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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promis dans son discours pour la nouvelle année de "ravager" les forces russes en Ukraine, où de nouvelles frappes à Donetsk et Odessa dans la nuit de dimanche à lundi ont fait cinq morts.
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Moscou et Kiev voient une escalade des violences ces derniers jours avec une attaque sans précédent qui a fait 24 morts samedi à Belgorod, en Russie, succédant à une attaque de missiles contre l'Ukraine vendredi, qualifiée de "massive" par Kiev, et qui a fait une quarantaine de morts.
Denis Pouchiline, responsable de l'administration de Donetsk nommé par Moscou, a fait état sur Telegram de "13 blessés et quatre morts" après des frappes dans la nuit de dimanche à lundi dans la ville de l'est de l'Ukraine sous contrôle russe.
Il avait rapporté plus tôt dans la soirée des "bombardements massifs" dans plusieurs districts de Donetsk qui avaient causé sept blessés.
Dans le sud de l'Ukraine, le gouverneur d'Odessa Oleg Kiper a rapporté qu"'une personne est morte en résultat d'une attaque ennemie", et signalé trois blessés, dans des messages sur Telegram.
- Drones et F-16 -
Lors de son discours pour la nouvelle année, Volodymyr Zelensky a promis de "ravager" les forces russes qui ont envahi son pays, au terme d'une année marquée par l'échec de la contre-offensive estivale de l'Ukraine et le gel quasi-total de la ligne de front.
Son homologue russe Vladimir Poutine a lui assuré lors de ses vœux de Nouvel an que son pays ne reculerait "jamais".
Après un discours très martial l'an dernier, il a proclamé dimanche que l'année 2024 serait celle de la "famille".
Sans mentionner explicitement l'Ukraine, il a rendu un hommage appuyé aux soldats, des "héros", les assurant du "soutien de la nation entière".
Dimanche la Russie avait frappé Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, en réponse à une attaque sans précédent contre Belgorod, ville russe située à une trentaine de kilomètres de la frontière ukrainienne.
Les bombardements à Belgorod, qui ont tué 24 personnes et blessé 108 autres, selon le gouverneur de la région, Viatcheslav Gladkov, ont été l'attaque la plus meurtrière pour les civils en Russie depuis le début du conflit en février 2022.
- Cibles militaires ou civiles à Kharkiv -
Moscou affirme que Kiev en est responsable, mais l'Ukraine est pour l'instant restée muette.
Le ministère russe de la Défense a assuré dimanche que les forces armées avaient frappé "des centres de décision et des installations militaires" à Kharkiv.
Mais le gouverneur de la région ukrainienne visée, Oleg Sinegoubov, a indiqué que des roquettes avaient touché samedi soir un hôtel, des bâtiments résidentiels, des cliniques ou des hôpitaux, faisant 28 blessés.
Parmi eux, deux adolescents et un Britannique, qui était le conseiller sécurité d'une équipe de journalistes allemands, selon les autorités ukrainiennes.
Moscou nie toujours viser des cibles civiles en Ukraine.
L'armée de l'air ukrainienne a affirmé que six missiles guidés russes avaient visé Kharkiv. Elle a dit en outre avoir abattu 21 des 49 drones Shahed, de fabrication iranienne, lancés par la Russie vers son territoire dans la nuit et ciblant particulièrement le sud et l'est.
Vendredi, l'Ukraine a été endeuillée par une attaque de missiles qui était, selon elle, la plus massive depuis le début du conflit, à l'exclusion de ses tout premiers jours.
Le président Volodymyr Zelensky a affirmé samedi que 39 personnes étaient mortes sur l'ensemble du pays, mais d'autres décès ont été annoncés depuis portant le bilan à plus d'une quarantaine de morts.