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L'avocat ultraconservateur José Antonio Kast a été investi mercredi à la présidence du Chili, devenant le chef d'Etat le plus à droite du pays depuis la dictature militaire d'Augusto Pinochet (1973-1990).
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"Oui, je le jure", a déclaré lors d'une cérémonie solennelle devant le Parlement réuni en assemblée plénière à Valparaiso, à 110 km à l'ouest de Santiago, où il a ceint l'écharpe présidentielle.
Plusieurs dirigeants de la région assistaient à l'investiture, parmi lesquels Javier Milei (Argentine), Rodrigo Paz (Bolivie), Daniel Noboa (Equateur), le sous-secrétaire d'Etat américain Christopher Landau, et la lauréate du prix Nobel de la paix, la Vénézuélienne Maria Corina Machado.
"Les choses vont changer", a brièvement dit M. Kast à la presse avant son investiture.
L'arrivée au pouvoir du dirigeant d'extrême droite inscrit le Chili dans la vague de gouvernements conservateurs en Amérique latine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
Il représentera "une droite conservatrice comme on n'en a pas connu depuis le retour à la démocratie", affirme Rodrigo Arellano, analyste politique à l'Université privée du Développement de Santiago.
M. Kast, 60 ans, qui succède au président de gauche Gabriel Boric, s'était largement imposé lors de la présidentielle en décembre sur la promesse d'éradiquer la délinquance et de lutter contre l'immigration irrégulière.
Même si les crimes violents ont augmenté au cours de la dernière décennie, le Chili reste l'un des pays les plus sûrs d'Amérique latine avec un taux d'homicides en 2025 de 5,4 pour 100.000 habitants.
Le thème de l'insécurité a pourtant dominé la campagne présidentielle. Lors de ses discours, M. Kast est apparu derrière une vitre blindée, assurant que le Chili "tomb(ait) en lambeaux".
- "Urgence nationale" -
"Les grands problèmes qui affectent le pays n'ont pas de solution rapide. Kast devra trouver le moyen d'empêcher que les attentes ne se retournent contre lui", estime Rodrigo Arellano.
Le nouveau président assure que son gouvernement fera face à "une urgence nationale".
Parmi les nommés figurent deux ex-avocats de l'ancien dictateur Pinochet, mort en 2006 alors qu'il était accusé de graves violations des droits humains, et une militante anti-avortement qui prendra la tête du ministère de la Femme.
Ces nominations ont suscité l'indignation de l'opposition. Bien que la droite soit en position de force au Parlement, elle nécessite quelques voix du centre gauche pour mettre en œuvre certaines de ses promesses électorales.
Il s'agit d'une équipe "avec très peu d'expérience en négociation et en gestion politique" qui "peut lui causer des problèmes avec le Parlement", commente le politologue Alejandro Olivares, analyste à l'Université du Chili.
José Antonio Kast a mis fin la semaine dernière à la longue tradition de passation cordiale du pouvoir, en déclarant le processus de transition clos.
M. Kast accusait son prédécesseur d'avoir caché des informations sur un projet de câble sous-marin de fibre optique censé relier le pays à la Chine, vivement critiqué par les Etats-Unis pour des raisons de sécurité régionale.
Si les échanges ont finalement repris, cet épisode a donné le ton pour le début de sa présidence.
José Antonio Kast avait pourtant évité les polémiques durant sa campagne, éludant les questions sur son admiration connue pour Pinochet et sur son rejet catégorique de l'avortement.
Il n'a pas épargné en revanche les migrants sans papiers vivant au Chili, en majorité des Vénézuéliens.
"La campagne a été très injuste et xénophobe. Tous les migrants ont été mis dans le même panier alors que la grande majorité d'entre nous fait les choses correctement", déplore Stefanny Romero, une blanchisseuse vénézuélienne de 34 ans.
M. Kast n'a pas donné de détails sur la manière dont il expulserait près de 340.000 personnes sans papiers, ni sur sa promesse de réduire les dépenses publiques de 6 milliards de dollars sans supprimer les aides sociales.