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Le Hamas a annoncé lundi un bilan de 24.100 morts dans des bombardements israéliens sur la bande de Gaza depuis le début, il y a 101 jours, de la guerre dans le petit territoire palestinien, qui entraine la région dans une spirale de violences.
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Dans ce contexte, une femme a été tuée et au moins 13 personnes ont été blessées à la mi-journée, dans un attentat à la voiture bélier à Raanana, une banlieue de Tel-Aviv, a indiqué la police israélienne qui dit avoir arrêté deux suspects palestiniens.
Les Houthis mènent depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas des attaques en mer Rouge contre les bateaux marchands qui seraient liés à Israël, disant agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza.
Dans la bande de Gaza, le mouvement islamiste palestinien Hamas a fait part de plus de 60 personnes tuées par des frappes israéliennes dans la nuit et lundi matin, notamment à Rafah et Khan Younès, dans le sud, où l'armée israélienne concentre désormais ses opérations.
La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée le 7 octobre par le Hamas depuis la bande de Gaza, qui a entraîné la mort d'environ 1.140 personnes du côté israélien, en majorité des civils tués le jour même, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de chiffres officiels israéliens.
- "Risque de famine et d'épidémies" -
Les 2,4 millions d'habitants du petit territoire surpeuplé et assiégé, dont 1,9 millions ont dû quitter leur foyer selon l'ONU, manquent de tout. Le froid qui s'est abattu sur la région complique encore leur survie au quotidien.
A Rafah, dans le sud proche de la frontière égyptienne, où s'entassent des centaines de milliers de déplacés, de la fumée et une odeur âcre émanent du feu que la famille d'Ismaïl Nabhane a allumé avec du bois de chauffage et du plastique devant son abri de fortune.
"Les enfants sont sans cesse malades. Ils n'arrêtent pas de tousser et d'être enrhumés, leurs vêtements ne sont pas suffisamment épais pour les réchauffer", décrit son épouse, Raidah Aouad, à l'AFP.
Dans un communiqué commun, l'Unicef, le Programme alimentaire mondial et l'Organisation mondiale de la Santé ont mis en garde lundi contre un "risque de famine" et d'"épidémies de maladies mortelles".
Elles réclament plus d'autorisations israéliennes et de garanties de sécurité pour augmenter les livraisons, actuellement très limitées, d'aide humanitaire.
- Appel iranien -
En Cisjordanie occupée, théâtre d'un regain de violences, plus de 340 Palestiniens ont été tués dans des incidents et affrontements avec les forces israéliennes depuis le 7 octobre, selon les autorités palestiniennes.
Lundi encore, trois Palestiniens ont été tués dans ce territoire occupé par Israël, selon le ministère de la Santé palestinien.
La guerre exacerbe aussi les tensions à la frontière israélo-libanaise, où les échanges de tirs entre le Hezbollah et les forces israéliennes sont désormais quotidiens.
Dimanche, le mouvement islamiste pro-iranien a indiqué avoir mené six attaques sur le sol israélien, dont une sur un village qui, selon l'armée israélienne, a tué deux civils, mère et fils.
Lundi, l'Iran a appelé les Etats-Unis et le Royaume-Uni à "arrêter immédiatement la guerre" contre le Yémen, après les frappes menées vendredi et samedi par Washington et Londres contre les Houthis.
Les rebelles yéménites n'ont pas revendiqué l'attaque du cargo américain lundi, mais une source militaire des Houthis a affirmé à l'AFP que "trois missiles (avaient) été tirés" du Yémen, sans se prononcer sur leurs cibles.
- Soutien aux otages -
Après une tournée du chef de la diplomatie américaine, les efforts internationaux se poursuivent pour éviter un embrasement régional et dessiner une issue à la guerre à Gaza.
La ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a annoncé un déplacement cette semaine en Jordanie, Israël, dans les Territoires palestiniens et aux Emirats arabes unis.
Les familles des personnes enlevées et emmenées à Gaza lors de l'attaque du Hamas - classé organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne - restent elles mobilisées pour leur retour après cent jours de détention, qui ont été marqués dimanche à travers Israël par des manifestations de solidarité.
Quelque 250 personnes ont été prises en otages le 7 octobre, et 132 sont toujours à Gaza, dont au moins 25 auraient été tuées, selon les autorités israéliennes. Une centaine ont été libérées lors d'une trêve fin novembre.
Dans une conférence de presse à Berlin, Efrat Machikawa, nièce d'un otage, a affirmé lundi garder l'espoir que les négociations sur le sort des personnes retenues, menées par l'intermédiaire du Qatar, "aboutissent rapidement à un accord".
Mais la branche militaire du Hamas a affirmé dimanche soir que beaucoup ont "probablement été tués récemment", ce dont elle a rejeté la "pleine responsabilité" sur Israël.
Elle a diffusé une vidéo montrant trois otages israéliens en vie - deux hommes et une femme qui demandent en hébreu aux autorités israéliennes d'agir pour leur libération - mais sans aucune indication sur la date à laquelle elle a été filmée.
En Turquie, deux footballeurs israéliens jouant pour des clubs de l'élite se sont par ailleurs retrouvés accusés d'incitation à la haine pour avoir marqué dimanche leur soutien aux otages.