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L'armée israélienne a de nouveau frappé samedi des quartiers de Tyr et ses environs, après un appel à évacuer quatre secteurs de cette ville du sud du Liban, où de précédents raids ont endommagé un hôpital, selon l'Agence nationale d'information (Ani).
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Selon l’Ani (officielle), elle a frappé trois immeubles dont elle avait ordonné l'évacuation.
Un immeuble de cinq étages a été à moitié détruit, et un autre de 11 étages s'est effondré, selon un correspondant de l'AFP.
Quelque 20.000 personnes, dont environ 15.000 déplacés des villages voisins, se trouvent encore à Tyr, malgré les ordres israéliens répétés d'évacuation, qui ont jeté sur les routes des dizaines de milliers de personnes.
Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars lorsque le Hezbollah pro-iranien a tiré des roquettes sur Israël pour venger l'attaque américano-israélienne qui a tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei.
Israël pilonne depuis le pays, disant viser le mouvement islamiste, et a entamé une invasion terrestre dans le sud. Ses opérations ont tué 1.368 personnes, dont 125 enfants, selon le dernier bilan officiel, et fait plus d'un million de déplacés.
- 11 blessés et hôpital endommagé -
Plus tôt dans la journée, deux frappes ont quasi-détruit deux bâtiments situés à proximité de l'hôpital italo-libanais, dans le secteur d'Al-Houch, selon un correspondant de l'AFP qui a vu des débris jonchant les rues, une voiture calcinée et de la fumée s'élever des édifices touchés.
Ces bombardements israéliens ont fait 11 blessés, dont trois secouristes, et endommagé l'établissement hospitalier, a annoncé le ministère de la Santé.
Des vitres ont été brisées et des faux plafonds se sont effondrés alors que des médecins dispensaient des soins, a indiqué la direction de l'hôpital.
Le port de Tyr a aussi été ciblé. Une frappe a touché un bateau de tourisme dans lequel une personne dormait, et des bateaux de pêche ont été endommagés, selon le correspondant de l'AFP.
Plus à l'est, à Baraachit, une frappe a détruit la mosquée de la ville, a indiqué l'Ani.
- Ponts détruits -
A l'aube, plusieurs frappes israéliennes ont aussi visé la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, a constaté un journaliste de l'AFP.
L'armée israélienne a assuré avoir frappé des "centres de commandements" de la section libanaise de la Force Qods - chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens - et avoir ciblé "deux quartiers généraux du Jihad islamique palestinien".
Elle a aussi de nouveau bombardé le pont qui relie Sohmor à Machghara, sur le fleuve Litani dans la Békaa (est), qu'elle avait visé vendredi soir, après un avertissement, disant vouloir empêcher "le transfert de renforts et d'armes" au Hezbollah.
L'armée a déjà détruit cinq ponts enjambant le Litani, dans le sud, à 30 km au nord de la frontière avec Israël, afin de couper la zone du reste du Liban, selon des experts militaires.
Dans la localité méridionale de Chebaa, les troupes israéliennes ont enlevé un habitant à son domicile dans la nuit, a également indiqué l'Agence officielle Ani, sans précisions sur son sort.
Selon l'Ani, il s'agit du troisième enlèvement de ce type depuis le 2 mars.
Le Hezbollah a de son côté revendiqué avoir ciblé des villes frontalières du nord d'Israël, notamment Kiryat Shmona et Misgav Am, et des positions israéliennes au Liban.
Prise en étau dans le sud du pays, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) avait annoncé vendredi que trois Casques bleus avaient été blessés, dont deux grièvement, dans une explosion d'origine inconnue.
L'Indonésie a dénoncé une "attaque inacceptable", après que la représentation de l'ONU à Jakarta a confirmé que les blessés étaient Indonésiens.
Une source sécuritaire de l'ONU a de son côté indiqué à l'AFP samedi que l'armée israélienne avait détruit en 24 heures 17 caméras de surveillance du quartier général de la Finul à Naqoura.