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Israël a affirmé mercredi avoir tué une nouvelle figure du pouvoir iranien, le ministre du Renseignement Esmaïl Khatib, et donné carte blanche à son armée pour abattre tout haut responsable de la République islamique dans sa ligne de mire.
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Le gouvernement de Benjamin Netanyahu poursuit, avec son allié américain, sa stratégie de décapitation des autorités iraniennes, au 19e jour d'une guerre qui embrase le Moyen-Orient, déstabilise le Liban et paralyse la production et le transport des hydrocarbures de la région.
Esmaïl Khatib "a lui aussi été éliminé la nuit dernière", a affirmé mercredi le ministre israélien des Affaires étrangères Israël Katz.
"Il était à la tête de l'appareil interne du régime en charge des assassinats et de la répression en Iran, ainsi que de la promotion des menaces extérieures", a-t-il ajouté, prévenant que les frappes israéliennes en Iran montait "d'un cran".
Le gouvernement, a-t-il conclu, a "autorisé l'armée à éliminer tout haut responsable iranien" pouvant être tué sans dommages collatéraux majeurs, "sans qu'une approbation supplémentaire soit nécessaire".
- Obsèques de Larijani -
Selon les médias iraniens, parmi les lieux touchés mercredi par les frappes figurent Téhéran, la province de Lorestan et la ville de Hamedan (ouest) ainsi que la zone de Fars (sud).
L'agence Tasnim a fait état de sept morts et 56 blessés "sur des zones résidentielles" à Doroud (Lorestan). L'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans des autorités.
Cette nouvelle perte lourde pour l'Iran intervient alors qu'il devait rendre un dernier hommage à Ali Larijani, puissant chef du Conseil suprême de sécurité nationale, dont la mort dans une frappe israélienne a été confirmée la veille.
Ses obsèques doivent se tenir en même temps que celles du dirigeant de la force paramilitaire Bassidj, Gholamreza Soleimani, lui aussi abattu, et des plus de 80 militaires de la frégate coulée par les Etats-Unis il y a deux semaines, au large du Sri Lanka.
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a promis sur X un conflit aux "répercussions mondiales (...), sans distinction de richesse, de croyance ou de race", aux antipodes du président américain Donald Trump, qui évoque régulièrement un conflit court.
- "Inverser le rapport de force" -
En attendant, la liste des dirigeants iraniens qu'Etats-Unis et Israël ont tués ne cesse de s'allonger depuis le premier d'entre eux, le guide suprême Ali Khamenei, éliminé au premier jour de la guerre le 28 février.
Israël veut désarticuler l'architecture politico-sécuritaire du régime pour le faire vaciller sur ses bases", estime sur X David Khalfa, cofondateur du centre de recherches Atlantic Middle East Forum. Il s'agit "d'inverser le rapport de force entre régime et société iranienne, dans la perspective d'un après-guerre très incertain".
Mercredi, l'agence Mehr a diffusé des photos des cercueils d'Ali Larijani et de son fils. Et sa chaîne officielle Telegram montrait la main du dignitaire iranien reconnaissable à sa bague, recouverte de poussière dans les décombres.
L'armée israélienne a promis le même sort à Mojtaba Khamenei depuis qu'il a succédé à son père comme guide suprême il y a plus d'une semaine.
Mais ce dernier n'est pas apparu en public depuis. Des responsables américains et israéliens le disent "défiguré", d'autres blessé à la jambe. Donald Trump met en doute le seul fait qu'il soit vivant.
- Les Libanais "très résilients" -
Au Liban, Israël poursuit aussi son offensive contre le mouvement pro-iranien Hezbollah, avec la même volonté de faire tomber les hauts responsables.
Le directeur des programmes politiques de la télévision al-Manar, affiliée au groupe chiite, a été tué avec son épouse par une frappe israélienne au coeur de Beyrouth, selon la chaîne.
Plusieurs frappes avaient visé à l'aube des quartiers du centre de la capitale, dont des zones densément peuplées. Un bilan provisoire fait état d'au moins 12 morts et 41 blessés.
Les images retransmises en direct par l'AFP ont montré des panaches de fumée sur la capitale, après une attaque près du front de mer, où des déplacés dormaient dans leurs voitures, selon un correspondant de l'AFP.
L'armée israélienne a aussi annoncé avoir frappé "des cibles terroristes du Hezbollah" dans la région de Tyr (sud), cité classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
"Dans le sud, on est très résilient, on est habitué aux bombardements", assure à l'AFP Mustapha Khairallah, réfugié à Saïda. Mais "ils visent de plus en plus les civils. J'ai été obligé de partir", conclut le vieillard juché sur deux cannes, alors qu'une explosion retentit.
- "Plus besoin de l'Otan" -
Mais l'enjeu économique mondial de la guerre se joue dans le Golfe, où les installations pétrolières et gazières essuient au quotidien des frappes iraniennes.
Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar et Koweit ont fait état mercredi de projectiles tombés près de bases abritant des soldats américains, ou interceptés alors qu'ils visaient des zones civiles et industrielles.
Les Etats-Unis ont de leur côté ciblé des sites iraniens de missiles près du stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième du commerce mondial de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié (GNL).
Donald Trump a pour autant renoncé à exiger de ses alliés une aide militaire pour sécuriser le détroit, après plusieurs refus cinglants.
"Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. NOUS N'EN AVONS JAMAIS EU BESOIN", a-t-il écrit sur son réseau Truth social.
Au moins quatre fortes explosions ont été entendues à Erbil, au Kurdistan autonome (nord), selon des journalistes de l'AFP, des groupes armés pro-iraniens enchaînant les attaques de drone contre militaires et intérêts américains.