octobre. Le Hamas assure que certains captifs ont été tués dans les frappes qu'Israël mène sans relâche sur Gaza.
Le ministère de la Santé du Hamas a indiqué dans son dernier bilan mardi que 5.791 personnes avaient été tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la campagne de bombardements israélienne, dont 2.360 enfants.
D'après Mme Lifshitz, les ravisseurs ont tenté de discuter de politique avec les otages mais ceux-ci ont refusé.
- "Le gouvernement nous a abandonnés" -
"Nous ne voulions pas parler politique avec eux, nous étions leurs otages, nous n'avons pas répondu. Mais ils ont parlé de toute sorte de chose. Ils étaient très aimables avec nous", a-t-elle dit.
A sa libération lundi, "elle avait toujours le sourire et c'était bouleversant", raconte son petit-fils, Dekel Lifshitz, à l'AFP.
"On a juste eu de la chance d'avoir retrouvé notre grand-mère", a-t-il déclaré, souhaitant la libération de tous les otages.
"Je me fais beaucoup de souci pour notre nation. Nous essayons toujours de tout digérer et nous sommes toujours en train de nous battre", a-t-il ajouté.
Au cours des semaines ayant précédé l'attaque, des habitants de Gaza s'étaient rapprochés de la barrière frontalière, "envoyé des ballons incendiaires pour mettre le feu à nos champs" et "l'armée, d'une façon ou d'une autre, n'a pas pris ça au sérieux", a déploré Mme Lifshitz.
Cela "nous a fait beaucoup de mal", a-t-elle estimé. "Le gouvernement nous a abandonnés".