Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Des dizaines de milliers de personnes manifestaient dimanche en Allemagne contre le parti d'extrême droite AfD et son idéologie radicale, qui suscite depuis une semaine une mobilisation d'une rare ampleur.
Taille du texte:
L'afflux a été tel à Munich (sud) que la marche prévue dans les rues de la capitale bavaroise a dû être interrompue. Les organisateurs ont déclaré que 50.000 personnes se sont mobilisées, soit deux fois plus que le nombre d'inscrits.
D'autres estimations font état d'un chiffre plus élevé, jusqu'à 200.000 personnes. La police a pour sa part estimé la foule à 100.000 personnes, selon le quotidien Sueddeutsche Zeitung.
Dans les cortèges, certains brandissaient des pancartes "Les nazis dehors" ou encore "Plus jamais ça, c'est maintenant".
Quelque 250.000 personnes s'étaient déjà rassemblées samedi à travers le pays dans des dizaines de villes, selon des estimations de la chaîne ARD. A Francfort, centre de la finance allemande, 35.000 personnes ont défilé pour "défendre la démocratie".
Des appels à se rassembler dimanche ont été lancés dans une quarantaine de villes comme Berlin, Munich ou Bonn mais aussi dans des localités plus modestes. A Dresde, capitale du Land de Saxe, un bastion du parti anti-migrants et anti-système Alternative pour l'Allemagne (AfD), une manifestation est aussi organisée.
A Cologne, les organisateurs ont estimé la foule à 70.000 personnes dimanche, tandis qu'à Brême, la police locale a dénombré 45.000 manifestants dans le centre.
La mobilisation témoigne du choc provoqué par la révélation le 10 janvier par le média d'investigation allemand Correctiv d'une réunion d'extrémistes à Potsdam, près de Berlin, où, en novembre, un projet d'expulsion massive de personnes étrangères ou d'origine étrangère a été discuté.
La ministre de l'Intérieur Nancy Faeser est allée jusqu'à estimer dans la presse que cette réunion rappelait "l'horrible conférence de Wannsee", où les nazis planifièrent en 1942 l'extermination des Juifs européens.
Parmi les participants se trouvaient une figure de la mouvance identitaire radicale, l'Autrichien Martin Sellner, et des membres de l'AfD.
Martin Sellner y a présenté un projet pour renvoyer vers l'Afrique du Nord jusqu'à deux millions de personnes - demandeurs d'asile, étrangers et citoyens allemands qui ne seraient pas assimilés -, affirme Correctiv.
- Foot et église mobilisés -
Le mouvement anti-immigration a confirmé la présence de ses membres à la réunion, mais nié adhérer au projet de "remigration" porté par Martin Sellner.
Nombre de dirigeants politiques, dont le chancelier social-démocrate Olaf Scholz, qui a participé à une manifestation le week-end dernier, ont souligné que tout plan visant à expulser des personnes d'origine étrangère était une attaque contre la démocratie.
M. Scholz a appelé "chacun à prendre position - pour la cohésion, pour la tolérance, pour notre Allemagne démocratique".
"La République se lève", a commenté l'hebdomadaire Spiegel sur son site internet après les rassemblements de samedi. Les manifestations anti-AfD ont pris un rythme quotidien depuis une semaine. De vendredi à dimanche, une centaine de rassemblements étaient prévus.
Des responsables politiques, des représentants religieux et des entraîneurs de la Bundesliga, le championnat de football allemand, ont appelé la population à se mobiliser contre ce parti, actuellement au plus haut dans les intentions de vote.
Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a jugé dimanche que les manifestants "nous donnent du courage à tous". "Ils défendent notre république et notre constitution contre leurs ennemis", a-t-il lancé dans un message vidéo.
L'AfD a profité ces derniers mois du sentiment d'insatisfaction de la population résultant d'un nouvel afflux de migrants dans le pays et des querelles permanentes entre les trois partis de la coalition gouvernementale, dans un contexte de récession économique et d'inflation élevée.
La formation d'extrême droite, entrée au Parlement en 2017, s'est solidement installée en deuxième position dans les intentions de votes (autour de 22%) derrière les conservateurs alors que la coalition gouvernementale d'Olaf Scholz avec les écologistes et les libéraux fait face à une impopularité record.
Dans ses bastions de l'ex-RDA, l'AfD arrive même en tête des enquêtes d'opinion avec plus de 30%.
A six mois des élections européennes, plusieurs pays de l'UE sont confrontés à une poussée de l'extrême droite qui pourrait bouleverser les grands équilibres du Parlement européen.