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La commune de Crans-Montana en Suisse a reconnu mardi une faille des contrôles de sécurité et incendie après l'embrasement du bar Constellation la nuit du nouvel an, qui a fait 40 morts et 116 blessés, suscitant la "consternation" de certaines familles.
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"Les contrôles périodiques n'ont pas été effectués de 2020 à 2025. Nous le regrettons amèrement", a déploré le président de Crans-Montana, Nicolas Féraud, lors d'une conférence de presse dans la station alpine, indiquant ne pas savoir pourquoi ces inspections n'avaient pas eu lieu.
"Nous assumerons toute la responsabilité que la justice déterminera", a-t-il ajouté, au sujet du drame provoqué, selon l'enquête, par des bougies dites "fontaines" entrées en contact avec le plafond du sous-sol. Les clients du bar, principalement des adolescents et de jeunes adultes, s'étaient retrouvés piégés par les flammes.
La mousse acoustique recouvrant le plafond du sous-sol du Constellation, qui semble s'être rapidement embrasée, est l'un des éléments clés examinés par les enquêteurs.
- "Consternation" -
"Vraisemblablement, les quelques chefs de sécurité qui ont été contrôler ce bar (entre 2015 et 2020) auraient dû faire plus attention", a concédé M. Féraud, qui a par ailleurs écarté toute démission pour l'heure.
Mes clients "ont pris connaissance avec consternation des informations communiquées lors de la conférence de presse", a réagi auprès de l'AFP l'avocat Romain Jordan, qui conseille plusieurs familles.
"La quantité effarante des manquements et lacunes dans les contrôles pose avec d'autant plus d'urgence la question de la mise sous enquête de la commune", a-t-il assuré.
"La commune a un budget de 96 millions (de francs suisse, ndlr) annuels. Si vous n'êtes pas capables de recevoir les gens en sécurité, si vous n'êtes pas capable de les contrôler, alors vous limitez le nombre d'établissements publics", a exhorté de son côté Me Sébastien Fanti, qui représente quatre familles de blessés.
- "Faites gaffe à la mousse!" -
Des vidéos diffusées lundi soir par la télévision suisse RTS, montrent que ce n'est pas la première fois que ce type de bougies était utilisé dans le bar et que leur danger était connu.
"Faites gaffe à la mousse!" avait lancé il y a six ans un employé du bar lors de la soirée du nouvel an 2019-2020, selon une de ces vidéos.
Les autorités italiennes, très remontées, ont multiplié les critiques. "Cette tragédie aurait pu" et "dû être évitée grâce à la prévention et au bon sens", a tonné lundi l'ambassadeur d'Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado, devant les médias.
Le bar appartient à deux Français, Jacques et Jessica Moretti, qui font depuis samedi l'objet d'une enquête pour "homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence".
Ils n'ont été ni placés en détention provisoire, ni assignés à résidence, ce qui a pu provoquer l'étonnement, notamment des autorités italiennes.
"Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu d'éléments concrets qui laissent présager une fuite", a expliqué mardi la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud, sur la radio française RTL.
Lundi, une source proche du dossier a indiqué à l'AFP que Jacques Moretti était connu de la justice française pour des affaires de proxénétisme: il avait été incarcéré en Savoie en 2005.
"Ces informations ne sont pas confirmées dans le cadre du dossier mené par le ministère public, donc il nous faut nous laisser un peu de temps", a réagi Mme Pilloud, affirmant que le couple serait "entendu assez rapidement".
- 46 blessés transférés à l'étranger -
A Paris, le parquet a ouvert lundi une enquête pour "accompagner les familles françaises dans les investigations menées par les autorités suisses" après ce drame qui a fait neuf morts et 23 blessés côté français.
Le long et délicat labeur d'identification des 40 morts et 116 blessés a pris fin lundi, et on sait désormais que la moitié des victimes, âgées de 14 à 39 ans, étaient des mineurs.
Les défunts sont 22 Suisses, dont un qui a également la nationalité française, et 18 étrangers issus de neuf pays, selon la police cantonale du Valais.
Parmi les blessés, de 14 nationalités, figurent notamment 69 Suisses, 23 Français et 12 Italiens, dont des binationaux.
Sur les 83 blessés encore hospitalisés, 46 grièvement touchés ont été transférés vers la France, l'Italie, l'Allemagne ou la Belgique, ont annoncé les autorités cantonales.
Une cérémonie d'hommage est prévue vendredi dans la commune voisine de Martigny, notamment en présence du président Emmanuel Macron. A 14h00, les cloches des églises suisses sonneront et un moment de silence sera observé dans tout le pays.