Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
"Exercer son droit de citoyen": des millions de Taïwanais se rendent samedi aux urnes pour élire leur prochain président, malgré les menaces de la Chine qui revendique l'île et promet d'"écraser" toute velléité d'indépendance.
Taille du texte:
Les images des médias taïwanais montrent de longues queues face aux bureaux de vote, qui ont ouvert à 08H00 (00H00 GMT) et fermeront à 16H00 (08H00 GMT). Sur d'autres on voit des Taïwanais revenus au pays pour l'occasion, le vote à l'étranger n'étant pas autorisé.
En 2020, la participation avait frôlé les 75% dans ce territoire de 23 millions d'habitants situé à 180 kilomètres des côtes chinoises et salué comme un modèle de démocratie en Asie.
L'élection est à un tour et les résultats sont attendus dans la soirée.
"Je pense que c'est une bonne chose que tout le monde puisse venir voter et exercer son droit de citoyen", confie à l'AFP Eve, 27 ans, venue participer dès l'ouverture.
"J'ai regardé dans l'urne et j'ai senti que je n'avais jamais été aussi enthousiaste qu'en ce moment, parce que je crois qu'il y a un candidat qui peut apporter de l'espoir à l'avenir de Taïwan", témoigne aussi Karen, enseignante de 54 ans, sans révéler son choix.
C'est depuis l'élection de cette dernière en 2016 que la Chine a coupé toute communication de haut niveau avec Taïwan, qu'elle considère comme une de ses provinces.
- "La paix, pas la guerre" -
Face à lui, Hou Yu-ih, candidat du Kuomintang (KMT), principal parti d'opposition, prône un rapprochement avec Pékin. Le troisième candidat, Ko Wen-je, du petit Parti populaire taïwanais (TPP), se présente comme anti-establishment.
Vendredi soir, les trois candidats ont tenu leurs derniers meetings devant des dizaines de milliers de personnes.
"Nous voulons la paix, pas la guerre", clamaient les pancartes colorées brandies par des supporters au meeting du KMT.
Mais "si la Chine déclare la guerre, je resterai à Taïwan", promettait Yoyo Chen, tailleur de 30 ans, au meeting du DPP. Et "je les combattrai, même si tout ce qui me reste, c'est un manche à balai".
Toute la semaine, Pékin a accentué sa pression diplomatique et militaire. Jeudi, cinq ballons chinois ont encore franchi la ligne médiane séparant l'île autonome de la Chine, selon le ministère taïwanais de la Défense, qui a aussi repéré dix avions et six navires de guerre.
La Chine a appelé les électeurs à faire "le bon choix". L'armée chinoise a promis d'"écraser" toute velléité d'"indépendance" de Taïwan.
"Franchement, Pékin devrait cesser de se mêler des élections des autres pays et organiser les siennes", s'est agacé le ministre taïwanais des Affaires étrangères Joseph Wu.
Lai Ching-te a dénoncé "le principe chinois d'+une seule Chine+". "La paix sans la souveraineté, c'est juste comme Hong Kong", a prévenu le candidat.
- "Tigre de papier" -
Le statut de Taïwan est l'un des sujets les plus explosifs de la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis, premier soutien militaire du territoire, et Washington a prévu d'envoyer une "délégation informelle" sur l'île après le vote.
Vendredi, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a rencontré à Washington Liu Jianchao, à la tête de la division internationale du Comité central du Parti communiste chinois.
Il lui a rappelé l'importance de "maintenir la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan".
Les Taïwanais votent aussi pour renouveler leur Parlement, où le DPP pourrait perdre sa majorité.
"Après huit ans de DPP au pouvoir, c'est vraiment le moment de changer", assurait à l'AFP un retraité taïwanais, installé depuis 20 ans dans la ville chinoise de Xiamen, située face à Taïwan.
Car "une nouvelle victoire du DPP empirerait certainement les relations avec la Chine", ajoutait l'homme, qui disait devoir prendre le ferry samedi pour aller voter.
Mais à Taipei, Liu Pei-chi, professeur de lycée de 40 ans, raille Pékin qu'il qualifie de "tigre de papier".
"Une fois que vous avez compris leurs ruses, vous n'avez plus peur", ajoute cet électeur du DPP. "J'espère pouvoir défendre mon pays, notre démocratie et le faire savoir au monde."
Un conflit dans le détroit de Taïwan serait désastreux pour l'économie: l'île fournit 70% des semi-conducteurs de la planète et plus de 50% des conteneurs transportés dans le monde transitent par le détroit.