Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Des dizaines de chars israéliens sont entrés lundi dans le sud de la bande de Gaza assiégée, où l'armée poursuit ses frappes meurtrières et étend son offensive terrestre contre le Hamas malgré la présence de centaines de milliers de civils.
Taille du texte:
Engagée depuis le 27 octobre dans une offensive terrestre dans le nord, l'armée israélienne a annoncé son intention d'étendre ses opérations au sol contre le Hamas "dans l'ensemble de la bande de Gaza", presque deux mois après le début de la guerre déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien contre Israël.
Depuis la reprise des combats le 1er décembre après sept jours de trêve, l'armée pilonne intensément le sud du territoire, faisant de très nombreux morts et blessés parmi les habitants de cette région et les civils venus s'y réfugier.
La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, arrivée lundi à Gaza, a dénoncé sur le réseau social X les souffrances "intolérables" de la population.
"Je réitère notre appel urgent pour que les civils soient protégés conformément aux lois de la guerre et que l'aide puisse entrer sans entrave", a-t-elle écrit.
Amine Abou Hola, 59 ans, a raconté que ces véhicules étaient entrés "sur une profondeur de deux kilomètres", dans le village d'al-Qarara, au nord-est de Khan Younès. "Les chars sont désormais sur la route Salaheddine", qui traverse du nord au sud le petit territoire côtier, a ajouté Moaz Mohammed, 34 ans.
De la fumée s'élevait pendant ce temps dans le ciel après des bombardements sur le nord de Gaza et au-dessus de Rafah, dans le sud, selon des images tournées par l'AFP.
Parallèlement, plusieurs foyers de tension au Moyen-Orient inquiètent la communauté internationale, après des incidents dimanche en mer Rouge et en Irak, tandis que les violences se multiplient en Cisjordanie occupée et à la frontière entre Israël et le Liban.
- Chaos dans les hôpitaux -
Le ministère de la Santé du Hamas a affirmé dimanche que 15.523 personnes, parmi lesquelles 70% de femmes et d'enfants, ont été tuées depuis le début des bombardements israéliens sur la bande de Gaza le 7 octobre.
En Israël, l'attaque menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza a fait 1.200 morts, en majorité des civils, selon les autorités. En représailles, Israël a déclaré la guerre au Hamas et promis de détruire le mouvement islamiste, au pouvoir depuis 2007 dans la bande de Gaza.
L'armée a annoncé lundi que trois soldats avaient été tués dimanche dans le nord de Gaza, portant le total à 75 soldats morts depuis le début de l'offensive terrestre.
En outre, d'après l'armée, 137 otages enlevés en Israël le 7 octobre sont toujours aux mains du Hamas ou de groupes affiliés, après la libération pendant la trêve de 105 otages, dont 80 relâchés en échange de 240 prisonniers palestiniens détenus par Israël.
Dans la nuit de dimanche à lundi, une frappe sur une entrée de l'hôpital Kamal Adwan, dans le nord de Gaza, a fait plusieurs morts, selon l'agence palestinienne Wafa. L'armée n'a pas confirmé cette information.
Dans le sud, les frappes ont visé massivement depuis vendredi Khan Younès et ses environs, où chaque jour désormais l'armée avertit dans des tracts largués sur certains quartiers qu'une "terrible attaque est imminente", et ordonne aux habitants d'en partir.
Depuis le début de la guerre, des centaines de milliers de déplacés se sont massés dans le sud, espérant fuir les combats ou répondant aux injonctions de l'armée israélienne qui contrôle à présent plusieurs secteurs dans le nord de la bande de Gaza.
Ils survivent aujourd'hui sous les bombardements dans le sud, entassés dans des abris de fortune, des écoles, des tentes, dormant dehors ou dans leur voiture.
Alors que la plupart des hôpitaux du nord sont hors service, ceux du sud sont plongés dans le chaos, débordés par l'arrivée massive de blessés, sans électricité, leurs réserves de carburant pour faire tourner les générateurs presque à sec.
"Les mots me manquent pour décrire les horreurs qui frappent les enfants ici", a déclaré dimanche dans une vidéo James Elder, un porte-parole de l'Unicef présent à l'hôpital Nasser de Khan Younès, le plus grand du sud de Gaza, qui voit arriver de très nombreux enfants parmi les victimes.
- "Assez avec la guerre" -
Dans un quartier dévasté de la ville voisine de Rafah, des survivants fouillaient lundi les décombres.
"Nous étions à la maison, nous avons entendu un énorme bruit et des choses ont commencé à nous tomber dessus, c'était comme un tremblement de terre. Nous n'avions jamais vu cela auparavant, la terre a tremblé et le son était si fort", a témoigné un rescapé, Abou Jahar al-Hajj.
Plus au nord, à Deir al-Balah, des blessés allongés sur le sol de l'hôpital al-Aqsa attendent d'être soignés.
"Ma fille de quatre ans est sous les décombres, je ne sais pas si elle est morte ou vivante. Arrêtez la guerre, assez avec la guerre", s'écrie une femme, Walaa Abu Libda.
L'armée a annoncé dimanche avoir mené "environ 10.000 frappes aériennes" sur Gaza depuis le début de la guerre.
Ces frappes ont détruit ou endommagé plus de la moitié des habitations, selon l'ONU.
Les besoins sont immenses dans le territoire soumis à un siège total par Israël depuis le 9 octobre, où 1,8 million de personnes, sur 2,4 millions d'habitants, ont été déplacées par la guerre d'après l'ONU.
A l'exception des sept jours de trêve qui ont permis l'entrée depuis l'Egypte de centaines de camions d'aide humanitaire, le poste-frontière de Rafah ne s'ouvre que très partiellement pour laisser passer quelques camions ou permettre l'évacuation d'étrangers, en nombre très limité.
- "Menace directe" -
Tôt lundi, l'armée israélienne a par ailleurs lancé des opérations dans différents secteurs de la Cisjordanie occupée, notamment à Jénine, où une trentaine de véhicules militaires ont été déployés, selon l'agence palestinienne Wafa.
Deux Palestiniens ont été tués dans un raid israélien à Qalqiliya, dans le nord de la Cisjordanie, selon l'Autorité palestinienne.
Dimanche, un destroyer américain a déjoué une attaque de drones lancée depuis le Yémen contre des navires commerciaux en mer Rouge, a annoncé Washington, qui a dénoncé "une menace directe" pour la sécurité maritime.
En Irak, cinq combattants d'un groupe armé pro-Iran, pays soutien du Hamas, ont été tués dimanche dans la province de Kirkouk (nord) par un bombardement, selon un haut responsable de la sécurité. Les Etats-Unis ont confirmé une "frappe d'auto-défense contre une menace imminente".