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Le pape Léon XIV a été accueilli dans la ferveur populaire mercredi au Cameroun pour une visite de trois jours, où il doit délivrer un message de paix dans la partie anglophone, déchirée par un conflit meurtrier depuis près de dix ans.
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Le pape américain est arrivé dans la capitale Yaoundé en provenance d’Algérie, où son début de tournée a été en partie éclipsé par un double attentat suicide à une quarantaine de kilomètres d'Alger et une diatribe de Donald Trump à son encontre, qui l'a notamment accusé d'être "nul en politique étrangère".
"Ça fait tellement de bien que le pape vienne nous voir car il y a tellement de problèmes dans ce pays", a confié à l'AFP Hélène Ebogo, 19 ans, qui a attendu le souverain pontife à l'aéroport.
Dans la capitale de ce pays multiconfessionnel à majorité chrétienne, le pape doit rencontrer dans l'après-midi le président Paul Biya, 93 ans, doyen des chefs d'Etat dans le monde, et prononcer un discours devant les autorités au palais présidentiel.
"On espère, dès qu’il va fouler le sol du Cameroun, que la guerre s’arrêtera", a confié à l'AFP Bénédicte Bélinka, vêtue d'un pagne à l'effigie du pape.
Tatah Mbuy, prêtre à Bamenda, voit dans cette visite - la première d'un pape depuis celle de Benoît XVI en 2009 - "une occasion en or. Chaque Camerounais espère que le pape vient prêcher la paix". Il compte tout faire pour rejoindre Bamenda avant jeudi, où le pape célébrera une messe très attendue.
Bamenda est l'épicentre des violences dans le nord-ouest anglophone entre forces gouvernementales et groupes séparatistes qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés depuis près d'une décennie.
Dans ce pays d'Afrique centrale où environ 37% des quelque 30 millions d'habitants sont catholiques, l'Eglise joue un rôle de médiation et gère un vaste réseau d'hôpitaux, écoles et œuvres caritatives - un levier d'influence que le Saint Siège souhaite consolider.
- Trêve de trois jours -
Certains fidèles ont toutefois dit redouter que cette visite ne serve à polir l'image du chef de l’État, au pouvoir depuis 1982 et réélu en octobre à l'issue d'un scrutin contesté et émaillé de manifestations réprimées dans le sang.
Léon XIV, âgé de 70 ans, visitera ensuite un orphelinat catholique avant une rencontre privée avec les évêques du pays.
Lundi, des groupes séparatistes ont annoncé une trêve de trois jours dans le nord, où vit près de 20% de la population, pour permettre d'accueillir le pape en toute sécurité.
A la suite de manifestations pacifiques violemment réprimées est né en 2017 un conflit opposant des indépendantistes, qui proclament la "République d'Ambazonie", au gouvernement de Yaoundé.
Pris en étau, les civils sont devenus la cible d'extorsions, de violences, d'enlèvements contre rançon et d'assassinats. Au moins 6.000 d'entre eux sont morts depuis 2016, selon l'ONU.
Léon XIV prononcera un discours et célèbrera une messe à l'aéroport de la ville, rénové pour l'occasion.
- "Solution pacifique" -
"La venue du pape va adoucir le cœur des extrémistes pour que nous puissions trouver un terrain d'entente (…) et aboutir à une solution pacifique", espère Andrew Fuanya Nkea, archevêque de Bamenda et président de la conférence épiscopale du Cameroun.
Le pape se rendra vendredi dans la capitale économique, Douala, et y célèbrera dans un stade une messe à laquelle des centaines de milliers de fidèles sont attendus. Puis il rencontrera des acteurs du monde du travail, dans cette ville qui a été un théâtre majeur de la crise post-électorale d'octobre.
"Nous vivons une sorte de crise. Beaucoup de gens souffrent, beaucoup de gens n'ont plus de travail", a déploré jeudi Samuel Kleda, l'archevêque de Douala. "C'est l'occasion pour nous de montrer, en recevant le pape, que nous sommes capables de transformer notre pays."
Le chef des 1,4 milliard de catholiques poursuivra ce périple africain de 18.000 km à la cadence effrénée en Angola et en Guinée équatoriale jusqu'au 23 avril.