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La police péruvienne et des enquêteurs sont intervenus dimanche au siège de l'autorité électorale (ONPE) après l'échec de l'ouverture de 15 bureaux de vote, dans une présidentielle marquée par l'insécurité et une profonde défiance envers les institutions.
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Des agents de la police anticorruption et des enquêteurs "mènent des opérations à l'ONPE, ainsi qu'au sein de l'entreprise" chargée de distribuer les bulletins de vote, les urnes et autres matériels électoraux, a annoncé la police.
"Ils n'ont pas réussi à livrer le matériel électoral à 15 bureaux de vote à Lima", a déclaré Piero Corvetto, chef de l'ONPE. Ces centres sont restés fermés, privant plus de 60.000 électeurs de vote, selon l'organisme.
Les autorités électorales ont annoncé que les bureaux de vote fermeraient une heure plus tard que prévu, soit à 18H00 (23H00 GMT).
Des journalistes de l'AFP ont vu des policiers autour du bâtiment, tandis que des manifestants se rassemblaient. L'un d'eux brandissait une pancarte appelant à la démission de Piero Corvetto.
Le scrutin, marqué par un nombre record de 35 candidats, se déroule dans un contexte de flambée de la criminalité et de rejet de la classe politique.
Aucun des candidats ne dépassait 15% d'intentions de vote dans les derniers sondages, rendant un second tour le 7 juin quasi inévitable.
"Nous choisissons notre candidat à la présidentielle, mais on sait que ce sera pour un temps limité et que le Congrès finira par le destituer", a dit à l'AFP Rocio del Rio, 57 ans, après avoir voté dans un district populaire de Lima. "Nous ne faisons que choisir un président marionnette du Congrès".
Le Pérou a connu huit présidents depuis 2016, dont la moitié destitués. La classe politique est discréditée par des scandales de corruption à répétition. Quatre anciens chefs d'Etat sont emprisonnés.
- "Tout va très mal" -
Selon la radio RPP, au moins 252 candidats ont fait l'objet de condamnations pénales, tandis que plus de 90% des Péruviens disent avoir "peu" ou "aucune confiance" dans leurs institutions, selon Latinobarometro.
Les candidats conservateurs dominaient les derniers sondages, suggérant un possible basculement à droite.
Keiko Fujimori, 50 ans, candidate pour la quatrième fois, devançait de peu l'humoriste populiste Carlos Alvarez, 62 ans, l'ultraconservateur Rafael Lopez Aliaga, 65 ans, et le centriste Ricardo Belmont, 80 ans.
Des candidats de gauche pourraient créer la surprise, dont l'ancien ministre Roberto Sanchez, 57 ans, qui promet d'accorder sa grâce à l'ex-président emprisonné Pedro Castillo (2021‑2022), ainsi qu'Alfonso Lopez Chau et Jorge Nieto.
Le bulletin de vote, long de 44 cm, illustre la complexité du scrutin, au terme d'une campagne dominée par la lutte contre la criminalité.
"Tout va très mal (...) on part travailler sans savoir si l'on rentrera à la maison", témoigne Raul Cabana, un ouvrier de 45 ans.
Les homicides ont plus que doublé depuis 2018, atteignant environ 2.600 par an, tandis que les plaintes pour extorsion ont été multipliées par huit, selon la police.
La violence a fortement augmenté avec l'arrivée de groupes criminels transnationaux, actifs aux côtés des gangs locaux.
Les transports publics sont particulièrement touchés : selon la police, 75 chauffeurs ont été tués en 2025, principalement à Lima.
Face à l'insécurité, les candidats ont rivalisé de propositions radicales, allant de prisons dans la jungle au rétablissement de la peine de mort.
"J'agis d'abord et je demande l'autorisation ensuite", a lancé dans la matinée Rafael Lopez Aliaga, promettant expulsions et durcissement sécuritaire.
L'héritière de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), condamné pour corruption et crimes contre l'humanité, propose aussi d'expulser les migrants en situation irrégulière et de renforcer les liens avec les Etats-Unis. Dans un entretien à l'AFP, elle s'est engagée à "rétablir l'ordre" dès ses 100 premiers jours.
Le président de gauche par intérim, José Maria Balcazar, ne peut se présenter au scrutin.