Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Une soirée de "mobilisation" et de "solidarité": plus de 500 personnes étaient réunies mardi soir dans la Grande synagogue de la Victoire, lieu emblématique de la communauté juive à Paris, pour entendre les témoignages de familles d'otages du Hamas.
Taille du texte:
"C'est une tragédie qui nous réunit ce soir", déclare au début de la cérémonie l'ambassadeur d'Israël à Paris, Raphaël Morav, exhortant à "la libération de tous les otages du Hamas, sans conditions". "L'urgence vitale est l'accès de la Croix-rouge" à ces 240 otages, ajoute-t-il, une demande récurrente au cours de la soirée.
"Mon frère n'a que 27 ans, et tout ce qu'il a fait est d'aller à une soirée", la rave-party dans le désert où il a été enlevé le 7 octobre, raconte Daniel Toledano. "Ne rien savoir pendant tellement de temps, c'est peut-être pire que de le savoir mort. Nous sommes venus changer ce que nous entendons de l'opinion publique française. Alors restez à nos côtés et aidez-nous à libérer tous les otages", lance-t-il au public qui l'applaudit debout.
"Nous n'avons plus de larmes, nos yeux sont secs, nous sommes vidés, trois semaines après. Je ne demande qu'une chose, qu'ils reviennent", implore Ayelet Sella, dont sept cousins ont été enlevés dans le kibboutz de Beeri.
"Nous n'aurons pas de réel repos tant que nous n'aurons pas la libération de tous nos frères. L'antisémitisme ne nous fera pas reculer, l'indifférence ne nous fera pas reculer", ajoute Samuel Lejoyeux, le président de l'Union des étudiants juifs de France, qui organise des opérations de collage des photos d'otages dans Paris.
- "Ils ont eu peur" -
Devant un public grave et recueilli, les orateurs égrènent la litanie des actes du Hamas dans les kibboutz lors de l'attaque sanglante du 7 octobre, dénonçant "le mal absolu" et "les atrocités terroristes" des attaquants.
Le conflit a fait plus de 1.400 victimes israéliennes, essentiellement des civils, selon les autorités. Côté palestinien, plus de 8.300 personnes, surtout des civils également, ont été tuées, selon le ministère de la Santé du Hamas.
Joël Mergui, le président du Consistoire de Paris, avait ouvert la cérémonie par ces mots: "Aujourd'hui, on est dans un véritable tournant de l'Histoire". Et "la vague d'antisémitisme atteint des sommets dans le monde", s'inquiète-t-il, quelques heures après la découverte de tags représentant l'étoile de David sur plusieurs bâtiments de la capitale.
Ces tags, "ça m'a brûlée", témoigne auprès de l'AFP Arlette, 75 ans, dont le père a été déporté pendant la guerre: "C'est l'histoire de mes parents", ajoute-t-elle avant la cérémonie, les larmes aux yeux.
Elle ne se sent pas en sécurité: "Une fois qu'on est attaqués, tout peut arriver", affirme cette petite femme assise au fond de la synagogue, venue seule car les amis qui devaient l'accompagner ont renoncé à la dernière minute: "Ils ont eu peur".
"Je n'ai jamais compris pourquoi les juifs ont été persécutés depuis si longtemps et si peu soutenus", dit Carolina Furquim, 38 ans. Cette Brésilienne installée à Paris, "élevée dans le catholicisme", a tenu à être là "par solidarité". "Les gens ne se souviennent plus, je crains que l'Histoire se répète".
David Jourdan, 56 ans, qui n'est pas juif lui non plus, explique: "Ca me concerne en tant qu'être humain. Prendre des gens en otage, même les bêtes ne le font pas". Il s'inquiète d'un antisémitisme "décomplexé": "beaucoup de gens se disent c'est des juifs, des Israéliens, bof... mais après, c'est qui? les francs-maçons, les gitans, les homosexuels?".